
J'ai vu la misère. Récit d'une Amérique en crise
L'Amérique de 1934 est plongée dans la Grande Dépression. Souhaitant réunir un autre type d'informations que celles récoltées par les fonctionnaires de l'administration, Harry Hopkins, proche de Roosevelt et directeur de la FERA (Federal Emergency Relief Administration) constitue une équipe de seize " enquêteurs ", composée pour l'essentiel d'écrivains et de journalistes, et confie à chacun d'entre eux une région du pays particulièrement touchée par la crise. Martha Gellhorn, la plus jeune du groupe, est envoyée en Caroline du Nord, dans les villes ruinées par la fermeture des usines textiles. Des semaines durant, confrontée à la misère et au désespoir de la population, elle accumule des dizaines d'interviews, visite villes et bidonvilles, enregistre tout ce qu'elle voit et tout ce qu'on lui raconte. La matière de ses rapports pour la FERA nourrit quatre novellas réunies sous le titre anglais de The Trouble I've Seen, emprunté au célèbre negro-spiritual éponyme. Martha y suit le destin de cinq personnages, à l'existence brisée par la crise : Mme Maddison, admiratrice du président Roosevelt, prend part à un programme de réhabilitation rurale contre l'avis de ses enfants ; Joe et Pete, ouvriers et syndicalistes, perdent leur emploi après avoir participé à une grève visant à améliorer les conditions de travail ; Jim, jeune homme ayant fini par trouver un poste, en vient à voler son employeur afin que la femme qu'il aime et lui puissent être convenablement vêtus lors de leur mariage ; Ruby, une petite fille de onze ans, rejoint un groupe de jeunes prostituées dans le seul but de s'acheter des bonbons et des patins à roulettes. Le livre appartient au rayon de la fiction, mais son contenu, tout ce qui en fait la chair, relève du reportage. Il parut en 1936 aux Etats-Unis et en Angleterre, et fut salué par une critique élogieuse. " Je tiens Martha Gellhorn pour un écrivain véritablement remarquable ", écrit H. G. Wells dans la préface.
| Nombre de pages | 357 |
|---|---|
| Date de parution | 24/05/2017 |
| Poids | 480g |
| Largeur | 143mm |
| EAN | 9782373850611 |
|---|---|
| Titre | J'ai vu la misère. Récit d'une Amérique en crise |
| Auteur | Gellhorn Martha ; Kravetz Marc ; Wells Herbert Geo |
| Editeur | SONNEUR |
| Largeur | 143 |
| Poids | 480 |
| Date de parution | 20170524 |
| Nombre de pages | 357,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Mes saisons en enfer. Cinq voyages cauchemardesques
Gellhorn Martha ; Fauquemberg David ; Kravetz MarcRésumé : Déployant une joyeuse fureur et une élégante ironie, l'illustre correspondante de guerre américaine Martha Gellhorn raconte ses cinq pires épopées autour du monde. On se réjouit de la suivre dans ses tribulations, tout en se félicitant - souvent - de ne pas être de l'aventure.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Le monde sur le vif
Gellhorn Martha ; Kravetz Marc ; Fauquemberg DavidCe livre est un recueil d'articles écrits sur une période de six décennies : mes reportages en temps de paix. Comprenez par là que les pays qui leur servent de décor étaient en paix au moment où je les ai rédigés ? même si, plus globalement, on était loin de la paix sur Terre." Dans Le Monde sur le vif, l'illustre reporter de guerre que fut Martha Gellhorn (1908-1998) s'éloigne du front des années 1930 aux années 1980, elle mêle sa vision personnelle de l'histoire aux événements dont elle a été le brillant témoin, toujours aux premières loges. Une scène de lynchage dans le Sud des Etats-Unis, l'Amérique au temps de la Grande Dépression, l'Angleterre se préparant à la Seconde Guerre mondiale, le procès d'Eichmann, le portrait d'une Vietcong, l'Espagne après la mort de Franco, un plaidoyer contre la torture au Salvador... Les sujets abordés par Martha Gellhorn sont aussi vastes et divers que le furent sa curiosité et sa carrière.Sur commandeCOMMANDER27,50 € -

La guerre de face
Gellhorn Martha ; Guglielmina PierreRésumé : C'est l'une des plus célèbres reporters de guerre. Martha Gellhorn découvre la fureur des combats en 1937 sur le front espagnol, qu'elle est partie couvrir avec son mari, Ernest Hemingway. N'étant pas autorisée, en tant que femme, à accompagner des unités de combat, elle invente un nouveau style de reportage qui semble parfaitement en phase avec l'évolution de la guerre moderne en Espagne. Les populations civiles devenant des objectifs militaires, Gellhorn concentre toute son attention sur les effets du conflit plutôt que sur ses causes et ses opérations. Le facteur humain, le sort de l'individu broyé par la machine de guerre, la vie quotidienne des femmes et des enfants, le destin tragique des blessés sont au centre de tous ses reportages. La dimension idéologique des conflits l'intéresse moins que l'expérience vécue des victimes et des acteurs réels de la guerre. Après la Deuxième Guerre mondiale, elle a suivi la plupart des conflits armés sur cinq continents et dans plus de cinquante pays différents. Elle est une des rares femmes écrivains au XXe siècle à avoir manifesté un intérêt aussi constant et intense pour la guerre, même si son activité littéraire a couvert bien d'autres domaines.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER25,90 € -

Quel temps fait-il en Afrique ?
Gellhorn Martha ; Charyn Jerome ; Richard CatherinCe fut alors que tout bascula. Paul Nbaigu ne la désira pas moins, mais à ses yeux, elle devint l'ennemi, comme tous les Blancs, celle qui, au fond, méprisait son pays, son peuple et donc le méprisait lui et ses espoirs. Aux yeux de Jane, ils n'étaient que des domestiques, des gens sans visage, voués à obéir aux ordres. Elle allait lui obéir à lui, décida-t-il, manger la poussière et aimer ça, et elle finirait par supplier qu'il lui pardonne d'avoir insulté son pays." Quel temps fait-il en Afrique? rassemble trois histoires qui se passent au Kenya, après l'indépendance: La Montagne, La Mer, Les Hautes-Terres. Trois romans courts qui mettent en scène les relations entre les colons britanniques et les Kenyans. Martha Gellhorn ne dénonce pas mais propose une peinture très crue, parfois cruelle, des rapports humains dans cette société dont elle souligne les travers, souvent avec humour.Sur commandeCOMMANDER25,15 €
Du même éditeur
-

Moi, candidat
Twain Mark ; Malherbet EmmanuelOn s'attarde assez peu sur la dimension politique de l'?uvre de Mark Twain. C'est que dans ses récits les plus connus ? qu'on juge souvent et bien à tort destinés à la seule jeunesse ?, la réalité politique pourtant très présente n'est qu'un des éléments du propos. Twain a été tout au long de son existence particulièrement attentif aux souffrances et aux injustices engendrées par le colonialisme, le racisme, les discriminations sociales et ethniques, et il ne s'est pas privé d'en faire état, qu'il s'agisse des questions internes de la politique des Etats-Unis, de l'impérialisme et de la violence infligée par les colonisateurs quels qu'ils soient. On soulignera d'ailleurs que son engagement n'a pas été que de parole et qu'une part de son existence a été, également, militante. Un candidat à la présidence : quand un candidat se présente aux plus hautes fonctions de l'Etat s'engageant à rester fidèlement le salaud qu'il a toujours ? preuves à l'appui ? été. Candidat au poste de gouverneur : quand un homme de bien qui brigue un poste de gouverneur se métamorphose, sous l'effet de la presse ? et sans pouvoir rien faire ? en une sorte de monstre, concentré de toutes les tares et de toutes les bassesses humaines. Secrétaire particulier d'un sénateur : que reprocher à celui qui, obéissant scrupuleusement à son maître en politique, applique à la lettre ses instructions sans se donner la peine de les déguiser sous un minimum de rhétorique ? Tourner sa veste : comment comprendre que si tourner sa veste en politique fait d'un homme un reptile, la tourner par deux fois puisse vous transformer en un oiseau de paradis ? Oraison fictive pour un homme de parti : comment le refus de penser de ceux qui, volontairement, se font esclaves d'un parti, mène à la perte de sens.Sur commandeCOMMANDER6,50 € -

Prendre la parole
Jenni AlexisPour la première fois, Alexis Jenni dit avec une sincérité émouvante ce que la vie signifie pour lui : oser apprivoiser la parole lui, qui enfant, " fut muet, puis bègue, puis embarrassé ". Récit d'un apprentissage, d'un dépassement de soi ou hymne aux mots, et donc à la littérature ? Evidemment, le tout ensemble, intimement et magnifiquement lié. Pour la première fois, Alexis Jenni dit avec une sincérité émouvante ce que la vie signifie pour lui : oser apprivoiser la parole lui, qui enfant, " fut muet, puis bègue, puis embarrassé ". Le romancier et essayiste se donne tout entier à un jeu de cache-cache avec lui-même, dans une recherche non pas de la vérité mais de sa vérité. Dans une belle énergie, avec l'art de mettre en littérature les émotions les plus infimes, il fouille, creuse, se remémore, s'interroge, appelle d'autres à la rescousse, Camille Desmoulins, Sebastião Salgado, Alain Cuny ; aussi quelques écrivains, Denis Diderot, Valère Novarina, Marcel Proust. Il raconte la solitude, la honte, la douleur physique, le rouge aux joues et le souffle trop court jusqu'à l'étouffement. Il raconte l'inquiétude sinon l'angoisse de prendre la parole, de prendre place dans le monde des humains. Alexis Jenni lutte contre le silence et s'arme de désir : " L'écriture est la revanche des muets, des bègues et des maladroits ". L'écriture, pour lui synonyme de patience et de labeur, naît de la parole vivante. Elle est une vie commune, un partage.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER11,50 € -

De ce côté-ci de la mer
Testa Gianmaria ; De Luca Erri ; Valin DanièleErri De Luca dit de lui qu'il chante même quand il parle. Clin d'oeil amical entre compères. A lire De ce côté-ci de la mer, texte écrit à l'approche de la mort, on sait désormais que Gianmaria Testa chante aussi quand il écrit. Erri De Luca dit de lui qu'il chante même quand il parle. Clin d'oeil amical entre compères. A lire De ce côté-ci de la mer, texte écrit à l'approche de la mort, on sait désormais que Gianmaria Testa chante aussi quand il écrit. Alors qu'il se sait condamné et sans jamais y faire allusion, le chef de gare et auteur-compositeur-interprète ose le récit, une prose légère qui, comme la chanson, court de lèvres en lèvres et se fredonne au-delà des frontières. Gianmaria Testa se raconte au travers des autres, donne en partage des rencontres, paroles ou regards échangés, sonde quel- ques souvenirs d'enfance, le père, la mère, l'attachement à la terre et au labeur, ses racines. Mais l'homme du Piémont embrasse avant tout la Méditerranée, cette mer où depuis trop longtemps dérive et se meurt notre humanité. Le voici en compagnie d'hommes, de femmes, " oiseaux migrateurs " d'un genre très contemporain, contraints à l'exil, l'abandon, la mort. Pour eux, le chanteur réinvente des moments de dignité. Gianmaria Testa puise ses forces dans le sourire d'une femme, dans la lumière pétillante des yeux d'un gamin, et dans la radicalité d'une lecture. Il mate la mélancolie et cherche sans cesse sous le chaos du monde, la douceur et la beauté. L'amitié, il la vit pleinement, il recompose la loyauté et donne des ailes à la solidarité. Il fait de l'écriture une mélodie, et du silence, une réconciliation. Gianmaria Testa, voix grave enroulée de tendresse, chante l'espoir et nous invite à l'imaginer avec lui : " J'ai foi en l'humanité " écrit-il dans son dernier texte. Quatre mots tout bêtes, tout simples, qui, dans notre collection, claquent comme une bannière.Sur commandeCOMMANDER13,50 € -
Incognita incognita ou le plaisir de trouver ce qu'on ne cherchait pas
Forsyth Mark ; Vacca Paul ; Rio Marie-NoëlLes meilleures choses sont celles que vous n'auriez jamais su vouloir jusqu'à ce que vous les ayez. Internet prend vos désirs et vous les recrache, consommés. Vous lancez une recherche, vous entrez les mots que vous connaissez, les choses que vous avez déjà à l'esprit, et Internet vous crache un livre, une image ou une notice Wikipédia. Mais c'est tout. C'est ailleurs qu'il faut chercher ce qu'on ne sait pas ne pas savoir ". Que se passerait-il si nous éliminions de notre vie toute irruption du hasard, de la chance et de l'inconnu ? Il y a fort à parier que nous sombrerions dans l'ennui le plus épais. Nous croyons maîtriser la réalité via internet, les librairies en ligne et les sites de rencontre - mais sans le hasard, la chance et l'inconnu, pas de Juliette pour Roméo, pas de livres bouleversants dont nous ignorions l'existence !Sur commandeCOMMANDER5,50 €
De la même catégorie
-

La conquête des Amériques. Amérindiens et conquérants au XVIe siècle
Wallerick Grégory ; Grevet RenéRésumé : L'année 1492 sonne comme une date majeure dans l'histoire du monde : la rencontre entre l'Europe et le continent américain, sous la bannière dressée par Christophe Colomb. C'est aussi la première mondialisation, c'est-à-dire la possibilité de considérer l'ensemble des terres dans le monde. De ce contact, deux conséquences sont directement appréciées. Le premier retentissement concerne la découverte, pour les Européens, de différents peuples qui semblent vierges de civilisation et de religion. Ces populations constituent autant de brebis égarées à convertir dans la foi catholique, alors que la menace musulmane se fait pressante et les dissensions au sein du christianisme augmentent. La seconde conséquence est l'extension de l'Ancien Monde. Les royaumes d'Espagne et du Portugal sont les premiers à être autorisés, par le pape, à s'installer dans les espaces américains. D'autres grandes puissances européennes, comme les royaumes de France et d'Angleterre et, plus tard, la République des Provinces-Unies, cherchent, au cours du XVIe siècle, à s'implanter dans le Nouveau-Monde, de manière éphémère ou durable. Ce livre retrace les conséquences de cette rencontre, notamment la manière dont les Européens parviennent à s'implanter, parfois après de vaines tentatives, sur un espace de convoitises et de rivalités. Le siècle de la conquête et de l'appropriation des Amériques bouleverse profondément les deux protagonistes, l'Ancien et le Nouveau-Monde. La vision de la conquête à la fin de ce siècle contribue à créer une image persistante des nations conquérantes.Sur commandeCOMMANDER24,50 € -
Histoire de la conquête du Mexique. Tome 1, La découverte de l'empire aztèque
Prescott WilliamL'historien américain William H. Prescott fait revivre la conquête foudroyante de l'empire aztèque par Hernando Cortés au début du XVIe siècle en un récit qui dépasse tout ce que les romanciers auraient pu inventer. En 1519, une petite armée espagnole débarque au Mexique. Aidés par une Indienne qui devient leur interprète et la maîtresse de Cortés, ces hommes arrivent à exploiter les dissensions entre les tribus. En quelques semaines, la capitale est prise et l'empire de Montezuma est défait... Les Aztèques, persuadés que les Espagnols sont des êtres surnaturels, descendants du dieu Quetzalcoatl, sont en partie sous leur emprise. Mais ils se soulèveront à plusieurs reprises contre leurs colonisateurs... Faisant preuve d'une érudition sans faille, William H. Prescott fut le premier historien à reconnaître le génie propre des civilisations précolombiennes. Cent cinquante ans après, son oeuvre continue à faire référence. Ce premier tome dépeint la découverte de l'empire aztèque jusqu'en 1547.Sur commandeCOMMANDER12,45 € -

Histoire militaire de la Louisiane française et des guerres indiennes. 1682-1804
Lugan BernardVingt-et-un des actuels Etats des Etats-Unis d'Amérique composaient en totalité ou en partie la Louisiane française laquelle occupait les immensités comprises entre le Canada au nord et le golfe du Mexique au sud. Ce fut à partir de la Louisiane que s'opéra la première conquête de l'Ouest. Elle fut française et précéda de presque deux siècles la ruée américaine vers les Montagnes Rocheuses. Coureurs des bois, missionnaires et militaires offrirent ces espaces infinis au roi de France qui leur donna son nom. Parmi ces intrépides pionniers, officiers et soldats oubliés durant des années, parfois des décennies, dans de petits postes perdus, inventèrent cette méthode coloniale française si originale, faite de la "parcelle d'amour" chère à Lyautey, alliée à l'adaptabilité imposée par un environnement hostile. Ayant réussi à constituer des alliances avec les tribus indiennes, ils résistèrent durant plus d'un siècle au rouleau compresseur anglais. Quasiment sans moyens, ces quelques dizaines d'hommes auraient en effet été balayés comme des fétus de paille s'ils n'avaient réussi à engager autour d'eux Chactas, Cherokees, Alibamons, Ouatouais et bien d'autres encore. Ils sont en quelque sorte les devanciers des "missionnaires au burnous bleu", ces officiers des Affaires indigènes, qui oeuvrèrent au Maroc. Ils sont les précurseurs de ces officiers et sous-officiers qui, en Indochine, servirent chez les Hmong ou parmi les Thaï. Comme eux, au bout de leur sacrifice et de leur aventure, se trouva l'abandon de ceux avec lesquels ils avaient combattu... C'est leur épopée qui est racontée dans ce livre.Sur commandeCOMMANDER22,00 € -

L'indépendance américaine 1763-1789
Kaspi AndréL'indépendance américaine a deux cents ans. Mais elle ne cesse pas d'inspirer, à travers toutes les vicissitudes, le rêve et le messianisme d'une nation qui veut être encore "le meilleur espoir du monde". Pragmatique et inspirée tout ensemble, la Révolution américaine est d'abord une prise de conscience collective : une communauté d'hommes définit et revendique ses droits contre l'arbitraire. Mémoires, lettres, journaux et actes officiels, rassemblés par André Kaspi, racontent la naissance d'une nation qui invente sa propre histoire. Mais ce retour aux sources doit aider à comprendre la sensibilité américaine d'aujourd'hui. Deux siècles après, l'esprit de 1776 souffle encore.Sur commandeCOMMANDER6,10 €
