Dans leur ouvrage, Le passé est un événement, Laurent Olivier et Mireille Séguy posaient cette question : "Quel sens le passé peut-il prendre pour le présent à partir duquel nous le percevons ? " Vaste question qui autorise une large palette de réponses. Peter Geimer, lui, s'est concentré sur les tentatives de recréer le passé par des images selon la chronologie suivante : peinture (en couleur), photographie (en noir et blanc) puis le film (en mouvement). Son essai sur cet enregistrement du passé débute avec la peintre d'histoire (Meissonier) et la peinture de panoramas ; le chapitre suivant aborde la photographie, procédé qui permet une autre possibilité de disposer du temps dont l'arrêt sur image est le plus ensorcelant ; le dernier chapitre traite du film qui vient ajouter à ce réservoir d'images une innovation capitale - la possibilité de leur redonner vie, de les animer. Grâce à une succession d'études de cas très bien choisis, Geimer s'empare des images du passé tout comme des images qui viennent du passé. Il déconstruit la formule fallacieuse du "100% archives" , explique comment certains acteurs fournissent des images du passé à une société et surtout nous met en garde sur les formes de témoignages visuels. Les vues historiques de Jérusalem qui ont été prises sur les lieux abandonnés de l'histoire biblique, la dernière image de Robert Capa, les images présentées dans l'exposition de 1995 sur les crimes de la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale ou encore les images d'archive utilisées par des artistes - toutes ces images sont comprises comme des formes autonomes de manifestations de l'histoire. Mais, l'appropriation du réel historique au moyen de l'image dépend clairement depuis quel moment nous regardons le passé.
Nombre de pages
295
Date de parution
17/11/2023
Poids
536g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782865891504
Titre
Les couleurs du passé
Auteur
Geimer Peter ; Torrent Jean
Editeur
MACULA
Largeur
160
Poids
536
Date de parution
20231117
Nombre de pages
295,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
« Aucun animal - on peut le dire sans exagération ? n'est pour l'homme [...] un compagnon aussi fidèle, en règle générale importun, et même dans certaines circonstances insupportables, que la mouche commune (musca domestica) [...]. Nous connaissons tous ses défauts, ses intrusions agaçantes, sa gourmandise et son besoin de tout salir ; personne ne saurait vanter une seule de ses qualités ». Voici comment, en 1877, Alfred Edmund Brehm décrit cet insecte parfaitement impopulaire, qui nous importune et nous dérange. Depuis l'Antiquité, une véritable littérature de condamnation s'est établie à l'encontre de ces insectes sans défense au point de les utiliser à contre-emploi pour désigner quelqu?un d'inoffensif : « Il ne ferait pas de mal à une mouche ! » Peter Geimer brosse une histoire culturelle de cet insecte apparemment superflu. Au fil des chapitres, le lecteur découvre l'étonnante richesse du monde des mouches tout comme l'agacement ou la répulsion qu'elles peuvent susciter chez l'humain. On découvre ainsi la fascination pour son appareil visuel (en particulier dans l'histoire du cinéma, de la télévision et de la photographie), son rôle central dans la recherche sur les gènes, en passant par ses différentes représentations picturales. Dans ce texte renseigné et plein d'humour, l'auteur écrit : « Le pouvoir des mouches se mesure à leur insouciance stoïque. » Depuis des siècles, cet insecte est l'objet d'attributions tout à la fois magiques, méprisantes et parfois haineuses. La force de cet ouvrage réside dans les différences d'échelles ? une toute petite bête peut engendrer un vrai carnage ? et les variations de tons ? charmantes gravures de différentes espèces, court-métrage réalisé du point de vue d'une mouche ou Vanités du XVIIe siècle.
Mars 1977, Californie. Roman Polanski conduit une Mercedes le long de Mulholland Drive en direction de la maison de Jack Nicholson. Assise à côté de lui, une actrice en herbe, Samantha Geimer, treize ans. Tout le monde a eu un avis sur ce qui s'est passé ensuite. Pourtant, même si l'"affaire Polanski" a longtemps fait la une des journaux du monde entier, une grande partie de cette journée et "la fille" même qui se trouve au coeur de cette histoire restent un mystère. Qui était le prédateur? Qui était la proie? "La fille" était-elle une victime innocente ou une Lolita utilisée par sa mère? Comment le système judiciaire a-t-il pu négliger les deux parties concernées de manière aussi spectaculaire? Une fois que Polanski a fui les Etats-Unis, qu'est devenue l'adolescente à jamais associée à l'un des épisodes les plus sinistres d'Hollywood? Trente-cinq ans après les faits, Samantha Geimer, "la fille" de l'affaire Polanski, s'exprime enfin.
?Les avions décollent et les trains passent Dans l'âtre du jour qui s'efface. Du soleil le ciel se lasse, il le chasse donc dès la tombée des coeurs. Je trace, d'un trait frêle parmi les astres, Des souvenirs de nous qui n'existent pas. Des souvenirs d'un futur prochain. A nos regards s'offrent des nuées de platanes rouge sang et des rondes de dahlias. Mais de l'automne voisin nous serons les plus belles fleurs. Les avions se figent sur le tarmac et les trains sont retardés. Le fil du temps déraille et mes souvenirs ne naîtront jamais.?"
Au cours de ces dernières années, l'Europe a été au centre d'événements socio-politiques qui ont dangereusement ravivé les spectres du « Vieux Continent », faisant ressortir une multiplicité de tensions qui remettent en question, une fois de plus, la dimension historique, géographique et administrative de cet espace aux multiples définitions. Le numéro 21 de Studiolo invite à actualiser la réflexion critique sur l'Europe dans les arts, en favorisant un dialogue transdisciplinaire ainsi qu'en privilégiant des lectures qui soulignent le caractère complexe et contradictoire d'un espace et d'un imaginaire en perpétuelle transformation. Studiolo est une revue annuelle d'histoire de l'art dédiée à la production artistique et la circulation des images entre l'Italie, la France, l'Europe et le Monde, de la Renaissance à nos jours. Elle constitue un espace ouvert aux recherches les plus actuelles qui occupent toutes les disciplines de l'histoire de l'art, tant dans ses objets que dans ses méthodes. Chaque livraison de la revue comporte un dossier thématique, des varia, une rubrique regards critiques consacrée à l'historiographie et, dans la rubrique histoire de l'art à la Villa Médicis, une actualité des activités du département d'histoire de l'art et des chantiers de restauration de l'Académie de France à Rome ? Villa Médicis. Enfin champ libre ouvre ses pages aux pensionnaires artistes de l'année en cours. Précédents numéros coédités avec les Éditions Macula : no 17, 2020-2021, dossier « Raphaël/Raffaello » no 18, 2021-2022, dossier « Indétermination » no 19, 2023-2024, dossier « La vie des oeuvres » no 20, 2025-2026, dossier « Atlas. Soutenir, soutenable »