Les enfants de l'oncle Sam ont mauvaise mine. Ils habitent dans le New Jersey des maisons blanches toutes pareilles. Le week-end, ils font des barbecue-parties autour de la piscine ou tondent la pelouse. Jernigan, lui, regarde pour la 125eme fois le même épisode de Star Trek en buvant une bière, allongé sur un sofa, dans le living de sa voisine. Il attend Dieu sait Quoi. Le quatre juillet, peut-être ... Ce jour-là ? Independance Day, la fête nationale américaine ?, sa femme Judith s'est tuée et le Dow Jones a atteint son niveau le plus bas depuis la crise de 29. Ce jour-là, sa vie s'est cassée. Depuis, il essaie de recoller les morceaux. Et c'est dur, très dur ! Comme Holden Caulfield, le héros de L'Attrape-C'ur, il monologue, faux cynique cachant sa sensibilité sous une désinvolture apparente. Comme lui, il rêve de se faire ermite au milieu des solitudes du New Hampshire. Oui, mais voilà : Jernigan a la quarantaine, son fils joue des trucs bizarres sur sa guitare électrique (« Hard Rock ? ? Arrête, papa, tu n'y comprends rien ») et sa petite amie fait un mauvais trip. Pendant ce temps, l'Amérique glisse doucement vers la fin des années Reagan. C'est le krach de Wall Street et le crack dans la rue, la paupérisation des classes moyennes et la tiersmondisation des pauvres. Où sont passées les couleurs de la vie ... David Gates jette sur tout cela un regard aigu et sensible. Romancier, il est attentif à ce qui se passe entre les hommes et les femmes ? attraction-répulsion, love streams, désirs, illusions ?, les fils et les pères ? amour fou, silences, responsabilités ? les mères et les filles ? fusion, rivalité, meurtre. Son livre est d'une nudité bouleversante. Traduit de l'anglais (États-Unis) par François Lasquin.
Nombre de pages
348
Date de parution
12/02/1993
Poids
405g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782879290096
Titre
Jernigan
ISBN
2879290090
Auteur
Gates David
Editeur
OLIVIER
Largeur
145
Poids
405
Date de parution
19930212
Nombre de pages
348,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Doug Willis (marié, deux enfants) possède une maison de campagne au nord de New York, à Preston Falls. Sous prétexte d'effectuer des travaux, Willis prend un congé sabbatique et s'y installe pour deux mois, seul. Tel est le point de départ de cet étonnant roman " existentiel ", portrait d'un anti-héros et récit d'un naufrage conjugal. Willis est un loser, et il le sait. Sa famille aussi. Cela ne l'empêche pas de glisser lentement vers un échec annoncé, de se laisser aller à des comportements régressifs ou légèrement asociaux, à des accès de déprime, à des fréquentations qui ne sont plus vraiment de son âge. Si l'art du roman vise à l'élucidation d'une vie, Gates s'y montre un virtuose, dans une veine naturaliste qui procède par accumulation de détails vrais et de dialogues d'une justesse absolue. Lecteur forcené de Dickens et de Jane Austen, Doug Willis découvre par hasard le grand roman mystique et allégorique de John Bunyan, The Pilgrim's Progress, et en fait son livre de chevet. L'allusion est transparente : il faut lire Preston Falls comme le récit d'une rédemption morale qui ne parvient pas à son terme. Mais le plus surprenant tient au rôle joué par Jean, la femme de Willis. Au milieu du roman, Willis disparaît. Désormais, le récit se poursuit du point de vue de Jean, et c'est une autre histoire, complexe, nuancée, douloureuse. Ce roman magnifique est celui d'un " retournement " : comme si David Gates faisait pivoter sur son axe une tranche d'american way of life pour nous en révéler l'envers. Une réussite littéraire comparable à celle que furent, il y a vingt ans, les grands romans de John Updike.
Doug Willis (marié, deux enfants) possède une maison de campagne au nord de New York, à Preston Falls. Sous prétexte d'effectuer des travaux, il s'y installe, seul. Tel est le point de départ de cet étonnant roman " existentiel ", portrait d'un anti-héros et récit d'un naufrage conjugal. Mais le plus surprenant tient au rôle joué par Jean, la femme de Willis. Lorsque ce dernier disparaît, c'est une tout autre histoire qui apparaît, complexe, nuancée, douloureuse. " Preston Falls représente ce que la littérature américaine, en prise directe avec la réalité d'aujourd'hui, peut faire de mieux : écrire sans jamais les amoindrir, les perditions sociales " Marie-Laure Delorme, Le journal du Dimanche. " Aigu, tranchant, souvent très drôle, ce roman fait entendre les silences les plus enfouis. " Michel Abescat, Télérama.
L'Inspecteur des ruines. " Le 4 Juillet était de retour. C'était aussi le premier anniversaire de la mort de Judith. J'allais commémorer l'événement en tondant la pelouse. Ensuite, je regarderais le match de base-ball à la télé. Quant à la soirée, il serait toujours temps de voir. Oui, je sais, tout ça parait bien piteux. " Le 4 juillet, la vie de Peter Jernigan s'est cassée. Sa femme Judith est morte. C'est la fin des années Reagan, son fils Danny joue des trucs bizarres sur sa guitare (" du Hard Rock ? ! ") et sa petite amie fait un mauvais trip. Et Jernigan, la quarantaine, regarde pour la 125e fois le même épisode de Star Trek, affalé sur un sofa en éclusant une bière. Il faudrait parler à Danny, recoller les morceaux, redonner un sens à sa vie. Mais c'est dur, très dur. A travers son monologue désabusé et ironique, ponctué d'adresses au lecteur, Jernigan donne la pulsation d'une Amérique en pleine gueule de bois, faux cynique cachant sa sensibilité sous une désinvolture apparente. Roman précurseur de cette Amérique désenchantée, qui annonça IT Karoo de Steve Tesich et Les Corrections de Jonathan Franzen, Jernigan est une voix " drôle et effrayante. Une voix qui inspecte les ruines et rend compte de la fin du rêve " (Le Monde), un chef-d'oeuvre méconnu.
Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre.Retour en arrière: Hansen est superintendant a L'Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et ? plus encore ? de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu'il n'est pas occupé à venir en aide aux habitants de L'Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son aéroplane, elle l'emmène en plein ciel, au-dessus des nuages. Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L'Excelsior, des conflits éclatent. Et l'inévitable se produit.Une église ensablée dans les dunes d'une plage, une mine d'amiante à ciel ouvert, les méandres d'un fleuve couleur argent, les ondes sonores d'un orgue composent les paysages variés où se déroule ce roman.Histoire d'une vie, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon est l'un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain qu'animent le sens aigu de la fraternité et un sentiment de révolte à l'égard de toutes les formes d'injustice.
Ils vivent en Suisse, au Japon, à New York, Los Angeles ou Tel-Aviv. Ce sont des hommes et des femmes de tous âges qu'a priori rien ne rapproche. Et pourtant? Saisis à un moment décisif de leur parcours, les personnages d'Être un homme sont poussés à questionner le sens profond de leur existence. Pour certains, il s'agit de leur judéité. Pour d'autres, des liens familiaux, amoureux ou amicaux qui les unissent. Une aura de mystère les entoure, comme si une présence invisible les accompagnait. Dans ce recueil de nouvelles conçu avec l'ampleur d'un roman, Nicole Krauss fait mouche par la justesse et la poésie de son écriture. Elle tient une place à part dans le paysage littéraire américain et le prouve une fois de plus. Magistralement.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Paule Guivarch.Née en 1974, Nicole Krauss a publié en 2006 L'Histoire de l'amour (Gallimard, prix du Meilleur livre étranger). En 2011, elle a rejoint les Éditions de l'Olivier avec La Grande Maison. Son dernier roman, Forêt obscure, a connu un très beau succès critique et public en 2018.
Connell et Marianne ont grandi dans la même ville d'Irlande. Il est le garçon en vue du lycée, elle est la solitaire un peu maladroite. Pourtant, l'étincelle se produit : le fils de la femme de ménage et l'intello hautaine connaissent ensemble leur premier amour.Un an plus tard, alors que Marianne s'épanouit au Trinity College de Dublin, Connell s'acclimate mal à la vie universitaire.Un jour, tout est léger, irrésistible?; le lendemain, le drame pointe et les sentiments vacillent.Entre eux, le jeu vient tout juste de commencer.Sally Rooney réussit le tour de force de donner une dimension unique et universelle à cette histoire. Porté par des dialogues saisissants de justesse, Normal People est un roman magistral sur la jeunesse, l'amitié, le sexe, sur les errances affectives et intellectuelles d'une génération qui n'a plus le droit de rêver, mais qui s'entête à espérer.Traduit de l'anglais (Irlande) par Stéphane Roques.Sally Rooney est née en 1991 en Irlande. Autrice de Conversations entre amis (L'Olivier, 2019), qui a rencontré un immense succès dans le monde entier, elle signe avec Normal People un roman phénomène. Il a été adapté en série, qui est diffusée sur France 5.
Ce sont des mots que l'on a entendus derrière une porte et qui nous invitent dans l'intimité des autres. C'est la tête que l'on tourne vers un éclat de rire dans la rue. Le hoquet de tristesse d'une fille apprenant une mauvaise nouvelle au téléphone. C'est la phrase glissée dans une conversation, une phrase qui ne paie pas de mine, prononcée comme on dit ça comme ça et dont, pourtant, on se souviendra toute sa vie. C'est le bruit que font les autres sur le fil des secondes. " Ces autres qui nous entourent, David Thomas excelle à les dépeindre. Son art de la brièveté, son écriture vive et précise font naître des personnages inoubliables. Avec leurs qualités, leurs failles, leurs contradictions, leur noirceur parfois, leur drôlerie aussi. Seul entouré de chiens qui mordent offre une singulière façon de regarder le monde. Avec une pointe d'ironie. Et toujours beaucoup de tendresse.