Folie et lien social. Tome 2, Naissance d'un sujet politique - Séminaires 8-14 à l'EHESS (1985-2000)
Gaudillière Jean-Max ; Davoine Françoise
HERMANN
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EAN :9791037008527
Jean-Max Gaudillière a tenu pendant quarante ans avec Francoise Davoine un séminaire à l'EHESS intitulé « Folie et lien social », soit quarante années de recherche à partir de leur pratique d'analystes à l'hôpital psychiatrique. Folie de la guerre, incestes, trahisons, folie « politique » - en ce sens qui s'insurge contre l'effacement des traces et cherche à établir la vérité historique des faits passés sous silence au fil des générations. Jean-Max Gaudillière et Francoise Davoine qualifient leur travail de co-recherche avec le patient, dans des zones catastrophées, étendues arides et muettes aux limites de l'expérience humaine. L'auteur poursuit, au fil de son euvre, la pensée d'un analyste therapôn (terme emprunté à Homère qui désigne le second au combat, et qui est responsable des rites funéraires). Ces séminaires s'appuient sur différents auteurs : Wifried Bion, Vassili Grossman, Robert Musil, Rabelais, Yvette Guilbert, Jack Kerouac et Kurt Vonnegut.Notes Biographiques : Jean-Max Gaudillière (1943-2015) était agrégé de lettres classiques, docteur en sociologie et psychanalyste. Il a travaillé plus de trente ans en hôpital psychiatrique et a animé avec Françoise Davoine un séminaire à l'EHESS, dont les recherches sont ici publiées. Il était également membre du Centre d'études des mouvements sociaux. Ce livre constitue la suite d'un premier volume, Leçons de la folie. Séminaires 1-7 (2020). Agrégée de lettres classiques et docteur en sociologie. Psychanalyste et membre du Centre d'études des mouvements sociaux à l'EHESS à Paris (en 2006).
Nombre de pages
293
Date de parution
24/05/2021
Poids
368g
Largeur
140mm
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EAN
9791037008527
Titre
Folie et lien social. Tome 2, Naissance d'un sujet politique - Séminaires 8-14 à l'EHESS (1985-2000)
Auteur
Gaudillière Jean-Max ; Davoine Françoise
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
368
Date de parution
20210524
Nombre de pages
293,00 €
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Jean-Max Gaudillière a tenu pendant quarante ans un séminaire à l’EHESS intitulé « Folie et lien social », explorant les leçons de la folie conçue comme un mode de recherche sur des zones retranchées de l’histoire (à quelque échelle que ce soit), et suscitant un transfert particulier à la fois dans l’expérience analytique et au contact d’auteurs qui témoignent de la folie des guerres et des traumas réduits au silence. À partir de son expérience d’analyste pendant trente ans en hôpital psychiatrique, Jean-Max Gaudillière montre comment l’autre peut se mettre à exister malgré sa destruction par des instances sans foi ni loi, et permettre l’émergence du sujet de la parole là où elle a été trahie. Le rôle de l’analyste s’apparente alors à celui du « therapon » chez Homère : celui du second au combat, chargé aussi des devoirs funéraires. Hors de son assignation à une pathologie, la folie tend alors vers l’inscription de ce qui n’a ni nom, ni image, pour remettre en marche le temps gelé sur le site de la catastrophe. Elle croise dans ce livre les œuvres de Kenzaburo Oe, Pirandello, Toni Morrison, August Strindberg, Pat Barker, Hannah Arendt, dans un dialogue avec des analystes de la folie et des traumas comme Gaetano Benedetti, Frieda Fromm-Reichmann et William Rivers.
Un livre pour tous ceux que la souffrance humaine concerne, mais aussi tous ceux qui s'interrogent sur le lien mystérieux et essentiel qui relie l'histoire d'un homme à la grande Histoire. L'angoisse, le désordre et la folie, ne sont pas seulement issus de notre imagination. Nous avons en chacun de nous des fantômes qui semblent venir réclamer les droits des morts qu'on a oubliés, qu'on a tus, qu'on n'a jamais nommés. En particulier ceux que la guerre a emportés. Les auteurs sont allés interroger des psychiatres de guerre et ils ont travaillé avec eux. Ils sont aussi allés écouter les chamanes, ces guérisseurs qui dialoguent avec l'au-delà. Ils ont également écouté les fous... Les auteurs montrent que la folie, c'est aussi une manière d'échapper à la perversion (celle qui consiste par exemple à taire les sévices issus d'une guerre ou la torture, etc.) et de surmonter un traumatisme. Ils mettent en évidence que la transmission des drames humains entre générations ne peut se faire qu'au regard de la grande Histoire.
Françoise Davoine et Jean-Max Gaudillière, docteurs en sociologie et psychanalystes, ont travaillé plus de trente ans à l'hôpital psychiatrique public. Aux États-Unis et en Amérique latine, ils ont tissé des liens avec des institutions qui s'appuient sur la psychanalyse dans l'abord de la folie. Ils dirigent ensemble un séminaire à l'EHESS à Paris, « Folie et lien social ». Françoise Davoine a publié notamment Mère Folle (Arcanes-Érès, 1998), Don Quichotte, pour combattre la mélancolie (Stock, 2008), et avec Jean-Max Gaudillière, Histoire et trauma (Stock, 2006).Jean-Max Gaudillière et Françoise Davoine, docteurs en sociologie et psychanalystes, ont travaillé plus de trente ans à l'hôpital psychiatrique public. Aux États-Unis et en Amérique latine, ils ont tissé des liens avec des institutions qui s'appuient sur la psychanalyse dans l'abord de la folie. Ils dirigent ensemble un séminaire à l'EHESS à Paris, « Folie et lien social ».Jean-Max Gaudillière a publié avec Franoise Davoine, Histoire et trauma (Stock, 2006).
Minard Michel ; Gaudillière Jean-Max ; Buin Yves ;
Si le malade mental nous est d'abord profondément insupportable, c'est qu'il actualise sous nos yeux notre propre potentiel de folie. C'est qu'il a poussé l'égarement jusqu'à franchir l'une de ces issues en trompe-l'?il vers lesquelles nous nous sentons nous-mêmes plus ou moins attirés. Et qu'en se séparant à sa manière de notre monde humain, il évoque un peu trop crûment nos dérisoires tentatives pour affirmer notre existence en nous désolidarisant de nos semblables. " Francis Jeanson. Ce numéro de SUD/NORD tente d'apporter des éclairages sur certaines problématiques actuelles de la psychiatrie les rapports entre la médecine et la psychiatrie. l'organisation concrète des dispositifs psychiatriques, la question de la violence
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.