Au soir de sa vie, Joseph Gazengel (1933-2019) s'autorise à prendre la parole en son nom pour raconter le chemin qui l'a mené de de la boucherie de son père à des études de médecine qui ouvrirent ensuite à une longue carrière comme neurologue et psycha-nalyste à l'hôpital. Lui reviennent en mémoire des scènes de ses apprentissages, quand il était encore interne, et d'autres qui, alors qu'il était médecin confirmé, l'ont amené à accorder une place croissante à la parole, celle qui s'échange entre soi-gnants comme celle qui peut circuler entre patients et soignants. En passionné de ce qui lie les humains les uns aux autres, il interroge la nature du désir qui anime les ac-teurs d'un service de réanimation et réfléchit à ce qui l'a conduit à déployer toute son énergie pour entrer en lien avec des patients atteints du " locked-in syndrome ". Passé de l'autre côté du mur en devenant lui-même patient de services de réanima-tion, il décrit les méfaits de la médecine quand elle devient purement technique et réfléchit à l'état de dépendance du patient en réanimation. Ceci lui vaut en retour quelques découvertes sur le travail possible avec des nourrissons.
Nombre de pages
143
Date de parution
25/05/2022
Poids
500g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782918394907
Titre
Entre les hommes, la pierre ou la parole
Auteur
Gazengel Joseph ; Morel Cinq-Mars José
Editeur
CREPUSCULES
Largeur
130
Poids
500
Date de parution
20220525
Nombre de pages
143,00 €
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Un regard animé par la psychanalyse sur l'institution criminelle nazie, ses mauvais songes, ses assassinats, et sur les langages totalitaires. Un coup d'?il au statut de l'étranger. Un regard animé par la psychanalyse sur l'institution hospitalière faite pour soigner et guérir, mais pleine aussi de douleurs de silences et de morts. Tous les textes rassemblés ici ont été présentés au séminaire parole/génocide de Michel Fennetaux, ils en ponctuent le trajet.
L'auteur a réuni ici des écrits faits pour être dits. Il a préféré les laisser tels quels pour témoigner de façon plus prégnante de la violence de la réanimation où l'on meurt beaucoup et où l'on ressuscite parfois. La pensée de S. Freud et de J. Lacan a subverti peu à peu sa pratique de neurologue, dit-il. Elle l'autorise à laisser courir ses associations d'idées d'une clinique médicale très stricte jusqu'aux textes psychanalytiques et littéraires. Cette promenade nous permet de saisir la force des désirs inconscients mis en jeu chez les soignés et les soignants. De nombreux cas cliniques émaillent la réflexion de l'auteur : depuis les locked-in, ces emmurés vivants, jusqu'aux Münchaussen qui pervertissent l'usage de la médecine. Mais les jeunes traumatisés de la route constituent le noyau dur du livre : leurs corps nus et blessés, leurs comas, la longue régression dont il leur faut bien sortir... Leur mort est omniprésente et le deuil de ces jeunes vies brisées est source de fantasmes de meurtre et de réparation imaginaires. La violence qu'ils ont subie appelle en retour violence et transgression. L'auteur est " passeur de mots " auprès des malades, de leurs familles, des réanimateurs qui décident de leur sort et des infirmiers plus attentifs à leur identité et à leur affectivité. Ses mots peuvent aussi subvenir la vision qu'a le lecteur du monde de la réanimation. La vivacité du texte met en scène les désirs et les angoisses qui traversent cet univers tragique.
La réanimation naissante a rencontré l'auteur, médecin, dès le début de sa pratique de l'hôpital, puis ils ne se sont guère quittés. Même la retraite ne les a pas tenus longtemps séparés, puisqu'elle l'a bientôt rattrapé dans l'expérience personnelle de la maladie. Cet ouvrage offre une lecture ciselée au scalpel du monde de la maladie et de l'hôpital, tant du point de vue du malade que de celui du médecin.
Les meilleurs spots de Barcelone, 100 % locaux, 100 % renversants, sélectionnés par Élise Gazengel, jeune expat journaliste multimédia.Le parc Gu ell, la Sagrada Família, le club de foot, la plage et les tapas : ça, a priori, vous vous y attendez.Mais connaissez-vous les bunkers du Carmel (avec vue sur la ville), les tétines noires graffées dans les rues de Poble Sec, les coins où faire la fête en groupe sans se faire détester des habitants ou encore la ville de Sitges, à une grosse demi-heure de train ? C’est bien ce qu’on pensait.Dans ce petit livre, vous trouverez exactement ce que vous cherchiez sans le savoir. Des restaus typiques aux adresses véganes, des rooftops décoiffants aux meilleurs brunchs en passant par le top des endroits instagrammables, découvrez la capitale catalane comme si vous y viviez !
Il faut trois notes pour que l'on parle d'harmonie musicale, trois tons primaires pour atteindre l'harmonie colorée, et le triangle oedipien pour humaniser un sujet psychique. Cette insistance du trois n'a rien à voir avec le hasard, ou alors Dieu joue trop bien aux dés ! Si Freud dépasse la " Clé des songes " pour nous donner l'interprétation des rêves, il nous invite à tenter un regard éloigné sur les théories de la peinture pour démontrer pourquoi la couleur agit, et comment la loi de Chevreul s'enracine dans notre socle psychique. Bref " il y a bien une raison pour que l'on trouve beau ce qu'on trouve beau. " Vincent Van Gogh
Safouan Moustapha ; Frérot Sylvain ; Frau-Frérot D
Comme l'inconscient se signifie à demi-mot, il faut aussi répondre au sujet à demi- mot ", voilà qui n'est pas sans résonances avec cette phrase de Montaigne " la parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute ". Ces entretiens avec Moustapha Safouan se sont déroulés sur plusieurs années et s'inscrivent dans un parcours où sont abordées l'histoire de la psychanalyse, la question de sa transmission et celle du désir d'analyste, l'évolution des structures familiales et l'idéologie individualiste, l'actualité du malaise dans la civilisation et la clinique contemporaine. A la question qui a fait relance pour lui " que devient le père à la fin d'une analyse ? ", Moustapha Safouan en vient à cette autre concernant notre époque : le père serait-il devenu un objet partiel ? " L'avenir de la psychanalyse ne tient qu'à sa capacité à contribuer à l'intelligence de notre époque et aux métamorphoses de l'éros, autrement qu?en poussant des cris d'alarme. Encore faut-il qu'elle s'en donne les moyens. " C'est dans cet esprit que ce questionnement s'est ouvert.