Il y a neuf siècles, alors que les bénédictins de l'Ordre de Cluny glorifiaient Dieu dans la splendeur des offices et la magnificence des églises, un moine inconnu, Robert de Molesme, proposa de revenir à la stricte observance de la Règle de Benoît de Nurcie : prier loin du monde et vivre du travail de ses mains. Ainsi, le " Nouveau Monastère " de Cîteaux allait devenir un modèle pour une cohorte de " cisterciens ", moines de ch?ur et frères convers, implantés dans quelque sept cent cinquante abbayes à travers l'Europe, sans compter les monastères de moniales qui s'y rattachèrent. Sous l'impulsion de Bernard de Clairvaux, le plus célèbre des " moines blancs ", le nouvel Ordre devint rapidement la conscience de la Chrétienté, contrôlant le pouvoir politique et mobilisant la féodalité pour la plus grande gloire de Dieu. L'architecture dépouillée des abbayes cisterciennes imposait une nouvelle esthétique à l'art roman, que les maîtres d'?uvre de l'Ordre portèrent à son apogée, et à l'art gothique naissant, qu'ils contribuèrent à développer dans toute l'Europe. Les domaines agricoles et industriels des cisterciens participèrent également, et avec grande efficacité, à la révolution technique des XIIe et XIIIe siècles. Cette histoire et sa traduction architecturale constituent le thème du livre de Jean-François Leroux et Henri Gaud. Mais leur approche de l'univers cistercien ne se limite pas, ainsi qu'on le présente trop souvent, à la seule période médiévale. L'Ordre de Cîteaux est riche d'une histoire continue jusqu'à nos jours, au c'ur de l'évolution de l'Eglise romaine et de la politique des états européens. Les " moines blancs " s'y révèlent des constructeurs exemplaires, s'appropriant les styles de leur temps, particulièrement à l'époque baroque qui leur inspira des chefs-d'?uvre trop méconnus et que présente cet ouvrage. Aujourd'hui encore, les vestiges préservés ou ruinés des abbayes cisterciennes attirent la foule des visiteurs. Ce livre propose de donner une signification au patrimoine cistercien que notre époque a reçu en héritage.
Nombre de pages
400
Date de parution
23/11/1998
Poids
3 070g
Largeur
282mm
Plus d'informations
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EAN
9782844590008
Titre
Les abbayes cisterciennes. En France et en Europe
Auteur
Gaud Henri ; Leroux-Dhuys Jean-François
Editeur
PLACE VICTOIRES
Largeur
282
Poids
3070
Date de parution
19981123
Nombre de pages
400,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Leroux-Dhuys Jean-François ; Gaud Henri ; Azzarett
Il y a neuf siècles, alors que les bénédictins de l'Ordre de Cluny glorifiaient Dieu dans la splendeur des offices et la magnificence des églises, un moine inconnu, Robert de Molesme, proposa de revenir à la stricte observance de la Règle de Benoît de Nurcie : prier loin du monde et vivre du travail de ses mains. Ainsi, le "Nouveau Monastère" de Cîteaux allait devenir un modèle pour une cohorte de "cisterciens", moines de choeur et frères convers, implantés dans quelque sept cent cinquante abbayes à travers l'Europe, sans compter les monastères de moniales qui s'y rattachèrent. Sous l'impulsion de Bernard de Clairvaux, le plus célèbre des "moines blancs", le nouvel Ordre devint rapidement la conscience de la Chrétienté, contrôlant le pouvoir politique et mobilisant la féodalité pour la plus grande gloire de Dieu. L'architecture dépouillée des abbayes cisterciennes imposait une nouvelle esthétique à l'art roman, que les maîtres d'oeuvre de l'Ordre portèrent à son apogée, et à l'art gothique naissant, qu'ils contribuèrent à développer dans toute l'Europe. Les domaines agricoles et industriels des cisterciens participèrent également, et avec une grande efficacité, à la révolution technique des XIIe et XIIIe siècles. Cette histoire et sa traduction architecturale constituent le thème du livre de Jean-François Leroux et Henri Gaud. Mais leur approche de l'univers cistercien ne se limite pas, ainsi qu'on le présente trop souvent, à la seule période médiévale. L'Ordre de Cîteaux est riche d'une histoire continue jusqu'à nos jours, au coeur de l'évolution de l'Eglise romaine et de la politique des états européens. Les "moines blancs" s'y révèlent des constructeurs exemplaires, s'appropriant les styles de leur temps, particulièrement à l'époque baroque qui leur inspira des chefs-d'oeuvre trop méconnus et que présente cet ouvrage. Aujourd'hui encore, les vestiges préservés ou ruinés des abbayes cisterciennes attirent la foule des visiteurs. Ce livre propose de donner une signification au patrimoine cistercien que notre époque a reçu en héritage.
Il y a neuf siècles, alors que les bénédictins de l'Ordre de Cluny glorifiaient Dieu dans la splendeur des offices et la magnificence des églises, un moine inconnu, Robert de Molesme, proposa de revenir à la stricte observance de la Règle de Benoît de Nurcie: prier loin du monde et vivre du travail de ses mains. Ainsi, le "Nouveau Monastère" de Cîteaux allait devenir un modèle pour une cohorte de "cisterciens", moines de choeur et frères convers, implantés dans quelque sept cent cinquante abbayes à travers l'Europe, sans compter les monastères de moniales qui s'y rattachèrent. Sous l'impulsion de Bernard de Clairvaux, le plus célèbre des "moines blancs", le nouvel Ordre devint rapidement la conscience de la Chrétienté, contrôlant le pouvoir politique et mobilisant la féodalité pour la plus grande "gloire de Dieu. L'architecture dépouillée des abbayes cisterciennes imposait une nouvelle esthétique à l'art roman, que les maîtres d'oeuvre de l'Ordre portèrent à son apogée, et,à l'art gothique naissant, qu'ils contribuèrent développer dans toute l'Europe. Les domaines agricoles et industriels des cisterciens participèrent également, et avec une grande efficacité, à la révolution technique des XIIe et XIIIe siècles. Cette histoire et sa traduction architecturale constituent le thème du livre de Jean-François Leroux et Henri Gaud. Mais leur approche de l'univers cistercien ne se limite pas, ainsi qu'on le présente trop souvent, à la seule période médiévale. L'Ordre de Cîteaux est riche d'une histoire continue jusqu'à nos jours, au coeur de l'évolution de l'Eglise romaine et de la politique des états européens. Les" moines blancs "s'y révèlent des constructeurs exemplaires, s'appropriant les styles de leur temps, particulièrement à l'époque baroque qui leur inspira des chefs - d'oeuvre trop méconnus et que présente cet ouvrage. Aujourd'hui encore, les vestiges préservés ou ruinés des abbayes cisterciennes attirent la foule des visiteurs. Ce livre propose de donner une signification au patrimoine cistercien que notre époque a reçu en héritage."
Kim En Joong est né en Corée en 1940. Fils de calligraphe, il étudie d'abord la calligraphie traditionnelle, puis entre aux Beaux-Arts de Séoul. Pour assurer sa subsistance pendant ses études, il enseigne le dessin au petit séminaire de Séoul. Il découvre le christianisme et se convertit. En 1969 Kim En Joong vient en Suisse et en France pour étudier l'art contemporain occidental et s'engager dans une vie de peintre et d'artiste. Là, il rencontre les dominicains et demande à être reçu dans leur Ordre. Il sera ordonné prêtre en 1974. Quelques dominicains éminents parmi ses aînés l'encouragent alors à poursuivre son oeuvre comme forme de "prédication silencieuse". Il travaille beaucoup et pendant des années, avant que des écrivains (Julien Green...), de grands galeristes (Yoshi, Sapone, Cazeaux-Béraudière...) et des spécialistes de l'art (Jean-Louis Prat, Bernard Antonioz...) ne se passionnent pour son travail qui s'inscrit dans l'esprit de l'art sacré. Bientôt il crée des vitraux pour de hauts lieux de la spiritualité contemporaine et du patrimoine monumental: cathédrale d'Evry, de Chartres, monastère de Dax, abbaye de Ganagobie, de Fontfroide, basilique de Brioude. Ce premier ouvrage publié sur l'oeuvre en vitrail du père Kim En Joong présente, à travers un parcours de 19 grandes réalisations, les apports esthétiques et spirituels d'une oeuvre de méditation à la force exceptionnelle. Une vision contemporaine inédite, riche de signification, d'un artiste à la recherche d'un autre langage, pour fixer une parcelle d'éternité à travers la lumière.
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