Itinéraires de sociologues. Histoires de vie et choix théoriques en sciences sociales
Gaulejac Vincent de ; Boudon Raymond ; Crozier Mic
L'HARMATTAN
24,99 €
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EAN :9782296031043
Voici le 5e ouvrage consacré à la publication des récits recueillis dans le séminaire "Histoires de vie et choix théoriques". Nous avons inauguré cette série en 1996, au Laboratoire de Changement Social. Les intervenants, chercheurs dans le champ des sciences humaines et sociales, se présentent à partir d'une consigne : "Quels rapports faites-vous entre votre histoire (personnelle, familiale, sociale) et vos choix théoriques, épistémologiques, méthodologiques". Les itinéraires rassemblés dans cet ouvrage sont signés de Raymond Bondon, Michel Crozier, Georges Lapassade, Danilo Martuccelli, Max Pagès, Jacques Rhéaume et Alain Touraine. Ces histoires mises bout à bout dessinent un paysage intellectuel, un ensemble, une gestalt, un contexte à partir duquel on voit émerger, au-delà de la présentation des auteurs, des questions théoriques, des objets de connaissance, des débats épistémologiques.
Nombre de pages
255
Date de parution
25/04/2007
Poids
352g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296031043
Titre
Itinéraires de sociologues. Histoires de vie et choix théoriques en sciences sociales
Auteur
Gaulejac Vincent de ; Boudon Raymond ; Crozier Mic
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
352
Date de parution
20070425
Nombre de pages
255,00 €
Disponibilité
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Les hommes croient avoir une histoire. Ils disent communément : « C’est mon histoire », comme s’ils en étaient les propriétaires. Ils pensent ainsi protéger ce qu’ils ont de plus précieux, leur identité, leur être profond et singulier. Or il serait plus juste de dire que l’homme est histoire. Ce n’est pas le sujet qui raconte son histoire, c’est l’histoire qui le raconte.Ce livre explore les potentialités du récit de vie pour permettre au sujet de se réapproprier une histoire dont il se sent parfois plus la victime que l’acteur. Entre fiction et réalité, entre roman familial et histoire sociale, entre illusion biographique et enquête sur le passé, le récit de vie est un moyen de retravailler son existence. Il offre au sujet la possibilité de dénouer des nœuds sociopsychiques inconscients entre l’histoire personnelle, l’histoire familiale et l’histoire sociale. Ce faisant, le récit de vie lui permet de dépasser des traumatismes restés jusque-là impensés pour s’inventer une vie ouverte sur l’avenir.
Ce livre décrit les principales caractéristiques des " sociologies cliniques " et en donne l'état des lieux dans plusieurs pays d'Europe et des Amériques. Les auteurs, de formation et de cultures différentes, portent la réflexion sur cette autre façon d'être sociologue, sur leurs méthodes d'investigation et d'intervention, sur les multiples questions que soulève cette démarche. Leurs recherches couvrent de nombreux domaines, en particulier le travail, l'entreprise, les institutions, la santé mentale, les problèmes urbains et l'action sociale. Au-delà des diversités culturelles, thématiques et théoriques de ces sociologies cliniques se dessine une identité commune : ouverture aux autres disciplines, travail sur l'implication du chercheur et du " vécu des sujets ", construction d'objets complexes, articulation recherche/intervention, prise en compte des processus inconscients. Le sociologue clinicien revendique son rôle d'acteur dans la réalité mouvante, imprévue, multiple, en se mettant à l'écoute de la parole et de la souffrance sociale.
L'homme est histoire. L'histoire de chaque individu est emboîtée dans une histoire familiale, elle-même insérée dans une histoire sociale. La fabrication des destinées humaines est une question centrale des sciences sociales. A partir des groupes d'implication et de recherche qu'il anime autour du thème "roman familial et trajectoire sociale", Vincent de Gaulejac explore la dynamique de construction du sujet, face à son histoire, à sa généalogie, aux processus de transmission inter-générationnels, au poids des déterminations sociales. Poursuivant les réflexions amorcées dans La Névrose de classe et dans Les Sources de la honte, il montre comment les phénomènes sociaux et psychiques s'amplifient et s'influencent réciproquement, en particulier autour des secrets de famille, de la haine de classe, de la honte sociale ou de l'envie. Réfléchissant sur les nombreuses dimensions de l'expérience humaine, l'auteur plaide ici avec vigueur pour une réhabilitation du sujet dans la sociologie contemporaine.
La honte est une souffrance d'autant plus forte que par nature on en parle peu. Il y a l'humiliation qui amène à taire les violences subies, à se replier sur soi-même, à cultiver un sentiment d'illégitimité, à se vivre comme un " moins que rien ". Il y a la gêne éprouvée face à la honte d'autrui, qui conduit, le plus souvent, à une mise à distance, à un refus d'entendre ce qui dérange. L'écoute de celui ou celle qui a honte est difficile. Ces deux attitudes se complètent et se renforcent. La gêne des uns contribue au rejet des autres et au silence de tous. Cet ouvrage brise ce cercle du silence en favorisant une meilleure compréhension, une meilleure écoute des multiples facettes de la honte. Derrière celle-ci se cachent des trésors d'amour, de sensibilité et d'humanité qui n'arrivent pas à s'exprimer. Comprendre, écouter, dire la honte, c'est s'affranchir d'une partie de la souffrance qu'elle provoque.