Dans leur ouvrage, Le passé est un événement, Laurent Olivier et Mireille Séguy posaient cette question : "Quel sens le passé peut-il prendre pour le présent à partir duquel nous le percevons ? " Vaste question qui autorise une large palette de réponses. Peter Geimer, lui, s'est concentré sur les tentatives de recréer le passé par des images selon la chronologie suivante : peinture (en couleur), photographie (en noir et blanc) puis le film (en mouvement). Son essai sur cet enregistrement du passé débute avec la peintre d'histoire (Meissonier) et la peinture de panoramas ; le chapitre suivant aborde la photographie, procédé qui permet une autre possibilité de disposer du temps dont l'arrêt sur image est le plus ensorcelant ; le dernier chapitre traite du film qui vient ajouter à ce réservoir d'images une innovation capitale - la possibilité de leur redonner vie, de les animer. Grâce à une succession d'études de cas très bien choisis, Geimer s'empare des images du passé tout comme des images qui viennent du passé. Il déconstruit la formule fallacieuse du "100% archives" , explique comment certains acteurs fournissent des images du passé à une société et surtout nous met en garde sur les formes de témoignages visuels. Les vues historiques de Jérusalem qui ont été prises sur les lieux abandonnés de l'histoire biblique, la dernière image de Robert Capa, les images présentées dans l'exposition de 1995 sur les crimes de la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale ou encore les images d'archive utilisées par des artistes - toutes ces images sont comprises comme des formes autonomes de manifestations de l'histoire. Mais, l'appropriation du réel historique au moyen de l'image dépend clairement depuis quel moment nous regardons le passé.
Nombre de pages
295
Date de parution
17/11/2023
Poids
536g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782865891504
Titre
Les couleurs du passé
Auteur
Geimer Peter ; Torrent Jean
Editeur
MACULA
Largeur
160
Poids
536
Date de parution
20231117
Nombre de pages
295,00 €
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Mars 1977, Californie. Roman Polanski conduit une Mercedes le long de Mulholland Drive en direction de la maison de Jack Nicholson. Assise à côté de lui, une actrice en herbe, Samantha Geimer, treize ans. Tout le monde a eu un avis sur ce qui s'est passé ensuite. Pourtant, même si l'"affaire Polanski" a longtemps fait la une des journaux du monde entier, une grande partie de cette journée et "la fille" même qui se trouve au coeur de cette histoire restent un mystère. Qui était le prédateur? Qui était la proie? "La fille" était-elle une victime innocente ou une Lolita utilisée par sa mère? Comment le système judiciaire a-t-il pu négliger les deux parties concernées de manière aussi spectaculaire? Une fois que Polanski a fui les Etats-Unis, qu'est devenue l'adolescente à jamais associée à l'un des épisodes les plus sinistres d'Hollywood? Trente-cinq ans après les faits, Samantha Geimer, "la fille" de l'affaire Polanski, s'exprime enfin.
?Les avions décollent et les trains passent Dans l'âtre du jour qui s'efface. Du soleil le ciel se lasse, il le chasse donc dès la tombée des coeurs. Je trace, d'un trait frêle parmi les astres, Des souvenirs de nous qui n'existent pas. Des souvenirs d'un futur prochain. A nos regards s'offrent des nuées de platanes rouge sang et des rondes de dahlias. Mais de l'automne voisin nous serons les plus belles fleurs. Les avions se figent sur le tarmac et les trains sont retardés. Le fil du temps déraille et mes souvenirs ne naîtront jamais.?"
Ce livre raconte et interroge les pratiques qui se firent jour à la Salpêtrière, du temps de Charcot, autour de l'hystérie. A travers les procédures cliniques et expérimentales, à travers l'hypnose et les "présentations" de malades en crise (les célèbres "leçons du mardi"), on découvre l'espèce de théâtralité stupéfiante, excessive, du corps hystérique. On la découvre ici à travers les images photographiques qui nous en sont restées, celles des publications, aujourd'hui rarissimes, de l'Iconographie photographique de la Salpêtrière. Mais l'analyse de ces images révèle aussi l'acte de mise en scène dont les hystériques furent l'objet de la part des médecins. Charcot fut là un "artiste", mais dans quel sens? C'est à quoi ce livre introduit. Freud fut le témoin de tout cela, et son témoignage devint la confrontation d'une écoute toute nouvelle de l'hystérie avec ce spectacle de l'hystérie que Charcot mettait en oeuvre. Témoignage qui nous raconte les débuts de la psychanalyse sous l'angle du problème de l'image.
Véritable «usuel» dans les pays anglo-saxons (neuf éditions en langue anglaise), publié par la célèbre collection the Pelican History of Art (Penguin Books), «le Blunt» est le seul ouvrage à présenter dans un format maniable toute l'histoire de l'art français - architecture, sculpture, peinture - de la fin de l'époque gothique à la mort de Louis XIV.Ce livre nous décrit la conquête d'une hégémonie : pendant deux siècles, des Valois aux Bourbons, tous les responsables du pouvoir vont poursuivre méthodiquement le même objectif : faire de Paris, bientôt de Versailles, le centre de la civilisation européenne.La splendeur de Chambord et des châteaux de la Loire, la politique d'importation culturelle de François Ier, l'école de Fontainebleau, Henri IV et l'urbanisme parisien, l'apogée du classicisme, le magistère de Colbert et Le Brun font l'objet de descriptions entrêmement précises. Les analyses consacrées à Philibert de l'Orme, Primatice, Goujon, Pilon, Salomon de Brosse, Mansart, Le Vau, le long chapitre consacré aux Le Nain, à La Tour, Champaigne, Le Lorrain, et surtout Poussin, comptent parmi les points forts de l'ouvrage. Celui-ci est également précieux par l'abondance de ses notes, chaque nom propre s'accompagne de références bibliographiques constamment remises à jour.
Monographie: présentation organique (c´est-à-dire chronologique) de l´oeuvre dont l´architecture ne peut se comprendre qu´à la lumière de la sculpture.
Y a-t-il une personnalité distincte du créateur ? Célèbre ou marginal, quel rôle joue-t-il dans l'imaginaire de son temps ?. C'est à ces questions que répond le grand historien d'art Rudolf Wittkower dans une fresque foisonnante où s'agitent les violents (Cellini, Caravage), où meurent les suicidaires (Rosso, Borromini, où scandalisent les pervers (Sodoma), où délirent les paranoïaques (Messerschmidt), où manoeuvrent les habiles (Titien), où s'enflamment les amoureux (Fra Filippo Lippi, Raphaël).Nous voyons les peintres et sculpteurs les plus illustres prendre vie à travers les Correspondances, les Mémoires, les anecdotes, les minutes de procès, les témoignages de Vasari, Van Mander, Baldinucci, etc. - cependant que se transforme sous nos yeux la position sociale de l'artiste : domestique et artisan jusqu'au XVe siècle, le voici désormais sollicité, courtisé, parfois couvert d'or par les papes, les rois ou les empereurs.