Le meurtre de la Mère. Traversée du tabou matricide des origines à nos jours
Gastambide Michèle
DDB
27,40 €
Epuisé
EAN :9782220051482
Ah ! Je savais bien que tu étais ma mère ", dit l'enfant en me démasquant. " Je vais te tuer... parce que tu m'as trahi... Tu as tué mon père ! " Ces quelques mots sont la clé de cette traversée du tabou matricide, avec laquelle Michèle Gastambide ouvre la porte d'une des pièces les plus reculées, les moins visitées aussi, de notre inconscient et de notre réalité. Laissons parler l'auteur : " Nous sommes tous des Oreste ou des Électre potentiels, assassins d'une Mère dont la toute-puissance réduirait le père au néant. À travers le jeu d'un enfant, il apparaît que cette violence primaire et sa destructivité, douloureuses, constructives pour peu qu'elles soient entendues comme telles, tendraient à s'exprimer en gestes symbolisants (jeter, trouer, couper, casser), puis à s'organiser en un scénario du meurtre de la Mère. " Cette pulsion attentatoire à la vie de la mère se révèle en travail analytique alors que, dans le monde, des actes d'une violence inouïe se manifestent comme autant de passages à l'acte, détournés de leur objectif premier.Michèle Gastambide ouvre ici un nouveau domaine de confrontation et de réflexion, à la découverte des gouffres et des terres inexplorées du matricide. L'auteur nous offre une traversée passionnante, autant que dérangeante, entre fonds déchaînés de la tragédie grecque et récifs battus par les vents des cas cliniques.
Nombre de pages
313
Date de parution
18/09/2002
Poids
420g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782220051482
Titre
Le meurtre de la Mère. Traversée du tabou matricide des origines à nos jours
Auteur
Gastambide Michèle
Editeur
DDB
Largeur
140
Poids
420
Date de parution
20020918
Nombre de pages
313,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Extrait de l'avant-proposCe dialogue est né d'une rencontre. Lors d'une intervention à des journées de l'Association lacanienne internationale, j'ai évoqué publiquement mon intérêt pour le matricide dans le contexte actuellement de plus en plus fréquent de ce que j'appelle la famille bimonoparentale. A la fin de mon exposé, une collègue qui m'était jusque-là inconnue s'est présentée à moi pour me dire qu'elle avait écrit un livre sur le matricide et que, comme c'était la première fois qu'elle entendait évoquer cette thématique dans le groupe d'analystes auquel nous appartenions tous les deux, elle se réjouissait de pouvoir m'en faire part explicitement.Comme le dit l'expression, mon sang ne fit qu'un tour, et je me suis aussitôt procuré cet ouvrage qui avait complètement échappé à ma vigilance autant qu'à celle de mes collègues. La surprise fut au rendez-vous: un ouvrage excellent sur ce sujet avait donc été publié il y avait déjà plusieurs années et il avait été complètement ignoré par les psychanalystes. De plus, il se référait explicitement et longuement à l'Orestie, trilogie grecque d'Eschyle à laquelle moi-même je m'étais intéressé pour des raisons à première vue toutes différentes.Le fait m'a intrigué d'autant plus que je faisais progressivement la découverte de la pertinence actuelle de cette problématique: face à l'évolution de la famille à laquelle nous assistons, c'est le modèle monoparental qui s'avère de plus en plus fréquemment rencontré. Mais cette disposition n'est pas que sociologique; elle recouvre pour l'enfant une façon différente d'avoir affaire à la génération d'avant: fût-ce à deux reprises, et cela même dans les familles restées unies, celui-ci se trouve confronté à un seul parent. En fait, c'est comme si l'articulation des père et mère - leur relation étant fondée, comme on le sait depuis Lacan, sur leur non-rapport -n'était bien souvent plus au programme, ce qui m'a fait parler de clinique de la famille bimonoparentale. S'ensuit comme conséquence un glissement de la problématique habituelle du parricide - qui, rappelons-le, désigne le meurtre du parent, qu'il soit père ou mère - vers celle du matricide. Comme si effectivement, ce que l'enfant avait pour tâche de faire mourir, ce n'était plus tant symboliquement le père que la mère! La transgression que l'enfant devait assumer ne relevait plus alors que d'un seul Autre, le plus souvent non barré!J'ai donc pris contact avec l'auteur et lui ai proposé d'échanger autour de la pertinence de cette question. Nous nous sommes mis au travail et petit à petit, de rencontre en rencontre, nos entretiens ont pris la forme de l'ouvrage que le lecteur découvre ici.
À l'heure où les fractures géopolitiques se creusent et où les équilibres patiemment établis vacillent, l'idée du retour des empires s'impose dans le débat. De la Russie à la Chine, en passant par les États-Unis, nombre d'acteurs semblent vouloir renouer avec des logiques de puissance, d'expansion et de domination culturelle, économique et politique. Mais pourquoi assistons-nous à ce phénomène que l'actualité ne cesse de confirmer, de la guerre en Ukraine aux affrontements qui se multiplient au Proche et Moyen-Orient ? Faut-il y voir simplement les conséquences directes des rapports de force à l'oeuvre, ou s'agit-il d'une transformation plus profonde de notre conception du pouvoir, des territoires, de l'identité des peuples et de leur histoire ? Les réponses à ces questions complexes sont ici abordées de front par Pascal Boniface et Pierre Lellouche avec toutes les nuances qui conviennent. Une chose est sûre : face aux appétits des puissances révisionnistes, notre modèle démocratique, en particulier européen, semble aujourd'hui vulnérable. Peut-il encore opposer une résistance à ces logiques inquiétantes ? Et sommes-nous prêts à en assumer pleinement les exigences ? Pascal Boniface est le fondateur et directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Il est l'auteur de différents ouvrages ayant pour thème les relations internationales dont Israël-Palestine, une guerre sans limites ?, Eyrolles, 2025. Pierre Lellouche est spécialiste en géopolitique des conflits, ancien député et ministre des Affaires européennes. Il est l'auteur de plusieurs essais dont Engrenages. La guerre d'Ukraine et le basculement du monde, Odile Jacob, 2024.
Liens transgénérationnels, secrets de famille, syndrome d'anniversaire, transmissions des traumatismes et pratique du génosociogramme.Anne Ancelin Schützenberger livre dans cet ouvrage, à travers son analyse clinique et sa pratique professionnelle de près d'une vingtaine d'années, une «thérapie transgénérationnelle psychogénéalogique contextuelle».En langage courant, ceci signifie que nous sommes un maillon dans la chaîne des générations et que nous avons parfois, curieusement, à «payer les dettes» du passé de nos aïeux. C'est une sorte de «loyauté invisible» qui nous pousse à répéter, que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou pas, des situations agréables ou des événements douloureux. Nous sommes moins libres que nous le croyons, mais nous avons la possibilité de reconquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire, en comprenant les liens complexes qui se sont tissés dans notre famille.Ce livre passionnant et truffé d'exemples s'inscrit parmi les toutes récentes recherches en psychothérapie intégrative. Il met particulièrement en évidence les liens transgénérationnels, le syndrome d'anniversaire, le non-dit-secret et sa transformation en un «impensé dévastateur».Anne Ancelin Schützenberger, psychothérapeute, groupe-analyste et psychodramatiste de renommée internationale, est professeur émérite des Universités et a été directeur pendant une vingtaine d'années du Laboratoire de psychologie sociale et clinique de l'Université de Nice. Elle a publié Le Psychodrame, Psychogénéalogie, Le plaisir de vivre, Sortir du deuil, chez Payot, et Vouloir guérir chez Desclée de Brouwer.
Il ne suffit pas d'aimer son enfant pour qu'il se développe harmonieusement. Car, ajoute Suzanne Robert-Ouvray, si tout commence dès la naissance avec les soins quotidiens, les échanges affectifs, la sécurité émotionnelle, il faut aussi l'aider à organiser sa tonicité afin que sa motricité et ses comportements soient adaptés à ses besoins. Avant même de parler, c'est avec ses tensions musculaires et organiques que le bébé répond aux stimulations de son environnement. Par ignorance, banalisation ou incompréhension, un défaut de soutien de l'enfant ou des gestes de maltraitance peuvent provoquer de graves perturbations relationnelles. Emaillé d'exemples concrets, cet ouvrage accessible propose une théorie de l'étayage psychomoteur à tous ceux qui ont la tâche délicate d'aider les enfants à grandir et à se développer.
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