Faire la classe à plusieurs. Maîtres et partenariats à l'école élémentaire
Garnier Pascale
PU RENNES
16,00 €
Impression à la demande
EAN :9782868478733
Ce livre est né d'un constat : la figure du maître " seul " dans sa classe est en train de s'effacer devant la multiplication des collaborations avec d'autres adultes pendant le temps scolaire. Comment ces collaborations mettent-elles à l'épreuve aussi bien l'activité quotidienne des enseignants que leur identité professionnelle ? Assiste-t-on à une véritable mutation du travail dans les écoles élémentaires et à une remise en cause de la polyvalence des maîtres ? Quels sont les enjeux à la fois scolaires, sociaux et politiques des changements en cours ? Un travail d'enquête approfondi auprès d'une centaine d'enseignants de huit écoles en milieu urbain apporte des réponses à ces questions en montrant comment l'activité du maître compose désormais avec celle de différents partenaires : employés municipaux, professionnels extérieurs à l'école, parents d'élèves, aides éducateurs et collègues enseignants. Il explique pourquoi ces collaborations sont à géométrie variable, selon les intervenants, les relations avec le groupe classe, les domaines d'intervention et les savoirs qu'elles mettent en jeu. Echappant aussi bien à une apologie des innovations qu'à une critique générale des partenariats mis en oeuvre dans les classes, l'ouvrage de Pascale Garnier témoigne de la très grande diversité des positionnements des maîtres. Il souligne aussi les tensions qui traversent chacun d'entre eux, pris entre le souci de rester le " référent " de sa classe et de lui apporter le concours de partenaires multiples et variés. Par là, il permet de cerner les difficultés et les richesses de ces collaborations dans l'exercice du métier d'enseignant et de clarifier les politiques éducatives qu'elles engagent.
Nombre de pages
235
Date de parution
18/09/2003
Poids
382g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782868478733
Titre
Faire la classe à plusieurs. Maîtres et partenariats à l'école élémentaire
Auteur
Garnier Pascale
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
382
Date de parution
20030918
Nombre de pages
235,00 €
Disponibilité
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A l'heure où les élèves en difficulté mobilisent l'école, les assistantes sociales scolaires nous révèlent toute une activité complexe de médiation avec les familles, les acteurs scolaires, d'autres travailleurs sociaux et les élèves. Elles nous donnent aussi à voir comment un personnel non enseignant s'intègre dans les établissements d'enseignement, définit son identité et sa légitimité dans l'institution scolaire. Plus qu'éclairer une profession trop souvent méconnue, cet ouvrage montre le regard différent qu'elle porte sur l'école et la famille, comme son souci de défendre l'intérêt propre de l'enfant.L'importance des assistantes sociales scolaires ne se mesure pas à leur nombre aujourd'hui encore très réduit, mais aux efforts qu'elles déploient pour résoudre concrètement les difficultés des élèves. Grâce à un travail d'observation prolongé et minutieux de l'exercice du service social dans l'enseignement primaire et secondaire, ce livre entend analyser la richesse de leurs pratiques professionnelles. A travers l'examen d'une série de cas précis, il s'attache à comprendre leur expérience pratique et le sens de leurs interventions. Pour tous les professionnels engagés dans l'action, cet ouvrage voudrait ainsi contribuer à une meilleure intelligibilité de leur pratique et des formes de coordination de leur activité.
A quoi sert l'école maternelle ? Comment la définir ? Est-elle une véritable " école " ou une " maternelle " qui prend soin des jeunes enfants et favorise leur développement ? Toutes ces questions font aujourd'hui débat. Le but de cet ouvrage est précisément d'étudier ces controverses en les replaçant dans l'histoire récente de l'école maternelle. Il montre en particulier comment un même processus de scolarisation caractérise les transformations de l'institution et de son programme, s'inscrit dans les pratiques actuelles au sein des classes et exerce des effets spécifiques sur la vie des familles. En abordant les enjeux sociaux, politiques et culturels de l'école maternelle et en s'ouvrant sur leur dimension internationale, cette enquête empirique met à jour la diversité des pratiques dans les classes et les établissements et offre aux chercheurs, formateurs, étudiants, acteurs du système éducatif, un véritable outil pour penser l'importance de ce moment de la petite enfance.
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Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.