Reconnue pour sa fonction de construction et de transmission des savoirs, l'université est interrogée par les dispositifs de validation des acquis. La VAE modifie les pratiques et les représentations des enseignants-chercheurs qui se voient attribuer une fonction nouvelle de reconnaissance des savoirs de l'expérience, et transforme l'identité professionnelle des personnels des services de formation continue. Dans cette logique, la validation des acquis peut se percevoir comme un vecteur potentiel de changement dans un contexte marqué par les effets de la massification des années 1990, puis par la baisse tendancielle des effectifs, la montée des préoccupations de professionnalisation et d'insertion des diplômés. L'ouvrage rend compte de la mise en oeuvre de la loi dans une université de taille moyenne, implantée dans une ville de province, à travers une approche monographique du dispositif développé au jour le jour; il met l'accent sur les caractéristiques du public et sur les interactions entre les acteurs qui inventent au quotidien les règles et les normes sociales de validation. Ce travail est original à plusieurs titres : il est le fruit d'une rencontre entre la demande sociale (le besoin d'un service de formation continue de prendre de la distance avec sa pratique) et un laboratoire de recherche s'intéressant finalement à lui-même : des enseignants-chercheurs acteurs du dispositif de VAE le considérant aussi comme objet de recherche. Cette démarche, entre science et terrain professionnel, nettement pluridisciplinaire, croise approches sociologiques, psychologiques et gestionnaires et permet d'interroger un certain nombre d'idées reçues sur la VAE à l'université.
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Nombre de pages
186
Date de parution
30/09/2011
Poids
293g
Largeur
154mm
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EAN
9782753514751
Titre
La VAE à l'université. Une approche monographique
Auteur
Géhin Jean-Paul ; Auras Emmanuelle
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
293
Date de parution
20110930
Nombre de pages
186,00 €
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Comment montrer te travail par l'image ? C'est à cette question que répondent ici sociologues, historiens, ethnologues, anthropologues, professionnels de la photographie et du film. Question plus complexe qu'il n'y paraît dès lors que le présupposé de la transparence de l'image est rejeté et que ta complexité du travail est acceptée dans sa triple dimension gestuelle, relationnelle et subjective. La trentaine de chercheurs en sciences sociales qui participent à cet ouvrage font part de leur propre expérience d'usage des images dans leur démarche de recherche sur le travail. Pourquoi et comment, hier comme aujourd'hui, ces chercheurs se sont-ils saisis et se saisissent-ils des images du travail ? Quelles approches les conduisent à penser ces images comme objets à analyser ou comme outils de la recherche ? A quelles connaissances du monde du travail accèdent-ils grâce à elles ? Quelles positions méthodologiques et déontologiques empruntent-ils dans la production et l'usage d'images ? Quels intérêts et limites y trouvent-ils ? Ces questions et d'autres - anciennes et déterminantes, et pourtant longtemps marginales dans le champ des sciences sociales tant les logiques académiques privilégient les sources et productions écrites - sont revisitées à travers cet ouvrage. Pluridisciplinaire, réflexif, accompagné d'un cahier de photographies, Images du travail, Travail des images propose ainsi une large réflexion sur la place des images, leurs conditions de production pour ou par l'enquête et leurs usages en sciences sociales.
Tout semble léger, fantaisiste et cocasse dans cette poésie, qui nous mène pourtant aux rives de l?étrange et du malentendu et aux fascinantes ambiguïtés du langage. « Pour Jean Tardieu, chaque poème est un théâtre sans emphase où se joue en des mots de silence, le drame d?être et de ne pas être au monde? » (G E Clancier)
Le Craver Jean-Louis ; Géhin Elisa ; Murcier Célin
Résumé : La toute petite, petite bonne femme met à refroidir sa toute petite, petite omelette sur le bord de sa toute petite, petite fenêtre. Mais voilà que, tzzz, une mouche passe par là. Un conte du bassin méditerranéen.
Tout le monde connaît la réflexion du vieux paysan d'Ars. On lui demandait ce qu'il faisait là dans l'église et il répondit simplement : "Je L'avise et Il m'avise." En quelques mots, une admirable définition de la prière jaillissait. Voici les Pensées de Jean-Marie Vianney, le curé d'Ars. Celui que les doctes professeurs de séminaire jugeaient d'une bien faible doctrine théologique. Voici donc les "pensées" d'un homme qui, hormis M. Bailey, n'eût d'autre maître que l'Esprit de Dieu. Voici la merveille de la grâce et de l'intelligence spirituelle. Quand on découvre ces "sentences", on se surprend à évoquer les Apophtegmes des Pères du désert. Eux aussi n'étaient point des savants, mais des hommes ivres de Dieu. De ces hommes qui, comme Jean-Marie Vianney, laissaient jaillir de leur coeur de chair les mots qui plaisent à Dieu et font encore se convertir les coeurs de pierre. Voici la sagesse d'un pauvre esprit, voici la sagesse d'un simple. Voici le coeur du saint curé d'Ars.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Les années Milliat" forment un moment particulier de l'histoire des femmes en France. Dans le contexte de la Grande Guerre et de ses suites, des femmes s'organisent de manière autonome pour braver les interdits qui pèsent sur leur corps, et revendiquent le droit au mouvement, au sport, à l'accès aux compétitions. Alice Milliat représente le pendant féminin, féministe et populaire de Pierre de Coubertin et d'un CIO hostile aux femmes. De l'échelle du club à celle de la fédération internationale, elle organise des réseaux de sportives permettant l'accès aux sports jugés trop masculins (football, rugby), au plein air, aux rencontres amicales ou de haut niveau, aux voyages... une vie plus libre pour les jeunes femmes des grandes villes provoquant l'ire des plus conservateurs. "La présidente" , comme on l'appelle, n'est pas seule. Elle sait s'entourer, et les sportives bénéficient aussi de l'aide de "la doctoresse" Marie Houdré, de la directrice de l'Ecole de haut enseignement commercial pour jeunes filles Louli Sanua, de la journaliste féministe Jane Misme, de la championne d'athlétisme et aviatrice Sophie Eliott-Lynn : toute une génération de militantes convaincues que l'égalité passera aussi par le sport.