Le capitalisme paradoxant. Un système qui rend fou
Gaulejac Vincent de ; Hanique Fabienne
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EAN :9782757874745
Le capitalisme paradoxant L'injonction paradoxale plonge un individu dans un dilemme insoluble en lui imposant des exigences incompatibles : produire toujours plus avec moins de moyens, être autonome en obéissant aux règles, avoir l'esprit d'équipe dans un système hyper concurrentiel. La mutation vers un capitalisme financier exacerbe cette logique paradoxante et la propage dans toutes les organisations privées et publiques, marchandes et non marchandes. Les auteurs mettent au jour les origines du phénomène, au confluent de la « révolution » managériale, de la révolution numérique et de la financiarisation de l'économie. Ils analysent la difficulté de vivre dans un système paradoxant aux effets ravageurs pour la santé mentale. Ils proposent enfin des pistes pour combattre la folie que ce système génère. Vincent de Gaulejac Professeur émérite à l'université Paris-Diderot et président du Réseau international de sociologie clinique (RISC). Fabienne Hanique Professeure à l'université Paris-Diderot et chercheure au Laboratoire de changement social et politique.
Nombre de pages
283
Date de parution
04/10/2018
Poids
150g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782757874745
Titre
Le capitalisme paradoxant. Un système qui rend fou
ISBN
2757874748
Auteur
Gaulejac Vincent de ; Hanique Fabienne
Editeur
POINTS
Largeur
108
Poids
150
Date de parution
20181004
Nombre de pages
283,00 €
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Les hommes croient avoir une histoire. Ils disent communément : « C’est mon histoire », comme s’ils en étaient les propriétaires. Ils pensent ainsi protéger ce qu’ils ont de plus précieux, leur identité, leur être profond et singulier. Or il serait plus juste de dire que l’homme est histoire. Ce n’est pas le sujet qui raconte son histoire, c’est l’histoire qui le raconte.Ce livre explore les potentialités du récit de vie pour permettre au sujet de se réapproprier une histoire dont il se sent parfois plus la victime que l’acteur. Entre fiction et réalité, entre roman familial et histoire sociale, entre illusion biographique et enquête sur le passé, le récit de vie est un moyen de retravailler son existence. Il offre au sujet la possibilité de dénouer des nœuds sociopsychiques inconscients entre l’histoire personnelle, l’histoire familiale et l’histoire sociale. Ce faisant, le récit de vie lui permet de dépasser des traumatismes restés jusque-là impensés pour s’inventer une vie ouverte sur l’avenir.
L'homme est histoire. L'histoire de chaque individu est emboîtée dans une histoire familiale, elle-même insérée dans une histoire sociale. La fabrication des destinées humaines est une question centrale des sciences sociales. A partir des groupes d'implication et de recherche qu'il anime autour du thème "roman familial et trajectoire sociale", Vincent de Gaulejac explore la dynamique de construction du sujet, face à son histoire, à sa généalogie, aux processus de transmission inter-générationnels, au poids des déterminations sociales. Poursuivant les réflexions amorcées dans La Névrose de classe et dans Les Sources de la honte, il montre comment les phénomènes sociaux et psychiques s'amplifient et s'influencent réciproquement, en particulier autour des secrets de famille, de la haine de classe, de la honte sociale ou de l'envie. Réfléchissant sur les nombreuses dimensions de l'expérience humaine, l'auteur plaide ici avec vigueur pour une réhabilitation du sujet dans la sociologie contemporaine.
La honte est une souffrance d'autant plus forte que par nature on en parle peu. Il y a l'humiliation qui amène à taire les violences subies, à se replier sur soi-même, à cultiver un sentiment d'illégitimité, à se vivre comme un " moins que rien ". Il y a la gêne éprouvée face à la honte d'autrui, qui conduit, le plus souvent, à une mise à distance, à un refus d'entendre ce qui dérange. L'écoute de celui ou celle qui a honte est difficile. Ces deux attitudes se complètent et se renforcent. La gêne des uns contribue au rejet des autres et au silence de tous. Cet ouvrage brise ce cercle du silence en favorisant une meilleure compréhension, une meilleure écoute des multiples facettes de la honte. Derrière celle-ci se cachent des trésors d'amour, de sensibilité et d'humanité qui n'arrivent pas à s'exprimer. Comprendre, écouter, dire la honte, c'est s'affranchir d'une partie de la souffrance qu'elle provoque.
Lorsque John Wheelwright évoque avec nostalgie le puzzle invraisemblable de sa jeunesse, un personnage en émerge : Owen, son ami dont la frêle enveloppe dissimulait une volonté de fer, une foi absolue ou la conviction profonde qu'il était l'instrument de Dieu. Cet ange du Bizarre ne s'était-il pas assigné la double tâche de réparer le tort causé à John et de sauver le monde ?
Dans Comme un collégien, Smiley repart en guerre et reprend sa longue marche vers l'insaisissable Karla. Et cette lutte par moments tourne à l'obsession: dans l'ancien bureau de son chef, Control, Smiley a fait accrocher une photographie de passeport, fortement agrandie. C'est Karla, dont l'effigie, exposée ainsi, est comme ces figurines de cire sur lesquelles les sorciers exercent leurs talents. Dans l'Extrême-Orient pris dans la tourmente de la guerre, sur les plages sans fin du Schleswig-Holstein et dans les salons douillets du quartier des ambassades à Berne, le duel se poursuit sans répit. Échappant à l'espace confiné des bureaux où les services secrets livrent leur obscur combat, Comme un collégien, deuxième volet de la « trilogie de Karla », est un des romans les plus riches que le Carré nous ait donnés.
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