Biographie de l'auteur Né le 6 mai 1969 à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine, Manu Larcenet ne cache pas l'influence des lectures d'enfance sur ses études : cours de graphisme au lycée de Sèvres, puis école des Arts Appliqués. Il avoue sa motivation profonde : "J'ai fait beaucoup de musique punk rock pour épater les filles, mais comme les filles ne s'évanouissaient pas, j'ai fait du dessin (bien qu'elles ne s'évanouissent toujours pas). Après, j'ai commencé à vieillir. C'est là que les ennuis ont commencé : illustrations pour WIND MAGAZINE, participation à des fanzines rock et politiques jusqu'à mon arrivée à FLUIDE GLACIAL où on est quand même bien parce que j'ai pu y faire quatre albums. Sinon, je m'amuse de temps à autre dans les pages de SPIROU, seul ou avec des copains. Avec mon frère, j'ai aussi fait deux albums de cartoons, chez Glénat, et deux jeux de rôles chez Les Rêveurs de Runes, qui viennent de publier mon deuxième album autobiographique après "Dallas Cow-boy" (Presque... pas cher, joli, en vente partout)." La collection "Humour libre" lui ouvre une série d'anthologies de cartoons complètement délirants sous le titre général "La Vie est courte". Avec sa muse Jean-Michel Thiriet, il y impose une vision déjantée et corrosive de notre univers quotidien. En parallèle, le journal de SPIROU publie les avatars de "Pedro le Coati" qu'il anime avec Michel Gaudelette, son complice de FLUIDE GLACIAL. Pedro est désormais édité en albums (pas chers, jolis, en vente partout aussi).Né à Paris le 26 février 1959, Michel Gaudelette est le fils d'un excellent dessinateur réaliste qui, sous le pseudonyme d'André Joy, publia longtemps les aventures d'un jeune jockey (P'tit Joc) dans VAILLANT avant de multiplier les récits complets dans LINE, COEURS-VAILLANTS, DJIN, LISETTE, etc. Cette hérédité le dirige vers la carrière paternelle, mais en cultivant pour sa part l'humour décalé et la caricature délirante. Après avoir passé son baccalauréat dessin, il suit les cours de l'école des Beaux-Arts de Paris, puis celle des Arts Appliqués et anime son propre fanzine KOLOSSAL EKATOMB (1979). De 1983 à 1990, il travaille dans la publicité, sans trop d'enthousiasme, mais il faut bien remplir la marmite. Sa carrière prend un tout autre tour lorsqu'il arrive à glisser ses premières histoires complètes dans FLUIDE GLACIAL dont il deviendra rapidement un pilier. Sur des scénarios de Sauger, Radada, la méchante sorcière investit le mensuel et paraît en albums aux éditions Audie dès 1994. Sa rencontre avec Emmanuel Larcenet l'incite à créer avec celui-ci Onc' Donald, une vision très particulière de l'univers des célèbres canards disneyens. Régulièrement sollicitée pour animer les marges de FLUIDE GLACIAL, son autocaricature est la vedette d'un album hilarant sur les coulisses du métier (La Vie des Festivals, Fluide Glacial, 2000). Avec son complice Larcenet, Gaudelette est le maître de la private joke moderne et ses amis se battraient pour pouvoir être caricaturés par lui. Lorsqu'elle sort de l'ordinaire, la gent animalière inspire également son trait faussement bonhomme : il n'est guère étonnant qu'après avoir multiplié les frasques de ptésosaures, sauriens et autres phacochères, il se soit tourné, avec la collaboration de Larcenet pour les scénarios, vers la description de la vie quotidienne des pensionnaires d'un singulier zoo dans "Pedro le Coati", pour les éditions Dupuis.
Nombre de pages
48
Date de parution
09/01/2002
Poids
356g
Largeur
218mm
Plus d'informations
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EAN
9782800132433
Titre
Pedro le coati. Tome 2
Auteur
Gaudelette Michel ; Larcenet Manu
Editeur
DUPUIS
Largeur
218
Poids
356
Date de parution
20020109
Nombre de pages
48,00 €
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Commentaires Un type qui fait figurer sur la couverture de son album de BD un vrai-faux bandeau "Grand Prix du Festival d'Angoulême", tout froissé et rafistolé avec du scotch, ne peut pas être totalement mauvais… Quoique. Mauvais, il l'est dès qu'il parle de ses petits copains du magazine Fluide glacial, où il est dessinateur. Une vraie peste. Heureusement, le gaillard est drôle. Très drôle. Et ses collègues de bureau ont droit à un véritable festival de méchancetés. Maëster (auteur de Sœur Marie-Thérèse) est croqué en grosse brute primaire et Larcenet (Bill Baroud) en grande gueule puérile. Quant au rédac-chef… Là, mieux vaut ne pas parler du traitement qui lui est infligé : ça sent le harcèlement moral et le licenciement pour faute. À part ça, vous en apprendrez de belles sur les usages insoupçonnés du cassoulet et les galères des festivals de BD. Mais lisez l'album : la décence nous interdit d'en dire plus. Comme l'écrit Gaudelette, "certains d'entre nous sont pères de famille". Hypocrite, va ! --Philippe Actère
Au fond de son marais putride vit Radada, une immonde sorcière dont sa laideur n'a d'égal que sa méchanceté. Affublée de son fidèle Ptésosaure, Francis, elle s'occupe de son potager, jette de sombres maléfices et fait le mal dès qu'elle le peut, quand elle n'est pas emmerdée par son insupportable soeur, la gentille fée Mélusine. Créé en 1992 par Gaudelette et Sauger, Radada à tout de la série culte. Imaginez un univers à la Disney où l'on aurait remplacé la mièvrerie bon enfant par un humour déjanté et sans limite, un monde atrocement drôle où les cochons en chemise hawaïennes sont érotomanes, où les ptésosaures mangent des bébés et où les anges sont appelés les "sans-couilles". Dessins superbes, dialogues désopilants, scénarios inventifs et sans tabous sont réunis dans cette intégrale qui regroupe les 3 tomes de la série et un dossier inédit.
Belote, rebelote et dix de der ! Derrière les barreaux d'un zoo en folie, la vie ne ressemble pas toujours à un long fleuve tranquille. Entre les parties de belote animées, Ernest le hérisson, Humphrey le pingouin et Pedro le coati ont fort à faire pour accueillir les p'tits nouveaux et faire régner la paix et l'harmonie au sein de cette communauté bigarrée. Dans ce troisième tome, à coups d'histoires courtes à la fois tendres et mordantes, Gaudelette traite de l'intolérance, de l'individualisme, du réchauffement climatique... À mettre au plus vite entre toutes les mains car, comme le dit si justement Pedro, quand tout va mal on ne peut plus se la jouer perso sinon c'est le carnage !
Nelson, c'est l'insupportable diablotin qui vient s'incruster dans la vie de Julie, une jeune et jolie célibataire, et de Floyd, un labrador engourdi. Mais attention, personne n'est à l'abri de cette malédiction orange ! Nelson a largement assez de défauts pour dynamiter le quotidien de tous les infortunés qui croisent son chemin...
Quelle chance ! Je voyage à bord de l'Orient Express en direction de Constantinople, la capitale de l'Empire ottoman. C'est la première fois que je pars à l'aventure avec Elliot. Il a reçu un télégramme urgent : Emir, un jeune archéologue, nous appelle à l'aide ! Les premiers jours de train ont été riches en émotions. Un étrange écrivain semble se méfier de moi et une mystérieuse aristocrate est venue à mon secours... J'ai l'impression que cette expédition sera très mouvementée. Quelles autres surprises m'attendent dans ce pays aux multiples cultures ...
Birahima a dix ans, un insolent qui parle vite, jure beaucoup et s'accroche à ses dictionnaires comme à une arme. De Togobala à Monrovia, il traverse la Côte d'ivoire, la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria. Après la mort de sa mère, il prend la route avec Yacouba, " féticheur " et " multiplicateur de billets ". Très vite, la guerre l'avale : chefs de guerre, rites, pillages, drogues, enfants-soldats et, au milieu du chaos, une lucidité ravageuse." Allah n'est pas obligé ", répète-t-il, pour tenir debout. A sa parution, le roman Allah n'est pas obligé, aux Editions du Seuil a été un choc. Parce que Kourouma choisissait un enfant-soldat comme narrateur, et lui donnait une langue explosive, déroutante, capable de passer de l'innocence à l'horreur sans prévenir, de la farce à la tragédie. La réception a été à la mesure du coup porté : le roman a marqué durablement, couronné de prix prestigieux (Renaudot, Goncourt des lycéens, Amerigo-Vespucci), s'imposant depuis comme un classique de la littérature contemporaine. Avec cette adaptation en bande dessinée, Zaven Najjar, le réalisateur du long-métrage animé, prolonge son film tout en revenant à la langue d'Ahmadou Kourouma. Une plongée dans la guerre à hauteur d'enfant, drôle, terrible, nécessaire.
La publication des cahiers d'Alter Fajnzylberg, détenu à Auschwitz-Birkenau d'avril 1942 à janvier 1945, forcé d'intégrer pendant dix-huit mois un Sonderkommando, constitue une contribution exceptionnelle à l'histoire de la Shoah. Ces écrits inédits, rédigés en polonais à son arrivée en France, entre l'automne 1945 et le printemps 1946, dans l'urgence de dire ce qu'il avait vu dans les camps, furent alors enfouis dans une boîte à chaussures ? comme un secret brûlant. Il a fallu des décennies à son fils unique Roger pour les extirper du passé, les faire transcrire, traduire et les contextualiser grâce à l'aide de l'historien Alban Perrin. Un témoignage d'autant plus important que les rescapés des Sonderkommandos sont très rares, les nazis ayant veillé à éliminer tous les témoins directs de leur abominable entreprise. Le témoignage bouleversant d'Alter Fajnzylberg, Juif déporté et rescapé d'Auschwitz, est adapté en BD, pour lui rendre hommage, par deux scénaristes spécialistes du sujet, Jean-David Morvan (Madeleine, résistante, Adieu Birkenau) et Victor Matet (Adieu Birkenau), avec la complicité du dessinateur Rafael Ortiz (Sur le front de Corée). Ce témoignage est en outre contextualisé par l'historien Alban Perrin.