Qui est cette mystérieuse Nelly en train d'agoniser à l'hôpital attenant à l'usine où elle travaillait ? Enceinte de sept mois, un mal étrange la ronge et provoque des crises de délire que seule la Soeur Eliane, jeune religieuse d'une exceptionnelle douceur, sait calmer. Qui est le père du futur enfant ? Nelly n'en désigne aucun et se contente de réclamer la visite d'un certain Monsieur Henry qui se dérobe toujours. En revanche elle reçoit la visite de plusieurs ouvriers et contremaîtres qui se disent tous le père de l'enfant et veulent l'épouser. Nelly est-elle une victime attendrissante ou une dévoreuse d'hommes ? Une aura diabolique s'établit autour d'elle. Un inconnu la protège, la fait installer dans une chambre particulière de la clinique, envoie un berceau, et fait venir un célèbre chirurgien suisse qui pratiquera une césarienne et sauvera l'enfant. Nelly, comme on l'avait prévu, ne survivra pas à l'intervention. Son enfant est un être difforme, un monstre, mais il se dégage de son visage une irrésistible puissance de séduction. On découvrira alors que Nelly est une "possédée" ayant mené une vie de labeur épuisant et de dévergondage dans cette usine. Elle a pendant quelque temps participé aux réunions chrétiennes de Monsieur Henry, un prêtre-ouvrier qui s'était prudemment écarté d'elle comme s'il avait senti l'odeur du soufre qui en émanait. Seule la très pure Soeur Eliane était parvenue à tenir le démon en respect et à exercer une influence bienfaisante sur la malheureuse. Cette histoire de possession démoniaque transportée dans un cadre aussi actuel que les ateliers d'une usine de sidérurgie moderne ou dans un hôpital est d'une extrême originalité. Ce roman à la fois mystique et réaliste tient la curiosité du lecteur en haleine d'un bout à l'autre et crée un désir de parvenir au "fond du problème".
Nombre de pages
248
Date de parution
11/05/1962
Poids
250g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070227006
Titre
L'Assaut
Auteur
Gaulene Guillaume
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
250
Date de parution
19620511
Nombre de pages
248,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'autan, ce vent chaud et énervant qui passe sur les coteaux languedociens où il brûle les récoltes, tarit les sources et met de travers la cervelle des hommes, réveille M. Clément qui, oublieux de la jeunesse, paisiblement dormait à l'ombre d'un clocher de village et d'une épouse autoritaire. Et voici que des profondeurs de la nuit où ils étaient engloutis surgissent des sons, des voix, des silhouettes, des attitudes. Le passé s'évoque, de plus en plus trouble, inquiétant, sous une lumière hallucinante. Comme une substance corrosive, il se mêle au présent. Il le ronge peu à peu. Et M. Clément est seul, sous le ciel en feu, l'esprit enfiévré, contemplant ce désastre où sombre tout ce qui était sa raison de continuer à vivre. Alors, il choisit la mort et retourne au sommeil. Il n'y a pas d'autre intention, dans ce roman de Guillaume Gaulène, que de permettre à un homme, définitivement sorti de ce qu'on appelle "ma jeunesse", et qui est à la fois M. Clément et l'auteur lui-même, de jeter un regard aigu, parfois ironique, sur la vie. Mais l'ironie de Guillaume Gaulène est dure, sinon amère, et son humour un peu noir.
Monsieur Brévent, professeur retraité de la Faculté des Lettres de Toulouse, vit en compagnie de sa femme et de sa fille aînée Geneviève. Il possède, aux environs de la ville, une vieille propriété de famille, Notre-Dame, qu'il adore car elle représente à ses yeux non seulement sa propre enfance nourrie de rêves, mais celle de son père, de son grand-père, de son arrière-grand-père avec qui, aux moments de trouble et de tristesse, il poursuit d'irréels entretiens. Depuis des années, pourtant, Madame Brévent et Geneviève, soutenues par Irma, une fille cadette mariée dans l'Est, veulent l'obliger à vendre Notre-Dame. Malgré sa réputation d'homme faible et bon, il refuse. Et le drame éclate : au cours d'une scène, il apprend que Pascale Darriès, sa jeune assistante à la Faculté, morte depuis longtemps et qu'il aimait en secret, lui avait écrit avant sa fin pour l'appeler auprès d'elle. Madame Brévent et Geneviève avaient intercepté la lettre. Alors, Monsieur Brévent décide de tout abandonner derrière lui pour tenter de réaliser, malgré son âge, une existence qu'on a voulu lui voler. Mais ce saut périlleux, est-il possible ? C'est ce que Guillaume Gaulène s'emploie à nous raconter avec un sens aigu du tragique, une passion, une liberté merveilleuse. Car si Monsieur Brévent, au cours de sa fugue sans retour, rencontre une jeune infirme dont l'aspiration vers l'amour semble coïncider avec son propre besoin de sortir de sa solitude, pourra-t-il oublier le fantôme de Pascale Darriès ? Avant de se laisser mourir, Monsieur Brévent s'abandonne à ces deux troublants symboles de la féminité : l'Infirme et la Morte se livreront ainsi, à ses dépens et à mi-chemin du rêve et de la réalité, un combat sans merci.
Cet ouvrage fournit le panorama le plus complet existant à ce jour sur le nucléaire en Asie : non seulement les programmes civils (Chine, Japon, Inde, Vietnam, Thaïlande, et même Bangladesh et Myanmar), mais aussi l'inquiétante prolifération de l'arme nucléaire, possédée par des pays qu'opposent des rivalités profondes (Chine, Inde, Pakistan, Corée du Nord). Il fait également le point sur l'essor des mouvements antinucléaires et des énergies renouvelables, relancés par la catastrophe de Fukushima. Un chapitre spécial est consacré à l'accident nucléaire du 11 mars 2011, riche en révélations sur le véritable bilan humain, le rôle du crime organisé dans la "liquidation" de la centrale sinistrée, ainsi que sur le lobbying du "village nucléaire". Les choses vont cependant très vite dans le nucléaire. Pyongyang prétend désormais avoir la bombe H. Le Japon redémarre ses réacteurs malgré toutes les oppositions et les mises en service se multiplient en Chine et en Inde. Autant de raisons de suivre cette actualité à la lumière de l'analyse approfondie et accessible qu'offre le Le Nucléaire en Asie.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.