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Villes, réseaux et systèmes de villes. Contribution de l'archéologie
Garmy Pierre
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EAN :9782877724944
La ville est, sans doute, la forme d'organisation humaine la plus complexe qui puisse se trouver. Nulle autre n'atteint en effet un tel degré d'imbrications de fonctions, une telle variété de formes et de tailles, n'intègre une telle variance sociale, ne pèse d'un poids équivalent sur soit territoire et son environnement, n'interagit de manière aussi déterminante avec d'autres, etc. Un objet, à ce point riche et multiforme, mobile dans l'espace et dans le temps, ne saurait, bien entendu, constituer le domaine de recherche réservé d'un seul champ disciplinaire. Il y a lieu au contraire de le soumettre à l'approche croisée de l'interdisciplinarité, au sein de laquelle l'archéologie peut et doit revendiquer tonte sa place, avec beaucoup d'autres disciplines, parce qu'elle est capable de porter sur la ville un regard singulier en ouvrant des perspectives spécifiques. Il paraît acquis que les villes, lieux d'accumulation par excellence, de sédimentation, de stratification verticale et horizontale, de démolition et de reconstruction, certains parlent de palimpseste urbain, ne peuvent être pleinement comprises dans leur état actuel, lui-même provisoire, si l'on fait l'économie des recherches portant sur leur genèse et leur évolution. La création contemporaine en matière d'urbanisme doit pouvoir passer par le respect documenté ou la transgression consciente et raisonnée de l'héritage urbain, des rythmes, des césures, des vides et des pleins, du dedans et du dehors, du monumental et du vernaculaire, du public et du privé, des axes, des réseaux et des flux, autant de paradigmes de l'archéologie urbaine, autant de descripteurs de la ville. Ce livre est conçu en deux parties : la première envisage la ville singulière comme entité socio-spatiale, identifiée par le truchement du travail des archéologues urbains : la seconde considère la ville en réseaux et en systèmes, d'un point de vue théorique d'abord, puis en illustrant par trois études de cas l'idée selon laquelle la ville ne se définit pas seulement en elle-même par ses caractéristiques propres mais aussi, et peut-être surtout, dans les rapports d'interactions spatiales qu'elle entretient avec d'autres villes et avec le territoire. Ce livre est tiré d'un mémoire d'habilitation à diriger les recherches, soutenu en 2009 devant l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne.
La Méditerranée a été le trait d'union de la civilisation antique. Par elle ont transité les produits, les hommes, les idées, les modèles économiques, sociaux et politiques. Mais la mer n'est pas un milieu simple. Elle change avec les saisons, avec les aléas climatiques, et avec les savoirs des hommes, qui la rendent alternativement repoussante ou attirante, en font une auxiliaire ou une ennemie, une porte ouverte ou une barrière. Les routes, qui n'y sont ni tracées, ni balisées, sont le produit d'une alchimie complexe où se mêlent conditions naturelles, technologie, savoirs empiriques et règles commerciales.Déterminer les itinéraires précis qu'empruntaient les navigateurs, leurs variations saisonnières, et les temps nécessaires à leurs parcours, sont le fruit de la géographie historique. Ces rythmes du commerce, qui ont constitué la trame de l'économie méditerranéenne antique, ont fondé la représentation du monde des Anciens. Un voyage à travers l'espace-temps de la navigation antique donne les mesures de la mer transmises aux géographes anciens par l'expérience des marins.
L'ethnoarchéologie est une stratégie expérimentale de compréhension des faits matériels archéologiques reposant sur l'analyse de ces faits dans des cultures vivantes ou récemment disparues et sur le concept d'analogie comportementale, stratégie destinée à résoudre des problèmes pertinents pour l'archéologue. Alain Gallay puise dans ses archives de terrain au Mali, ses notes de cours ainsi que dans la littérature ethnologique de ces trente dernières années, pour bâtir un véritable traité qui servira de référence et de modèle pour les futures enquêtes de terrain.
Cet ouvrage sur Les Burgondes, Ier-VIe siècles apr. J.-C., contient tout ce que l'on peut actuellement savoir sur ce peuple germanique oriental qui s'est installé dans l'Empire romain au cours du Ve siècle. Il fait le point sur l'apport des sources historiques, et surtout des témoins archéologiques, augmenté par les découvertes réalisées depuis les quinze dernières années. Si les sources historiques permettent de reconstituer l'histoire politique et militaire, les Burgondes semblent avoir apporté quelques traditions culturelles propres : des costumes et parures féminins, plusieurs cas de déformations crâniennes, ou encore divers éléments linguistiques et juridiques.
Si l'archéologie protohistorique française a longtemps fonctionné sur la trilogie césarienne, aedificium, vicus, oppidum, les fouilles de ces dernières décennies ont mis en évidence, que même si cette terminologie est d'un usage commode, elle s'avère beaucoup trop schématique et ne correspond que lointainement aux réalités archéologiques.
L'archéologie en Terre sainte ne peut se réduire à un seul usage politique religieux. Les rapports entre foi et science, mythe et histoire, imaginaire et rationnel sont infiniment plus complexes. A partir d'une approche historique, sont retracés les grandes explorations et les quêtes fantastiques, découvertes scientifiques et débats de société que Jérusalem a suscités.Quels mystères pourrait encore renfermer la Cité de David après que des générations d'archéologues ont fouillé chaque centimètre carré de ce site de la Jérusalem originelle ? Et pourquoi la moindre découverte, sous la moindre pierre, déclenche-t-elle tant de passions ?Peut être parce qu'à Jérusalem, plus qu'ailleurs, dans cette ville sainte pour les trois religions monothéistes, l'archéologie n'a jamais été une science neutre.Depuis ses débuts, il y a 150 ans, l'archéologie en Terre sainte a toujours eu partie liée, de près ou de loin, avec l'idéologie. Au départ les fouilles n'étaient pas seulement inspirées par la Bible, elles étaient censées démontrer son historicité, au moment où la science venait la remettre en cause. Sans compter les intérêts des Grandes puissances qui ont utilisé la religion comme un instrument d'influence.Et pourtant, les différentes écoles archéologiques qui se sont succédées en Terre sainte ? française, britannique, américaine, israélienne ? ont abouti à des résultats remarquables, comme si elles s'étaient dégagées, non sans peine et peut-être pas complètement d'ailleurs, de leurs a priori idéologiques.Ironie de l'histoire : ce sont des chercheurs israéliens, Finkelstein et Silberman, qui ont porté l'attaque la plus retentissante contre l'historicité de la Bible, du moins en ce qui concerne le récit de la Genèse, de l'exode d'Egypte et des royaumes de David et Salomon. Cette remise en cause a été effectuée grâce à une étude menée en Cisjordanie occupée, à la faveur de sa conquête par l'armée israélienne.C'est dire que qu'on ne peut réduire l'archéologie en Terre sainte à un seul usage politique religieux. Les rapports entre foi et science, mythe et histoire, imaginaire et rationnel, sont infiniment plus complexes.
Résumé : Du monumental vase de Vix jusqu'au disque de Nebra, la plus ancienne carte du ciel connue, en passant par les premiers temples de l'humanité en Turquie ou les tunnels regorgeant d'offrandes de Teotihuacan, jamais autant de trésors n'ont été découverts que ces dernières décennies. C'est cette richesse fascinante que Jean-Paul Demoule entend explorer avec nous dans cet ouvrage. Mais au-delà de l'or des Scythes ou des pharaons, des " trésors " non moins estimables sont là, sous nos pieds, insignifiants en apparence ? comme ce brin de cannabis trouvé dans une tombe chinoise ? si ce n'est invisibles ? la séquence ADN qui a caractérisé l'homme de Denisova. Fervent défenseur de l'archéologie préventive, l'auteur montre qu'il importe de les sauver, mais aussi de les penser pour que des mots comme "civilisation", "peuple", "culture" ou "migration" ne soient pas détournés. Fouiller, c'est plus que jamais éclairer notre avenir.
Résumé : Une découverte récente a révélé que les premiers Homo Sapeins vivaient il y a 300 000 ans dans la Sahara vert, l'actuel Maroc. Et ils n'étaient alors pas les seuls humains à peupler la planète. D'où venaient-ils ? Pourquoi les autres espèces du genre ont-elles disparu ? Comment Sapiens a-t-il colonisé la planète ? Laissez-vous guider par Jean-Baptiste de Panafieu à la rencontre de nos ancêtres. Confortablement installé dans votre transat, découvrez l'incroyable histoire de nos origines.
Les apports de l'archéologie, et singulièrement de l'archéologie préventive, sont considérables et donnent matière à repenser profondément le Moyen Age. L'archéologie médiévale mise en perspective sur la longue durée, spatialisée, a découvert la géographicité de ses objets d'étude. Ce changement d'échelle spatiale, comme la nouveauté parfois surprenante d' objets archéologiques" mis au jour en abondance, ont bousculé les paradigmes et cadres d'interprétation anciens. Les archéologues médiévistes sont désormais en situation d'établir ou reconsidérer les héritages, de marquer de nouveaux seuils et de mieux tisser les liens indispensables à l'intelligence de la complexité des produits matériels et de leurs effets. Et cette archéologie médiévale remontée en puissance débouche à présent sur une relance comparable de l'archéologie des périodes moderne et contemporaine. C'est donc un univers très ouvert et porteur d'avenir que le présent livre fera découvrir aux étudiants.