Et puis un jour il y eut Chézery. C'était une grande écluse, de celle où huit péniches peuvent tenir. On venait de la passer et on s'était amarré à une dizaine d'autres bateaux pour passer la nuit . Florence et Laurent étaient en cabine. Et c'est la que quelque chose parla. C'était ce secret entre le canal et elle, quand ils étaient passés devant la Vierge de Monthois et le clocher de Chevigny. Florence s'immobilisa. C'était la même clarté, une formidable clarté qui renversait sa vie, la dénouait dans la joie, la remplissait du pur contentement d'être, sans faille, indéfectible bonheur, sans autre objet que sa propre perfection. Nous sommes sur les canaux du Nord, le long des grandes plaines, sous des ciels immenses. À bord de leur péniche, Alizé, Florence et Laurent forment un couple harmonieux. C'est du moins ce que croit Florence jusqu'au jour où elle découvre que son bonheur est menacé. Mais elle n'est pas femme à se laisser abattre ; armée de son seul courage et de sa foi en Dieu, elle contre-attaque. Seulement, à être trop manipulatrice, ne risque-t-elle pas de mettre en route une mécanique invisible qu'elle ne contrôlera plus ?Avec une attention minutieuse au rythme des saisons et à l'omniprésence de la nature, Jacques Gélat peint les aspirations contradictoires d'une femme écartelée entre l'amour de son mari, sa jalousie et sa ferveur spirituelle.
Nombre de pages
246
Date de parution
29/03/2007
Poids
307g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782715226043
Titre
La mécanique du mal
Auteur
Gélat Jacques
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
140
Poids
307
Date de parution
20070329
Nombre de pages
246,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans Paris, trouver l'Académie du Grand Billard Central s'apparente à l'impossible. Répertorié nulle part, ce club mythique est dissimulé derrière de hauts murs réputés introuvables. Pourtant, un jour, un jeune homme, beau comme un ange, les découvrira. Derrière eux il découvrira aussi, dans une salle somptueuse, une attachante société de joueurs. Mais ces derniers semblent subir silencieusement la loi impitoyable d'un homme : le patron. Mais quelle loi ? Et comment l'applique-t-il ? Et pourquoi ? Serait-ce, comme il le prétend, pour protéger son Académie qu'il considère comme l'un des derniers refuges de la beauté dans la ville encrassée et violente ? Serait-ce pour d'autres raisons, moins avouables ? Ainsi, sous le regard des joueurs, et à travers un suspense savamment mené, doublé d'une histoire qui n'est pas sans rappeler les contes philosophiques, va s'engager entre ce jeune homme et le patron du Central, une partie dont l'enjeu, autour d'un paradis perdu, pourrait bien être le pouvoir ou la liberté, le bien ou le mal, autant de choix que l'auteur laissera volontairement a l'appréciation du lecteur dans ce récit surréel, un rien métaphysique.
Un jour le narrateur, traducteur très consciencieux, remplace un point-virgule par une virgule. Il s'aperçoit de son erreur mais ne la corrige pas. Le voici sur une pente qui va le mener très loin. Dans les traductions suivantes, il change quelques détails ; l'éditeur n'y voit que du feu. Le traducteur glisse alors une phrase de son cru, puis plusieurs, apportant de nouvelles nuances aux ?uvres traduites ce qui le conduit - et quel traducteur n'en a pas rêvé ? - à écrire son propre roman, expérience qui va lui réserver bien des surprises...
Van Holl, propriétaire d'une galerie d'art, vient d'acquérir le tableau d'un petit maître du XVIIe hollandais, Emmanuel de Witte, surtout connu pour ses intérieurs d'église. Sonia, l'érudite beauté qui s'occupe de la galerie tombe, littéralement, amoureuse de la nouvelle toile qui représente deux guitaristes. Tout en étant fascinée par le tableau, Sonia a la sensation poignante qu'il s'agit d'un faux. D'où poursuite de l'erreur potentielle, traque de l'invisible faute de l'imitateur, qui engendreront le développement d'un sentiment de possession, Sonia ne supportant pas l'idée de devoir un jour vendre la toile. Manigances du marché de l'art et magie des faussaires forment la toile de fond de cette histoire insolite.
Ce livre présente la particularité de reproduire mot pour mot la première page du précédent roman de Jacques Gélat intitulé "Le Traducteur" (publié chez le même éditeur). Pourtant, à partir de cette situation parfaitement identique, tout devient différent. À qui la faute? Que s'est-il passé pour que, à partir du même point virgule, inconsciemment transformé en virgule, le monde bascule vers autre chose? Tours et détours de l'amour, artifices et vérité, la passion amoureuse s'amuse ici de notre traducteur qui, de déboires en délices, connaîtra un destin auquel même son maître Cupidon n'aurait pas pensé...
Pendant des années j'ai vécu dans un mythe. J'écrivais sur lui un texte sans cesse remis en chantier. Tout ce que je vivais y entrait, hommes, villes, livres, saisons en enfer, jouissances, colères, tout y passait, à la fois structure vitale et machine romanesque le mythe accueillait tout. Un jour, j'ai mis ce manuscrit de côté pour écrire d'autres romans : ils n'ont jamais fait que le crypter. Alors je suis revenue à cette matrice, redescendue dans le souterrain. Perséphone 2014, c'est un nouveau point d'intersection entre cette histoire (cette vieille histoire folle) et la mienne, entre l'archaïque et l'ultra-contemporain. Que se passe-t-il quand un mythe s'empare d'une vie ? Quand il la pulvérise en passions brutes, en événements élémentaires ? Ce que j'entends de Perséphone, de cette voix très ancienne, très chantante, c'est ça : le désir d'être matière, d'un moi chaviré et d'un monde à l'envers. Mais aussi : comment sortir de ce désir - revenir des Enfers ? D'ailleurs, faut-il en sortir ? Et où est l'enfer ? Du côté des racines, des somptueux ravages et des incendies muets ? Ou dans les règnes de surface, les formes lisses, les ordres licites, les rites institués ? Reprendre Perséphone, c'est continuer, obstinée, à interroger le secret qui noue ensemble, très serrées, la jouissance, la mort et l'écriture. " G. A.
Ces entretiens inédits ont précédé la chute du communisme dont Eugène Ionesco a eu avant d'autres la prémonition. Mais ils engagent le lecteur d'aujourd'hui bien au-delà de ce séisme politique. Les Ruptures de silence éclairent les limites de l'engagement politique pour les artistes et préviennent de nouvelles trahisons possibles. Elles annoncent aux clercs du troisième millénaire qu'il ne leur reste que la pauvreté de Job en fait d'idéologie et, partant, la liberté totale d'expression. Nos échanges ont eu lieu dans une "traversée du désert" du créateur qui le mettait dans un état de lucidité extrême. La force émotionnelle qui se dégage de son interrogation sur la condition humaine nous rend la voix de Ionesco présente et fraternelle. André Coutin.
Henri, huitième marquis de Breteuil, qui inspira le personnage du marquis de Breteuil à Marcel Proust, trouve tout naturellement sa place dans la collection du "Temps retrouvé". Mais avec lui, nous pénétrons dans la réalité d'un univers que l'écrivain ne connaissait que de l'extérieur. Nous sommes là au c?ur de la société aristocratique de "l'avant-siècle", dont on découvre les aspirations et la vie quotidienne. De cet important manuscrit, nous avons choisi d'éditer les années 1886-1889, marquées par l'affaire Boulanger qui mit en péril la fragile IIIe République. Par sa position sociale et son goût prononcé pour la politique, Henri de Breteuil dévoile les dessous d'un conflit au cours duquel s'affrontent républicains, bonapartistes et royalistes. Intime des petits-fils de Louis-Philippe, il souhaite une restauration monarchique, mais se rend compte que le général n'est pas l'homme providentiel espéré. Tout en suivant les rebondissements d'une crise de régime qui se déroule comme un excellent scénario, il brosse un tableau souvent mordant de la vie mondaine où têtes couronnées, princes, gentilshommes, grands bourgeois et hommes de pouvoir se croisent à la manière d'une comédie de m?urs.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...