L'ORGANISATION DES MATHEMATIQUES GRECQUES DE THEETETE A ARCHIMEDE
GARDIES
VRIN
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EAN :9782711613106
Les deux siècles qui se sont écoulés entre la naissance de Théétète et la mort d'Archimède ont connu un développement des mathématiques certes exceptionnel, bien qu'il faille aujourd'hui le reconstituer à partir des seuls textes qui nous soient parvenus. Le présent ouvrage cherche à contribuer à une telle reconstitution à travers dix études dont la convergence ne se manifeste que progressivement. L'auteur, qui s'était précédemment attaché à analyser l'héritage que les mathématiques ont reçu d'Eudoxe de Cnide, essaie de montrer que la synthèse euclidienne témoigne d'une sorte de concurrence entre l'oeuvre de celui-ci et celle de Théétète, l'une et l'autre procédant d'une originalité radicale, qu'Euclide aura beaucoup de peine à concilier dans ses Eléments. Le travail s'appuie moins sur les témoignages historiques que sur les textes mathématiques eux-mêmes ; ce sont les anomalies de leurs ajustements qui laissent deviner, par l'incompatibilité de certaines de leurs inspirations philosophiques, l'irréductible diversité de leurs origines.
Date de parution
03/05/2000
Poids
390g
Largeur
215mm
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EAN
9782711613106
Titre
L'ORGANISATION DES MATHEMATIQUES GRECQUES DE THEETETE A ARCHIMEDE
ISBN
2711613100
Auteur
GARDIES
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
390
Date de parution
20000503
Nombre de pages
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Les conceptions anthropologiques de Pascal ne se dissocient pas de ses préoccupations d'ordre physique et surtout mathématique. Or les questions qui habitent l'ensemble étaient souvent déjà présentes dans la science grecque un siècle avant Archimède, en particulier dans la partie des Eléments d'Euclide que la tradition attribue à Eudoxe. Certains des problèmes ainsi posés dés IVe le siècle avant JC n'obtiendront pas de véritable solution avant Dedekind et Cantor. L'ouvre de Pascal se retrouve comme traversée par ces problèmes qui la dépassent et dont l'héritage de Simon Stevin empêchait généralement le XVIIe siècle de reconnaître le sens et la portée. Si Pascal n'échappe pas aux simplifications épistémologiques de son temps, il est du moins assez lucide pour reconnaitre, quand il les rencontre, les formes différentes de l'infini et habile pour construire sur leurs singularités les thèmes majeurs de son apologétique. Ainsi, anthropologie et mathématique pascaliennes, si elles doivent être situées dans leur contexte historique, ne peuvent l'être que relativement à des difficultés dont la signification reste fondamentalement transhistorique.
L'étymologie du terme d'analyse suggère une remontée du procès déductif qui caractérise la synthèse, cette dernière étant aux yeux des Grecs la manière normale de conduire la démonstration d'un théorème ou la solution d'un problème. Mais derrière cette métaphore de la remontée se dissimulent ordinairement deux démarches radicalement différentes. Une première forme d'analyse, dont les mathématiques grecques gardent déjà des traces, même si les moyens scripturaires qu'imagineront les modernes leur permettront d'en généraliser l'usage, consiste effectivement à retourner la chaîne des présupposés de ce qu'on cherche à établir. Une toute autre forme d'analyse, qui n'apparaîtra qu'au XVIIème siècle, consistera à substituer, à la simple recherche des propriétés et relations de l'objet proprement arithmétique ou géométrique, la considération directe de certaines de ces propriétés ou relations, que les notations algébriques auront alors permis d'ériger en entités nouvelles, devenues comme indépendantes.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.