Revue d'histoire nordique N° 29, 2nd semestre 2019 : Se nourrir et se vêtir dans les pays du Nord au
Garnier Emmanuel
PU MIDI
24,99 €
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EAN :9782810712328
Ce numéro traite de la façon dont on se nourrissait et s'habillait à l'époque médiévale dans le nord de l'Europe. Il montre comment les dimensions fonctionnelles, d'affichage et symboliques se mêlent, en évoquant tant les pratiques que les apports de l'archéozoologie. Le dossier traite de la façon dont les habitants du nord de l'Europe se nourrissaient et s'habillaient à l'époque médiévale. Ses cinq articles montrent à quel point, en la matière, dimensions fonctionnelles, d'affichage et symboliques se mêlent, permettant tout à la fois d'étudier les habitudes et les représentations, la matérialité des sociétés médiévales et leurs imaginaires. Ils nous offrent ainsi un panorama très large des pratiques, mais font également la part belle aux questions de méthode, en soulignant notamment tous les apports des données archéozoologiques. Les " Mélanges " évoquent d'une part la naissance complexe du mouvement ouvrier norvégien avant la Première Guerre mondiale, d'autre part les mutations cartographiques du xvie siècle qui transforment la vision du Nord dans le cadre d'une perspective globale du monde. La rubrique " Sources ", enfin, nous présente certains aspects de la lutte de la diaspora estonienne contre l'annexion soviétique au travers d'un texte de 1954.
Nombre de pages
212
Date de parution
21/02/2023
Poids
345g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782810712328
Titre
Revue d'histoire nordique N° 29, 2nd semestre 2019 : Se nourrir et se vêtir dans les pays du Nord au
Auteur
Garnier Emmanuel
Editeur
PU MIDI
Largeur
160
Poids
345
Date de parution
20230221
Nombre de pages
212,00 €
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La certitude qu'ont nos contemporains de vivre un "changement" climatique ne date pas d'aujourd'hui. Tiré d'archives inédites, le présent ouvrage souhaite offrir une autre réalité des fluctuations climatiques et des perceptions que celle que les Européens en ont eue au cours des 500 dernières années. La première constatation concerne le caractère neuf du réchauffement observé depuis 30 ans. La réponse de l'historien est sans appel. Bien avant le Global Warning, nos ancêtres connurent des épisodes parfois très chauds dont l'intensité fit reculer les glaciers alpins à des niveaux inférieurs à ceux d'aujourd'hui. Plus tard, au beau milieu du fameux Petit âge glaciaire, l'Europe fut même confrontée à de véritables... vagues de chaleurs doublées de sécheresses mettant en péril la survie des populations. L'histoire ne serait-elle alors qu'un éternel recommencement. Si la réponse apparaît difficile à formuler en matière de climat, il est en revanche certain que les événements extrêmes qui focalisent tant l'attention de l'opinion publique aujourd'hui faisaient déjà partie du quotidien des sociétés anciennes. La sévérité des catastrophes observées sur cinq siècles démontre qu'elles n'eurent rien à envier à nos désastres récents. Confrontées à l'adversité climatique, nos sociétés, croit-on, passent d'une interprétation religieuse, avec son cortège de processions, à une sécularisation du fait météorologique dans le sillage de la pensée rationaliste et de l'intervention croissante des Etats. Une nouvelle fois, le verdict de l'histoire détonne et étonne. La notion d'Etat providence mérite une réinterprétation totale quand les archives révèlent, dès le XVIIIe siècle, les premières mesures d'indemnisation massive au profit des sinistrés ou encore la mobilisation mise en ?uvre par les monarchies européennes en faveur des régions victimes des caprices de la nature. D'une actualité "brûlante", cet ouvrage ne prétend pas livrer un nouveau récit linéaire accumulant des événements mais plutôt répondre, à l'aune de recherches récentes, à des questions concrètes que les scientifiques mais plus encore nos concitoyens et les médias se posent.
Résumé : Ce livre retrace pour la première fois la conquête de la zone sahélienne amorcée en 1860. Dans un espace immense s'étirant de la Mauritanie au Tchad, face à une situation particulièrement complexe et mouvante, l'armée a inventé de toutes pièces des unités spécialement adaptées aux contextes ethnique, religieux, climatique et sanitaire de cette partie de l'empire et est parvenue à mettre un terme aux rezzous (pillages). Passé ces guerres endémiques s'ouvre une nouvelle ère, à compter des années 1930, celle de "l'apprivoisement" opéré par les méharistes et les médecins "du bout de la piste", qui offrirent à ces territoires une stabilité jamais connue par la suite. Puisant dans une documentation inédite extraite des archives de l'armée à Vincennes et de celles conservées à Dakar, cet ouvrage est d'une brûlante actualité, à l'heure où l'engagement militaire français dans la ceinture sahélienne (actuel dispositif "Barkhane") semble dans l'impasse. Il donne ainsi à comprendre les racines de ce conflit vieux de plus d'un siècle.
Résumé : Terre de conquêtes, la forêt vosgienne connaît entre les XVe et XIXe siècles les assauts d'un peuple de pionniers composé d'acteurs aussi emblématiques que les bûcherons et les schlitteurs. En rupture avec la prétendue médiocrité montagnarde, les Vosges témoignent de remarquables capacités d'adaptation fondées sur l'utilisation d'une richesse locale abondante : la sapinière. Transformée sur place, la matière première ligneuse devient rapidement un produit d'exportation prisé des. foyers économiques rhénan et mosellan. L'introduction puis la généralisation de la pomme de terre au détriment de l'arbre permet aux Vosgiens, en dépit de la pression démographique du XVIIIe siècle, d'échapper à l'émigration, exutoire traditionnel de bien d'autres milieux montagnards. Avec l'émergence des Etats modernes, la " Ligne bleue " suscite de nouveaux enjeux engendrés par la lutte entre Habsbourg et Bourbon. Aux ambitions économiques liées aux filons métallifères s'ajoutent désormais les visées navales de la monarchie française qui promeut le sapin au rang de matériau stratégique. C'est ainsi qu'à la soldatesque des années 1600 succède le temps de la centralisation pour des communautés très attachées à leurs libertés. Confrontés à une politique orientée désormais vers le marché, Alsaciens, Lorrains et Comtois n'ont de cesse de défendre leurs usages, une lutte inégale qui débouche après 1750 sur un climat de délinquance et de violence généralisées. La nouvelle de la prise de la Bastille dans les vallées donne alors le signal de la révolte contre l'Ancien Régime seigneurial et royal.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.