Théophile Gautier n?a pas encore 20 ans, lorsqu?il rédige, en 1830, un article à la gloire d?Hoffmann, tout fraîchement révélé au public français par les traductions de Loève-Veimars. A 21 ans il publie son premier récit, La Cafetière, où éclate l?influence du conteur berlinois. Mais il est trop lucide pour s?abandonner sans contrôle à son enthousiasme. Bientôt, il décrit les «vexations» d?un Jeune-France égaré par la passion du fantastique: Onuphrius est sa caricature, dessinée avec une ironie fraternelle. Tel est-il toujours demeuré: vigilant, quoique exalté: attentif à voiler ses préoccupations sous une nonchalance étudiée. Omphale, La Pipe d?Opium, Le Pied de momie effleurent comme par jeu les réalités invisibles. Pourtant, des accents plus graves se laissent percevoir quelquefois. Ce dilettante avait des hantises, dont ses proches ont été les témoins; ce poète des apparences possédait, comme Baudelaire a su s?en apercevoir, une «intelligence innée de la correspondance et du symbolisme universels». Presque tous ses contes, plus particulièrement La Morte amoureuse, Arria Marcella, Le Club des Hachichins, manifestent son regret de ne pouvoir échapper aux limites de la condition humaine et son besoin d?une évasion imaginaire au -delà du Temps et de la Mort. Vers la fin de sa carrière, Théophile Gautier a composé, dans la même veine, de petits romans (Avatar, Jettatura) et une longue nouvelle (Spirite).Nous nous bornons, dans le présent volume, à reproduire celles de ses ?uvres fantastiques dont la brièveté paraît justifier l?étiquette de «contes». Nous les présentons selon l?ordre chronologique où elles ont parus pour la première fois dans les revues et périodiques de l?époque. La cafetière/Onuphrius/Omphale/La morte amoureuse/La pipe d?opium/Le chevalier double/Le pied de momie/Deux acteurs pour un rôle/Une visite nocturne/Le club des Hachichins/Arria Marcella161/au XXe siècle demeure à écrire.
Nombre de pages
247
Date de parution
15/10/2004
Poids
236g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782714308245
Titre
Contes fantastiques
Auteur
Gautier Théophile
Editeur
CORTI
Largeur
120
Poids
236
Date de parution
20041015
Nombre de pages
247,00 €
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Né en 1811 à Tarbes, Théophile Gautier est le plus sonore des défenseurs du romantisme lors de la première d'Hernani en 1830. Familier de Gérard de Nerval, critique d'art et journaliste (souvent par nécessité), il voyage tant en Europe qu'en Orient et en Russie. Baudelaire consacre sa célébrité en lui dédiant Les Fleurs du Mal en 1857. Il meurt à Neuilly-sur-Seine en 1872.
Un jeune Anglais du meilleur monde découvre dans la Vallée des Rois une sépulture inviolée qui contient à côté de la momie d'un pharaon celle d'une jeune femme merveilleusement belle, Tahoser, dont un papyrus a pieusement recueilli l'histoire. Cette histoire est celle de son amour pour un jeune Hébreu "aux prunelles sombres devant lesquelles semblait danser un rêve", et Le Roman de la momie nous transporte à Thèbes, à l'époque de l'Exode et de ses miracles (passage de la mer Rouge, etc.), dans un décor de temples immenses, d'armées innombrables, de prêtres à barbes michélangélo-nilotiques et d'opulentes captives d'Orient. De l'expédition de Bonaparte à Champollion et Aïda, l'Egypte est au coeur de la rêverie romantique, et la Bible est éternelle : l'Egypte plus la Bible, qui dit mieux ? Et Cecil B. de Mille n'aurait pas fait aussi bien. Quand parut la Momie, Flaubert songeait à un roman égyptien, Anubis. Désireux d'éviter des comparaisons inutiles, il mit Anubis au placard, troqua Thèbes pour Carthage, et ce fut Salammbô.
Un roman d'aventures sous Louis XIII, plein de mouvement, de couleur, de duels et d'amour, écrit dans un « style prodigieux », comme dit Baudelaire. Ce cadet de Gascogne, publié en 1846, est le frère des Trois Mousquetaires et mérite leur destin. Il passe du château de la misère au château du bonheur - le temps d'un éclair.
Le jour de son ordination, un jeune prêtre tombe éperdument amoureux d?une mystérieuse jeune femme, Clarimonde. Celle-ci meurt quelques jours plus tard. Pourtant elle ne cesse de revenir hanter notre jeune héros, qui en perd tout sens commun. Homme d?église le jour, seigneur libertin aux bras de Clarimonde la nuit. Mais est-ce le fruit de ses rêves obsessionnels ou la réalité?Vampires, succubes, fantasmes, cafetières dansantes? Trois contes étonnants par l?inventeur du « fantastique en habit noir ».Ces contes sont extraits de La morte amoureuse. Avatar autres récits fantastiques (Folio classiquen°1316).
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.
Gaston Bachelard (1884-1962) est le premier à avoir pris comme principal sujet de recherche l'imagination de la matière. Ses neufs grands ouvrages (traduits dans plusieurs langues) ont renouvelé durablement la critique.Avec La Terre et les rêverie de la volonté, Bachelard se rapproche de Jung. Le livre atteste qu'il n'a pas qu'une mais plusieurs méthodes, ce qu'on appellera la " nouvelle critique " s'en inspirera." Je ne crois pas nécessaire de camper ici un portrait de Bachelard. Toute la presse s'en est chargée dans la dernière année de sa vie. Elle n'a rien laissé ignorer de cet homme trapu, râblé et d'une corpulence tout à fait 1900. (...). Tout le monde sait maintenant qu'il avait le visage même du philosophe, tel du moins que le rêve l'imagination populaire. On en a admiré la chevelure romantique et la barbe peu soucieuse du ciseau.Ses familiers, ses étudiants savent seuls qu'il avait l'accueil jovial, la parole vive et que son rire était toujours prêt à fuser aux bons mots - et même aux calembours, à ceux des autres comme aux siens - que la conversation faisait jaillir.Bachelard forçait la sympathie dès l'abord : il n'est pas si commun de voir un grand esprit sous l'apparence d'un homme simple et comme ordinaire. Il avait conquis la mienne dès notre première rencontre, un an après la publication de son Lautréamont.Je veux dire ici ma reconnaissance à Albert Béguin... C'est à lui que je suis redevable d'être l'éditeur de Bachelard ; de Bachelard de qui les quatre livres majeurs qu'il m'a donnés ont été la semence d'où est née la critique nouvelle. "José Corti, Souvenirs désordonnés.
Rigal Gwenn ; Latil Magali ; Guitton Philippe ; Pi
Ce livre est une synthèse claire et accessible de l'ensemble des hypothèses formulées au fil du temps par la communauté scientifique pour tenter de répondre à la question de la signification de l'art des cavernes. Il vient combler un manque dans la littérature consacrée à ce sujet : d'ordinaire, le survol théorique se révèle trop rapide ; à moins que l'auteur, théoricien lui-même, ne privilégie ses propres hypothèses au détriment des autres. Rien de tel ici. Fruit de plusieurs années de travail, "Le Temps sacré des cavernes" accorde une attention égale à chaque théorie, exposant au besoin les points de friction entre spécialistes. La première partie présente l'artiste. En se basant sur les publications les plus récentes, l'auteur établit un portrait précis de Cro-Magnon, évoquant tour à tour ses ancêtres, ses contemporains, son apparence, son régime alimentaire, son équipement, ses structures sociales et son mode de relation à l'environnement (humains, animaux, éléments). Les traces qu'il a laissées en termes de pensée symbolique et de spiritualité introduisent la seconde partie. Exclusivement consacrée aux interprétations, cette dernière se fonde sur un travail d'analyse critique aussi exhaustif que possible : art pour l'art, zoocénose, rites d'initiation, culte de l'ours, magies d'envoûtement, de fertilité, de destruction et d'apaisement, code de chasse préhistorique, enseignement de la chasse par rabattage, chamanisme, totémisme, dualisme primordial, zodiaque préhistorique, enfin mythes liés à la Genèse et à la fertilité. Le lecteur, ainsi éclairé, pourra se forger son intime conviction.
Voici rééditée pour la 4ème fois cette seule édition intégrale commentée de l'ensemble des 201 contes des frères Grimm auxquels sont joints les 28 textes qu'ils ont supprimés dans la dernière mouture de leur recueil, et 10 légendes pour les enfants. Nous l'avons cette fois réédité en 1 volume de 1175 pages. Extrait de la presse unanime et élogieuse à la sortie du livre en 2009. Enfin paraît en France la première édition intégrale des 239 contes collectés par les frères Grimm, y compris les censurés, y compris les retranchés. Cette édition est indispensable à tous ceux qui aiment les livres. (...) Il y a au fond du conte, continuant de rêver, en état de rébellion à l'état pur, en état de splendeur à l'état pur, un jadis animal aussi intraitable que l'enfant incorrigible. Pascal Quignard, Le Monde des livres Les contes des Grimm doivent leur magie à la souffrance qui les fixe et la liberté qui les porte. (...) La plupart des auteurs feraient de cet enfer des machines moralistes, des manuels édifiants, ou, pire encore, des romans psychologiques. Ici, rien de tel. Lire est un acte libre. L'imagination est l'action : elle va vite, comme une vie courte réduite à l'essentiel. Philippe Lançon, Libération Classées au patrimoine mondial de l'Unesco, les 239 histoires recueillies par les frères Grimm, " vivent encore aujourd'hui ", comme on dit de leurs héros. Cette nouvelle traduction leur rend fraîcheur et rugosité. Isabelle Rüf, Le temps Soit donc deux beaux volumes, copieusement annotés et soigneusement illustrés (...). Postface, notes copieuses, index précis : l'appareil critique est sans faille, mais jamais pesant ? libre au lecteur de choisir de l'oublier ou d'en faire son miel. Nathalie Crom, Télérama