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Le dernier théologien ? Théophile Raynaud, histoire d'une obsolescence
Gay Jean-Pascal
BEAUCHESNE
41,00 €
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EAN :9782701022673
Cet ouvrage est un essai d'histoire du catholicisme, mais aussi d'histoire sociale et culturelle des savoirs. De ce savoir spécifique qu'est la théologie, inscrit dans une réalité ecclésiale, mais dont les modalités de construction, de publication et de circulation ne le différencient pas nécessairement des autres, en particulier à l'époque moderne. Il analyse une figure désormais classique en histoire des savoirs, celle de l'échec ou, plus précisément, celle de la "gloire déchue". Théophile Raynaud, le théologien que cet ouvrage étudie - sans proposer une biographie ni une exploration exhaustive de son oeuvre - est, au moment de sa mort en 1663, célébré comme une des figures majeures de la scène théologique européenne, un "nouveau Bellarmin". Une génération après, il est décrit comme une figure obsolète de la théologie, avant que la tradition savante le transforme en étape marginale de l'histoire de la théologie. L'ouvrage, en reconstituant ce glissement, en examinant la place du travail intellectuel dans sa carrière, montre comment et par quels types d'opérations et d'évolutions, au XVIIe siècle, la place de la théologie recule dans la culture, et aussi, d'une certaine manière, dans "l'Eglise". A partir de ce constat, il examine aussi comment le théologien affronte les tensions qui traversent l'histoire religieuse du XVIIe siècle (rapports à l'affirmation du pouvoir politique et de l'espace public, ainsi qu'aux nouvelles configurations du genre) et ce que son oeuvre en révèle. Ce qui apparait alors n'est pas seulement la variabilité de l'ordre religieux du savoir mais bien les profondes tensions qui travaillent la dynamique de la confessionnalisation catholique. Cet ouvrage propose en somme une microhistoire des contradictions de la réforme catholique.
Nombre de pages
487
Date de parution
27/11/2018
Poids
592g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782701022673
Titre
Le dernier théologien ? Théophile Raynaud, histoire d'une obsolescence
Auteur
Gay Jean-Pascal
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
136
Poids
592
Date de parution
20181127
Nombre de pages
487,00 €
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Cet ouvrage explore le long conflit qui divise le catholicisme français du second XVIIe siècle autour de la morale, depuis les premières escarmouches du début du siècle jusqu'aux condamnations prononcées par le clergé de France en 1700. L'étude de ce conflit repose sur la mise en relation de deux réalités culturelles distinctes : la polémique et la théologie. Elle reprend et inscrit dans une perspective de moyen terme une série d'épisodes et de phases d'affrontement avant et après la célèbre campagne des Provinciales. Cette enquête souligne combien la polémique devient un trait caractéristique de la culture du catholicisme moderne. Le conflit autour de la théologie frappe par son efficacité, et sa capacité à construire des traditions idéologiques créatrices d'identité. L'étude permet de mieux saisir les glissements sociaux à l'oeuvre dans l'histoire de ce conflit culturel. Au-delà de l'intervention du laïcat, c'est d'abord et avant tout la prise de pouvoir de l'instance du public sur les questions religieuses que la polémique autorise, à une période où s'affirment les nouveaux "pouvoirs de la littérature". Cependant, ce travail signale aussi son échec partiel. Les évolutions doctrinales sont lentes et fragiles. Si une culture de la rigueur morale s'affirme, la rupture rigoriste est moins radicale qu'elle ne le proclame. La force des formes de l'élaboration théologique préserve de nombreux ressorts d'une culture théologique indulgente. De fait, si l'étude de la polémique permet de percevoir la profondeur de la politisation des rapports ecclésiaux, l'examen de la production théologique montre également l'irréductibilité de la tension entre un savoir institué et sa mise en circulation devant le public. La culture confessionnelle du catholicisme français apparaît alors comme prise dans une contradiction fondamentale.
Ce volume propose un bilan et une prospective sur l'histoire des relations qu'entretiennent, du XVIe au XIXe siècle, l'Inquisition romaine et la France. Si l'ouverture de l'Archivio della Congregazione per la Dottrina della Fede (1998) a permis des progrès considérables, tant de l'histoire de l'Inquisition elle-même que de l'histoire intellectuelle du monde catholique, l'historiographie s'est jusqu'à présent surtout focalisée sur les territoires où le Saint-Office exerçait une pleine juridiction, et donc peu sur la France. Il S'agit dans cet ouvrage de réévaluer le rôle de la Congrégation dans la vie du catholicisme français, et inversement la place de la France dans l'histoire de la plus puissante des administrations pontificales. Quels furent les acteurs de la mise en place et du maintien de ces rapports ? Quels étaient leurs différents terrains d'intervention ? Suivant quelles modalités cette autorité sans juridiction s'est-elle construite ? Toutes ces questions sont abordées dans un temps long, pensé par Paolo Prodi comme une "époque de l'histoire de l'Eglise". caractérisée par la permanence d'un paradigme fonctionnel. Cette enquête place donc l'époque moderne au centre de son questionnement, mais entend aussi interroger la genèse et le devenir des logiques modernes, en essayant de penser les ruptures et continuités liées à ce même paradigme.
Ces "extraits de pièces rares et curieuses en vers et en prose, anecdotes, chansons, proverbes, superstitions, procès, notes iconographiques et bibliographiques", recueillis dans la compilation Les chats que Jean Gay publia en 1866, montrent à quel point les félins suscitaient des disputent au sein de la société.
Hildegarde de Bingen connaît ces dernières décennies une redécouverte fulgurante en France, devenant un véritable best-seller. En revanche, sa correspondance - bien que volumineuse, avec ses 474 lettres, réparties en six collections - a été laissée pour compte. A ce jour, n'ont été traduites en français que soixante lettres, dans un ordre qui ne correspond pas à celui qu'Hildegarde a donné dans le Liber epistolarum, consigné dans le Riesencodex. Ce dernier, au lieu de la classer en fonction de ses correspondants, inscrit chaque lettre dans son projet théologique et littéraire. S'appuyant sur le reclassement des lettres d'Hildegarde, par Mechtild Dreyer et son équipe, cet ouvrage met en valeur l'apport théologique de ce Livre des Lettres, tout en l'inscrivant dans l'oeuvre d'Hildegarde. Il présente non seulement son triptyque visionnaire, mais aussi sa réflexion sur la musique (Lettre XXII), sur la liberté et sur d'autres sujets fondamentaux. L'analyse permet également de situer Hildegarde de Bingen par rapport à d'autres mystiques de son époque - notamment, Bernard de Clairvaux et Elisabeth de Schönau - et de faire le point sur la nature de leur échanges épistolaires. L'originalité de la correspondance d'Hildegarde sera mise en valeur par rapport à celle d'Anselme de Cantorbéry ou de Catherine de Sienne. Ce travail de première main constitue ainsi une contribution importante aux études hildegardiennes. Ont contribué à cet ouvrage : Silvia Bara Bancel, Yannick Beuvelet, Emmanuel Bohler, Jean Devriendt, Mechtild Dreyer, Stéphane Dufour, Michael Embach, Bruno Hayet, Jean-Claude Lagarrigue, Laurence Mellerin, Philippe Molac, Paulo Rodriguez, Harald Schwaetzer, Jean-Louis Sohet, Eric Tillette de Clermont-Tonnerre, Michel Van Parys, Marie-Anne Vannier.
Résumé : Mozart aurait-il été heureux de disposer d'un Steinway de 2010 ? L'aurait-il préféré à ses pianofortes ? Et Chopin, entre un piano ro- mantique et un piano moderne, qu'aurait-il choisi ... Entre la puissance du piano d'aujourd'hui et les nuances perdues des pianos d'hier, où irait le c'ur des uns et des autres ... Personne ne le saura jamais. Mais une chose est sûre : ni Mozart, ni les autres compositeurs du passé n'auraient composé leurs oeuvres de la même façon si leur instrument avait été différent, s'il avait été celui d'aujourd'hui. Mais en quoi était-il si différent ? En quoi influence-t-il l?écriture du compositeur ? Le piano moderne standardisé, comporte-t-il les qualités de tous les pianos anciens ? Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Qui a raison, des tenants des uns et des tenants des autres ? Et est-ce que ces questions ont un sens ... Un voyage à travers les âges du piano, à travers ses qualités gagnées et perdues, à travers ses métamorphoses, voilà à quoi convie ce livre polémique conçu par un des fervents amoureux de cet instrument magique.