Le mariage est en crise : rejet des contraintes, précarité du lien, progrès de l'union libre, fléchissement de la natalité frappent tous les pays du monde industrialisé. Juristes, moralistes, sociologues constatent, dénoncent, s'alarment. Mais expliquer est plus malaisé. Crise de l'institution ou crise de la société ? L'histoire peut apporter de précieux éléments de réponse. Dans le monde occidental, au cours des deux derniers millénaires, le mariage fut l'enjeu de conflits où s'opposèrent loi et passion, intérêts et sentiments, familles et couples, et même, parfois, enseignement de l'Église et législations séculières. La notion romaine du mariage consensuel est conservé par l'Église chrétienne qui la corrige sur certains points en introduisant notamment le principe d'indissolubilité. D'où la formation d'un droit canonique du mariage qui, du fait de la défaillance des instances séculières, acquiert un monopole. Cependant, même à son âge d'or (XIème - XIIIème s.) le droit canonique n'assure pas un respect rigoureux de la morale chrétienne. Un strict consensualisme favorise en effet la clandestinité. Dès le XIVème siècle, les princes entendent contrôler à nouveau le mariage. Doctrine régalienne, crise religieuse de la Réforme, critiques des Humanistes, en attendant celles des Philosophes, mettent en échec le monopole de la morale et du droit de l'Église. Sécularisé, le mariage occidental reste toutefois profondément marqué par la tradition romano-canonique. Ce sont ces conflits aux multiples facettes qui sont ici évoqués. De main de maître, l'auteur trace l'histoire du jeu complexe entre les principes et les réalités, à travers témoignages, débats judiciaires, oeuvres littéraires et données statistiques. Ni manuel ni recueil d'anecdotes, ce livre est une synthèse de la maturité, lentement mûrie au cours de décennies d'enseignement. Elle fait apparaître que l'histoire du mariage est moins celle des lois que celle du sort qui leur fut réservé.
Date de parution
07/04/1987
Poids
745g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782204026659
Titre
LE MARIAGE EN OCCIDENT
Auteur
GAUDEMET JEAN
Editeur
CERF
Largeur
140
Poids
745
Date de parution
19870407
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'histoire offre exemples et modèles que d'autres cherchent dans des enquêtes sur les sociétés d'aujourd'hui. Chaque année un thème nouveau apportait, par l'histoire, des enseignements au sociologue, qu'il s'agisse de l'enseignement ou de l'armée, du pouvoir ou de la famille, des codifications ou des coutumes tribales, des féodalités ou des notables, etc. Un volume sur Les Maîtres du pouvoir (1994) est né de ces enquêtes. Des articles ont été publiés. Ce sont les principaux d'entre eux que l'on trouvera dans ce volume.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...