Bâtir de nouveaux fondements philosophiques et spirituels de la Cité autour de sept piliers pour que la politique ne se résume plus à la conquête du pouvoir et l'exercice de la domination. C'est l'ambition de cet essai, véritable manifeste pour guérir le politique, et nous aider à articuler cheminement personnel et transformation collective. Cet essai, à la fois témoignage vivant nourri de l'expérience politique et spirituelle de l'auteur, et réflexion intellectuelle profonde, vise à donner des bases différentes à nos pratiques et nos conceptions de la politique, si nous voulons être à la hauteur des enjeux du XXIe siècle. De l'inaliénabilité du vivant à l'intégration planétaire, il s'agit de concevoir notre présence sur cette terre comme une communauté de destins élargie à l'ensemble des êtres qui la peuplent, du règne minéral à la noosphère globale. Et dans ce nouveau cadre de Cités plurielles aspirant à devenir une seule grande Cité mondiale, vivre et penser nos rapports politiques autrement que dans la conquête du pouvoir et l'exercice de la domination. Partant du constat que la maladie actuelle du politique vient de la crispation convulsive des systèmes religieux dans lesquels il était jusqu'ici enraciné, l'auteur nous invite, à la fois à titre individuel et collectif, à passer d'un imaginaire politique dominé par la vision prométhéenne, prédatrice et dominatrice, à une conception gaïenne de l'aventure humaine. Ce livre nous conduit à changer notre rapport au pouvoir, notre addiction à l'exercice de la puissance sur le monde et les autres. Pour nous aider à tracer ce chemin, il propose de refonder la cité sur sept piliers. Les deux premiers nous proposent d'abandonner notre pouvoir sur la nature et le vivant, en changeant notre regard sur le sens de la richesse. Le troisième nous pousse à réarticuler notre système productif sur cette autre façon d'être au monde. Le quatrième nous emmène à refonder notre rapport politique aux autres et le cinquième à nous-mêmes. Forts de nos nouvelles fondations ancrées dans une écologie spirituelle et une démocratie du coeur, nous pourrions établir de nouvelles règles de gouvernement collectif à l'échelle d'une communauté locale (le sixième pilier) et finalement de la planète toute entière (le septième pilier). Dans ce cadre renouvelé où se jouerait la politique post-humaniste, le monde serait plus poétique, spirituel, écologiste, intégral, plus éthique que moral, plus fondé sur l'autorité que sur le pouvoir. Et sans aucun doute plus empathique.
Nombre de pages
350
Date de parution
29/09/2022
Poids
400g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782259314435
Titre
Les sept piliers de la Cité. Guérir la politique
Auteur
Gaudot Edouard
Editeur
PLON
Largeur
139
Poids
400
Date de parution
20220929
Nombre de pages
350,00 €
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Biographie de l'auteur Édouard Gaudot est historien, écologiste, libertaire et européen tendance geremekienne. Benjamin Joyeux est juriste, écologiste, libertaire et altermondialiste tendance gandhienne.
Individus ou communautés les hommes ont des racines. Totalité ronde et proche, la planète est une maison. Dont le feu menace les murs aujourd'hui. Epuisement des ressources naturelles, pollutions multiples, destruction de la couche d'ozone, effet de serre: la terre des hommes n'est pas seulement belle - elle est fragile. La défense de la planète et la prise de conscience environnementale au niveau mondial est une histoire récente - d'abord sur des sujets précis, très datés comme le nucléaire, puis de plus en plus autour des problématiques du développement. Mais c'est en fin de compte le changement climatique et les limites d'un modèle de développement consommateur de ressources finies qui forgent la prise de conscience contemporaine, rythmée par quelques cataclysmes ponctuels spectaculaires (tempête de 1999, cyclone Katrina de 2004, etc.). La conservation et l'action écologiques sont relativement anciennes, mais c'est dans ce mouvement de prise de conscience que se forgent les trois piliers de l'écologie politique (activisme, ONG et partis politiques) dont la conjonction a pu faire évoluer le droit de l'environnement-en particulier dans cet espace privilégié pour l'écologie politique que représente l'Union européenne. A la croisée des hard et soft law, les textes sélectionnés ici cherchent à retracer cette prise de conscience et la construction d'un droit de l'environnement mondial, européen et national.
Résumé : Il est urgent de se demander à quoi ressemble la mission scolaire d'instruire, d'éduquer, de socialiser, dans un monde numérisé plus chaud de 2 degrés au moins. Adaptation, entraide, solidarité, échanges de savoir-faire, coopération - les principes sont assez évidents. L'Ecole ne peut pas à court terme régler les problèmes civilisationnels que notre société traverse, elle peut en revanche préparer les adultes de demain à y faire face, puis à les résoudre. L'école, notre école, est hors-sol comme notre agriculture, hors-sujet comme notre économie, hors-champ comme notre perspective politique. Le temps est venu de la repenser.
Résumé : Jamais on n'aura autant parlé d'écologie en France, en 2015 et jamais le parti politique censé porter ce combat, Europe Ecologie-Les Verts, n'aura été aussi peu audible ! C'est le constat sans concessions que font trois cadres d'EE-LV. Mais leur Manifeste va beaucoup plus loin. Il analyse les raisons du désamour entre la France et l'écologie politique, et propose des pistes pour y remédier. Sans trop s'attarder sur les péripéties d'appareil et d'ambitions personnelles - mais sans les sous-estimer non plus -, les auteurs expliquent comment l'écologie politique, loin de se limiter aux problèmes du climat et de la pollution, peut devenir la solution au profond malaise démocratique actuel. Ils dénoncent des institutions figées, un nationalisme étriqué et des partis sclérosés. Dans un style enlevé, ils en appellent à une écologie qui soit à la fois radicale et consensuelle, utopique et pragmatique, ambitieuse et modeste. Ils encouragent les écologistes à un peu plus d'imagination, d'ouverture... et de lâcher-prise. Un essai lucide, constructif et stimulant.
Scénariste, auteur, éditeur et concepteur d'expositions, la relation de Benoît Peeters à la bande dessinée est inséparable de l'enfance. A la fois acteur et témoin, il nous invite à de belles découvertes ou redécouvertes dans un paysage de la bande dessinée en perpétuelle métamorphose. Dès mes premiers textes critiques, il m'a semblé que se pencher en priorité sur les aspects les plus spécifiques de la bande dessinée - la case, l'ellipse, l'usage de la page, les relations entre le texte et l'image, entre le scénario et sa mise en oeuvre - n'était ni stérilisant ni purement académique. Avec le temps, le monde de la bande dessinée est devenu le mien. Au fil des ans, les albums que j'ai réalisés avec François Schuiten, mais aussi avec Alain Goffin, Anne Baltus, Frédéric Boilet et Aurélia Aurita m'ont entraîné dans de nouvelles directions, me permettant de découvrir d'autres styles et d'autres façons de collaborer. Mes réflexions sur la bande dessinée sont inséparables de la pratique que j'ai pu en avoir, comme scénariste et parfois comme éditeur ou concepteur d'expositions. Inséparables du plaisir de la lecture. Inséparables du dessin dans la magie de son surgissement. Inséparables de ces dessinateurs et dessinatrices que j'ai eu la chance de côtoyer, de Fred à Claire Bretécher, de Craig Thompson à Jirô Taniguchi, de Lorenzo Mattotti à Chris Ware, de Didier Comès à Catel et Bocquet... Témoin et acteur à la fois, j'ai vu, en une quarantaine d'années, le paysage de la bande dessinée se transformer en profondeur, tout comme le discours à son propos. Ce dictionnaire amoureux ne prétend bien sûr à aucune exhaustivité. Comme le veut cette collection, il est le reflet de mon histoire, de mes rencontres et de mes goûts. Les classiques de la bande dessinée franco-belge y tiennent une place importante, tout comme certaines oeuvres expérimentales. Chacun, c'est inévitable, s'étonnera de plusieurs absences, surtout parmi les autrices et auteurs contemporains : les talents sont aujourd'hui si nombreux, les publications si diverses, qu'il serait impossible d'en rendre compte. Je ne ferai qu'effleurer le vaste univers des mangas, qui mérite un dictionnaire complet. Mais j'espère, au fil des pages, inviter à de belles découvertes ou redécouvertes dans un paysage de la bande dessinée en perpétuelle métamorphose.
Comment lutter contre l'évasion fiscale ? Les Français travaillent-ils moins que les autres ? L'IA va-t-elle vraiment doper la croissance ? Faut-il arrêter les énergies renouvelables ? La TVA sociale peut-elle sauver la Sécu ? Est-ce la fin de la mondialisation ? Voici quelques-unes des questions sur lesquelles Dominique Seux et Thomas Porcher débattent tous les vendredis matin sur France Inter depuis plus de deux ans. En réunissant une quarantaine de leurs chroniques, revues et actualisées, ce livre a pour but de permettre au lecteur de se forger sa propre opinion, de nourrir ses réflexions voire, quelquefois, de découvrir des sujets qu'il ne connaissait pas. Un ouvrage essentiel pour appréhender les problèmes économiques actuels qui vont alimenter la prochaine campagne présidentielle. A votre tour désormais de prendre part au débat !
Une chaise tombée du ciel, un gardien de but qui ne s'aperçoit pas de la fin du match, une chaîne de montagnes qui disparaît, une Espagnole qui s'achète le Soleil, ou encore une rivière qui remonte son lit... Depuis toujours, les situations atmosphériques, les aléas du temps ont provoqué des événements improbables et des réactions surprenantes. "Qui a dit que la météo était une discipline trop sérieuse pour arracher quelques sourires ? Bien sûr, comme toutes les sciences, elle est rigoureuse... Néanmoins, de l'Antiquité à aujourd'hui, à cause d'incompréhensions ou de superstitions, face à l'impuissance devant certains phénomènes, la grande histoire de la météorologie est émaillée de petites anecdotes à peine croyables, souvent inattendues, et parfois cocasses. C'est cet étonnement que je vous propose de ressentir, en partageant avec vous une sélection de chroniques des caprices du temps".
Deux âmes à la dérive que tout aimante, jusqu'au pire... Dans un snack miteux d'une zone périphérique décrépie, Liz rencontre Joshua. Liz vient de s'enfuir de l'hôpital psychiatrique où ses parents l'ont abandonnée quelques années auparavant : depuis qu'elle est enfant, elle évolue dans un monde peuplé de fantômes et de démons qu'elle seule peut voir. Une fois sortie de ce cauchemar médicalisé et arrivée en ville, Liz erre, dans les rues, les gares, les bars. Joshua, lui, est un jeune homme en colère. Rebelle radical, il est en guerre contre toutes les normes sociales. Lui aussi est en fuite, mais pas pour les mêmes raisons : il a tué ses parents. En cavale, il n'a plus rien à perdre. Ces deux êtres à la dérive s'aimantent au premier regard. Joshua propose à Liz de partager sa chambre dans un sinistre hôtel peuplé de sans-papiers, de travailleurs précaires qui se lèvent au coeur de la nuit pour aller bosser. Joshua et Liz commencent à voler dans les chambres, de menues rapines mais c'est comme si le feu avait pris. Très vite, ils passent à la vitesse supérieure, vivent dans des squats, préparent les prochains coups. Ces deux-là se nourrissent l'un l'autre : Liz permet à Joshua d'assumer sa violence impulsive et macabre, Joshua donne à Liz l'impression de compter enfin pour quelqu'un. Un jour, Joshua repousse les limites : il demande à Liz de lui livrer des victimes pour les tuer... Les Voies souterraines est un livre vénéneux et âpre, une expérience littéraire qui marque le lecteur au fer rouge. S'inspirant des couples de serial killers comme Michel Fourniret et Monique Olivier ou le couple anglais des West, Sylvain Kermici décrit cette dynamique qui se crée entre deux personnes n'ayant plus rien à perdre mais obéissant seulement à la tyrannie du présent et à leurs pulsions destructrices. Mais aussi fascinant et dérangeant que cela puisse être, Les Voies souterraines est d'abord une histoire d'amour, et l'exploration sans fard de sa dimension noire et morbide.