Fous d'Hervé - Correspondance autour d'Hervé Guibert. Correspondance autour d'Hervé Guibert
Genon Arnaud
PU LYON
15,00 €
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EAN :9782729713898
Arnaud Genon, spécialiste reconnu d'Hervé Guibert, propose ici une manière inédite d'aborder l'oeuvre de cet écrivain, photographe et vidéaste, ayant fait de sa vie (et de sa mort en 1991) la matière de ses livres. Hanté par ce personnage séduisant et subversif, Arnaud Genon constate qu'il reste peu à dire d'une vie déjà écrite et dévoilée, alors que l'oeuvre de Guibert constitue un riche champ d'investigation. Et comme il semble difficile de cerner seul une telle oeuvre, cet ouvrage propose de multiplier les voix de ceux qu'aimait Hervé Guibert, de faire parler ceux qui l'ont aimé, ceux qui l'aiment encore, parfois sans l'avoir jamais rencontré. C'est ainsi qu'à travers 24 lettres adressées par Arnaud Genon à son épouse, ses amants, ses amis, ses admirateurs, et les réponses reçues de ces derniers, émerge un portrait kaléidoscopique d'Hervé Guibert. La compréhension de son oeuvre s'en trouve élargie. Dans un même mouvement, des sources inédites sont livrées aux études guibertiennes.
Date de parution
08/09/2022
Poids
254g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782729713898
Titre
Fous d'Hervé - Correspondance autour d'Hervé Guibert. Correspondance autour d'Hervé Guibert
Auteur
Genon Arnaud
Editeur
PU LYON
Largeur
140
Poids
254
Date de parution
20220908
Nombre de pages
0,00 €
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L'œuvre d'Hervé Guibert (1955-1991) est le lieu de nombreuses tensions. Elle forme un ensemble cohérent où circulent, de manière fluide, les multiples identités du sujet, les personnages, les thématiques et paraît parfois s'auto-engendrer à la lecture de son journal intime, Le Mausolée des amants, publié de manière posthume en 2001. Mais, en même temps, le corpus guibertien dialogue constamment avec les écrivains ou intellectuels admirés tels que Roland Barthes, Michel Foucault ou Thomas Bernhard. Cette question de l'altérité se manifeste aussi dans le rapport à soi : le genre autofictionnel est révélateur d'une fracture autobiographique liée à l'apparition du virus du sida qui provoque chez le sujet guibertien une crise identitaire s'accentuant dans les dernières productions de l'auteur. Voulant poursuivre l'écriture d'un moi morcelé, Guibert est amené à passer de l'autre côté des miroirs (autofictions, photographies, film) afin de se recréer, de s' inventer dans un espace littéraire affranchi du pacte autobiographique traditionnel. L'ensemble de cette étude révèle la présence dans l'écriture guibertienne d'une esthétique postmoderne à travers le recours aux procédés intertextuels, par l'intermédiaire du mélange des genres et du genre de l'autofiction considéré comme variante postmoderne de l'autobiographie, ainsi que par la fragmentation puis l'éclatement du sujet pris dans une tension entre, d'une part la volonté de se dire et, d'autre part, l'impossibilité d'y parvenir
Résumé : Un matin, le narrateur ressent ennui et lassitude à surfer sur la vague molle des réseaux sociaux. Il décide subitement d'une abstinence totale en la matière, pendant un mois minimum. Les instants habituellement passés à faire défiler le fil d'actualité de ses amis seront désormais consacrés à l'écriture de ce qui arrive à quiconque quitte ce monde virtuel. Il rapporte alors, dans ces notes qui se substituent à ses posts, quelques-unes de ses expériences dans cet autre univers et se livre à une réflexion - amusée et désabusée - sur ce que signifie vivre sans amis.
Le narrateur se décide, plus de trente ans après la mort de sa mère, à se rendre sur les lieux où ses cendres ont été dispersées. Du Pays basque, il se dirige à moto, accompagné de son père, vers la vallée du Marcadau, dans les Hautes-Pyrénées. Les paysages et les années défilent. Mais que peut restituer un voyage vers l'absence ?
Résumé : On a souvent réduit l'?uvre d'Hervé Guibert à sa seule trilogie du sida dans laquelle le narrateur se fait l'observateur de lui-même et des conséquences sur son corps de la lente progression du virus. Si l'auteur de "À l'ami qui ne m´a pas sauvé la vie" est incontestablement un écrivain du " je ", il faut remarquer que ce " je " se joue souvent de lui-même et de ses lecteurs, se dit et se dérobe, s'affirme et se cache, disparaît parfois aussi. Le genre littéraire est toujours chez lui l'objet d'un questionnement ou d'une remise en cause. Dans "Roman, journal, autofiction : Hervé Guibert" en ses genres, Arnaud Genon étudie en quoi l´exploration des limites des genres établis et l'impertinence de Guibert à leur égard devient un moyen de déstabiliser la représentation classique du moi et d'interroger le sujet et son identité.