Vive le latin. Histoires et beauté d'une langue inutile
Gardini Nicola ; Goust Dominique ; Gabbani Ilaria
B.DE FALLOIS
20,55 €
Epuisé
EAN :9782877069953
Au-delà des considérations coutumières sur la valeur formatrice des Humanités, Nicola Gardini s'adresse ici directement aux jeunes gens qui découvrent le latin, et aux moins jeunes qui en gardent la nostalgie. En une vingtaine de brefs chapitres, il retrace l'histoire de cette langue sans laquelle la nôtre ne serait pas ; il fait comprendre les grandes étapes de son évolution d'Ennius à saint Augustin ; il montre la puissance et l'étendue de son rayonnement jusqu'au seuil du monde contemporain. Son chaleureux discours est illustré par un large choix de textes, présentés dans leur version originale, puis traduits et commentés. La langue qu'il nous apprend ainsi à goûter se fait entendre par la voix de ses plus glorieux témoins. Son plaidoyer est aussi un cri d'alarme. Sans verser dans l'utopie passéiste, il montre pourquoi il est urgent de redonner au latin une place raisonnable dans notre enseignement, sous peine de nous laisser submerger bientôt par le "pidgin" de la communication et des médias, ou par le bavardage des blogs et des textos ; bref, de ne plus avoir sous les yeux qu'un paysage culturel rétréci et défiguré car des pans entiers de nos enseignements littéraires sont comme adossés à la langue de Virgile et de Cicéron. Le latin, rappelait naguère Paul Valéry, c'est "la langue à laquelle nous devons ce qu'il y a de plus solide et de plus durable dans les monuments de la nôtre". Nicola Gardini nous rappelle l'importance de ce qui est ici en jeu. Il est grand temps d'écouter son message.
Liang, quarantenaire épanoui, était loin de se douter qu'en croisant son double à la descente du métro, sa vie allait inexorablement basculer. Cette femme croisée au détour d'une rame allait-elle faire éclater sa vie construite sur des silences et des mensonges ? Cette rencontre foudroyante va faire naître mille questions chez Liang, qui ne s'en était pourtant jamais posé sur son histoire familiale ni sur ses origines. Mais apportera-t-elle autant de réponses ? N'aurait-il pas mieux valu pour lui de continuer à vivre dans l'ignorance de ce passé qui ne demandait qu'à rester enfoui plutôt qu'affronter un avenir au péril de sa vie ? Liang remontera le fil du temps et traversera les continents pour découvrir l'histoire de Mei. Au risque d'être happé par son ombre.
Il faut se battre, se supporter soi-même, se remettre en cause. C'est pénible, et rassurant en même temps. Tout se ramène à deux contraintes, parfois lancinantes : je n'ai pas choisi les conditions de ma naissance. Je n'en peux plus d'être seul. Un jour, on doit bien s'en expliquer. A qui s'en remettre ? Bien sûr, comme tout le monde, je peux fuir Jésus-Christ. Mais je n'éviterai ni l'énigme de ma naissance, ni la peur de la solitude et de la mort. je n'ai qu'une chose à répondre à ces deux angoisses : ce sont elles qui me conduisent au plus profond du mystère de Jésus. Peut-on connaître Jésus-Christ ? Plusieurs lectures sont possibles : historique, critique, psychanalytique, etc. Chacune, dans son ordre, a sa pertinence. Mais demeure l'essentiel. Comment Jésus-Christ lui-même aurait-il relu les évangiles ? C'est l'enjeu de ce livre. Oui ou non, le Christ a-t-il eu des frères et des soeurs ? Oui ou non, s'est-il offert en sacrifice ? Oui ou non, a-t-il institué l'eucharistie ? Oui ou non, est-il ressuscité ? Oui ou non, a-t-il fondé l'église ? Il faut répondre.
Les enfants privés d'un foyer naturel sont de plus en plus nombreux dans le monde d'aujourd'hui, où se répand "le droit au mariage jetable". Mais que sait-on des conséquences pour l'enfant ? Il faudrait d'abord savoir comment se forme un coeur humain, comme s'élabore une affectivité saine, se constitue une personnalité, faute de quoi se perpétueront les maux de notre société. En somme, de quoi un enfant a-t-il besoin pour mûrir ? Une femme peut-elle élever seule son enfant ? Quel est le rôle du père ? Qu'est-ce qu'une vraie mère ? A quoi sert l'école ? D'où vient l'autorité ? Vers quoi élever un enfant ? Autant de questions, avec bien d'autres touchant l'éducation, auxquelles toute sa vie, Jean Plaquevent (1901/1965) a réfléchi. Elles ne sont pas nouvelles mais la propension à les nier accroît leur actualité. Fondateur de la première Ecole de cadres pour enfants difficiles, spécialiste incontesté en son temps de l'enfance abandonnée et de la rééducation, Jean Plaquevent nous apporte dans ces notes posthumes la somme de son expérience vécue avec des enfants grandis sans amour, pour lesquels il a fondé l'Essor, en 1939. Prises au fil de la vie, sur une vingtaine d'années, elles devaient lui servir à différents ouvrages qu'il n'eut jamais le temps d'écrire. A contre-courant des idées reçues qui hantent notre temps, ses propos ne manqueront pas d'interloquer beaucoup de parents. "Il échouera probablement, écrit Pauwels, à restaurer l'ordre ancien. Mais il aura jeté le cri d'alarme et d'amour qu'on attendait."
Lorsque à la fin des années 1920, André Malraux fit irruption sur la scène littéraire, il imposa d'emblée un ton, un style, un personnage. En lui, l'action et la littérature, la politique et la morale semblaient se réconcilier. Doué du génie de la séduction et de l'autopromotion, l'auteur des Conquérants puis de La Condition humaine voulait marquer ce monde de " cicatrices ". Restent aujourd'hui ses livres, que l'on peut apprécier en oubliant l'homme, mais on se prive alors de leur personnage principal. " Ma vie ne m'intéresse pas ", disait-il. De fait, seule sa vie l'intéressait. Il la conçut comme une ?uvre, et peut-être a-t-elle été son meilleur roman. S'appuyant sur des témoignages et des documents souvent inédits, des archives publiques et privées inexploitées, Olivier Todd démêle réalités vécues et imaginées, dévoilant un homme qui n'a passionnément agi que pour écrire, un écrivain qui doutait de lui-même, un personnage sans méchanceté ni mesquinerie, dont les métamorphoses et la mythomanie ont nourri une légende.
Le roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder un coeur intelligent. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une senti-mentalité binaire indifférente à la singularité des destins individuels, à quelle instance adresser cette prière? Ce livre répond: à la littérature. Me fiant à mon émotion, j'ai choisi neuf titres:"La Plaisanterie"de Milan Kundera,"Tout passe"de Vassili Grossman,"Histoire d'un Allemand"de Sebastian Haffner,"Le Premier Homme"d'Albert Camus,"La Tache"de Philip Roth,"Lord Jim"de Joseph Conrad,"Les Carnets du sous-sol"de Fédor Dostoïevski,"Washington Square"de Henry James et"Le Festin de Babette"de Karen Blixen. Et je me suis efforcé de mettre dans mes lectures tout le sérieux, toute l'attention que requiert le déchiffrement des énigmes du monde". Alain Finkielkraut.
Faerber Johan ; Rauline Laurence ; Oddo Nancy ; Co
Le récit de l'histoire de la littérature française, du Moyen Age à nos jours : Une vision d'ensemble claire et cohérente de l'histoire de la littérature française à travers les auteurs majeurs et les oeuvres fondatrices. Au fil des doubles pages, la présentation vivante de chaque oeuvre, de sa genèse et de sa réception, et des encadrés mettant en lumière le contexte culturel. Un voyage à travers les époques et les genres avec des frises chronologiques, des repères biographiques et des dossiers sur les grands mouvements littéraires.
Il me semble qu'on n'a pas assez dit comment l'activité d'écrire s'enracine dans le désir, parce qu'elle en est une manifestation essentielle. Parce que le désir, élan des forces de vie, parcelle de l'énergie cosmique, se concentre particulièrement dans le désir sensuel et dans l'amour, s'y donne à voir dans son aspect le plus concentré, le plus beau, cet essai ne cessera plus d'entrelacer la narration du désir qui meut l'écrivain à des réflexions sur le désir érotique dont il a parfois à écrire. Il essaiera de dire le désir de connaître que les romans manifestent, et qui nourrit la lecture. Ce qui compose l'étrange et sinueux tracé de la littérature et de notre existence."B.C. Belinda Cannone est écrivain. Elle a notamment publié Dernières promenades à Pétrapolis (Seuil, 1990), L'Ile au Nadir (Quai Voltaire, 1991), Trois nuits d'un personnage (Stock, 1994), Lent delta (Verticales, 1998)."