Figure éminente du romantisme, surtout connu en tant que peintre du cheval, Théodore Géricault (1791-1824) meurt à trente-deux ans, plus jeune que Raphael ou Watteau, laissant une production lithographique qui compte parmi les plus grands chefs-d'oeuvre du XIXe siècle. Formé par Carle Vernet, Guérin et l'Ecole des beaux-arts, ayant copié les maîtres au Louvre, Géricault échoue au prix de Rome en 1816, mais se rend à ses frais en Italie. Il introduit dans son oeuvre l'actualité contemporaine : libéral, il montre les souffrances des soldats de l'Empire, critique le régime de la Restauration avec son Radeau de la Méduse (Salon de 1819), s'intéresse à la question de l'esclavage. Durant ses séjours à Londres en 1820-1821, il dénonce dans ses lithographies la réalité sociale des débuts de la révolution industrielle. Les poèmes de Lord Byron inspirent sa production orientaliste, dominée par son amour du cheval. Le musée Condé à Chantilly conserve une collection presque complète de ses lithographies, acquise en 1866 par Henri d'Orléans, duc d'Aumale (1822-1897), donateur de Chantilly à l'Institut de France.
Nombre de pages
94
Date de parution
15/06/2018
Poids
535g
Largeur
216mm
Plus d'informations
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EAN
9782878442502
Titre
Géricault. Au musée Condé de Chantilly
Auteur
Garnier-Pelle Nicole
Editeur
FATON
Largeur
216
Poids
535
Date de parution
20180615
Nombre de pages
94,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.
Le sculpteur bourguignon François Pompon est aujourd'hui célèbre dans le monde entier pour son Ours blanc. Déclinée à plusieurs centaines d'exemplaires cette oeuvre iconique des débuts de la modernité séduit toujours par sa dimension intemporelle ; elle démontre avec quel talent l'artiste parvient à capter l'essence de la forme et à saisir l'animal en mouvement. C'est d'ailleurs la version monumentale en plâtre exposée au Salon d'automne de Paris en 1922 qui vaut à l'artiste alors âgé de 67 ans une renommée aussi immédiate qu'universelle. Pourtant, Pompon a longtemps été praticien au service d'autres sculpteurs et son oeuvre personnelle reste fort mal connue. Cet ouvrage explore l'ensemble de la carrière de l'artiste et replacer sa production dans son contexte.
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