Savoir "où mettre l'accent" (on dit aussi "accent tonique") est un difficile problème pratique dans l'apprentissage de nombreuses langues, anglais, russe, italien et bien d'autres. Décrire et expliquer ce phénomène est depuis longtemps une préoccupation des linguistes. Le présent livre, paru en 1968, traduit depuis en plusieurs langues, mis à jour et réédité aujourd'hui, propose une théorie générale phonologique de l'accent, défini non par ses caractères phonétiques (intensité, hauteur, etc.), mais par sa fonction, qui est contrastive. Elle consiste à créer dans chaque mot (ou unité accentuelle), entre une syllabe (ou unité accentuable) et toutes les autres, un contraste qui est la marque formelle du mot. Les critères auxquels on reconnaît un trait accentuel sont définis. et les divers procédés de création du contraste analysés. Dans certaines langues. dont le français, l'accent est "fixe" par rapport à une des limites externes du mot. Dans d'autres, il est dit "libre", mais cela ne signifie pas arbitraire, imprévisible. Sa place est commandée alors par la structure morphologique interne du mot. Celui-ci a un seul accent, mais les morphèmes qui le composent ont des propriétés accentuelles, c'est-à-dire une aptitude (ou une inaptitude) à influencer sur la place de cet accent selon des règles de combinaison propres à chaque langue. La connaissance de ces règles rend cette place prévisible. Ces phénomènes sons illustrés par l'examen détaillé d'une quinzaine de langues et la référence à de nombreuses autres.
Nombre de pages
170
Date de parution
06/12/2013
Poids
215g
Plus d'informations
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EAN
9782359350890
Titre
L'accent. 2e édition revue et augmentée
Auteur
Garde Paul
Editeur
LAMBERT-LUCAS
Largeur
0
Poids
215
Date de parution
20131206
Nombre de pages
170,00 €
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La péninsule des Balkans, qui forme la partie sud-est de l'Europe, semble différente du reste de notre continent. C'est une région mal connue et tenue en suspicion. Ce livre nous permet de comprendre sa diversité géographique et humaine et les étapes marquantes de son histoire. Il recherche l'origine des différences en question: la fragmentation du terrain et des communautés humaines; de vieilles fractures religieuses et culturelles exacerbées par l'histoire; le poids des oppressions anciennes (un demi-millénaire de domination ottomane) et récentes (un demi-siècle de communisme); une conception de la nation importée d'Europe au XIXe siècle, mais poussée ici à ses extrêmes conséquences; et l'exploitation permanente des situations conflictuelles locales par les grandes puissances, au gré de leurs intérêts propres. Cet examen permet d'éclairer les causes et le déroulement des conflits balkaniques de la fin du XXe siècle, d'apprécier les chances qu'offre à cette région la construction européenne et, enfin, de mesurer les dangers qui la menacent dans un monde en crise. Un "essentiel" pour comprendre les Balkans: ses héritages et ses évolutions, mais aussi les enjeux géopolitiques qui l'agitent depuis la fin du siècle dernier.
Résumé : On parle beaucoup des Balkans, mais comment en parle-t-on ? Chacun des peuples de la péninsule a son propre discours, ses propres mots pour désigner les gens, les lieux et bien d'autres choses. Le discours sur les Balkans qu'on entend en Occident en est inspiré, il est donc cacophonique, il fourmille d'ambiguïtés, il favorise les partialités et les malentendus. Chacun, dans les débats sur ces pays, cherche à imposer son point de vue par le choix même des expressions qu'il emploie. Il importe donc de décrypter les mots, et derrière eux de retrouver les réalités. Quelles communautés humaines appelle-t-on une nation, un peuple, une ethnie ? Qu'entend-on par " autodétermination des peuples ", " nettoyage ethnique ", " langue serbo-croate " ? Quels groupes d'hommes sont nommés Bosniaques, Macédoniens, Valaques ? Quels territoires constituent la Moldavie ou le Kosovo ? Pourquoi telle bourgade bulgare a-t-elle, en un siècle, porté successivement quatre noms différents ? Chacune de ces questions, avec des dizaines d'autres du même genre, est étudiée dans son contexte historique proche et lointain, en se référant, si nécessaire, aux langues d'origine, et en cherchant à démêler les arrière-pensées idéologiques qui ont dicté le choix des mots. On cherche aussi à esquisser ce que pourrait être, sinon une vraie terminologie scientifique, du moins un langage plus ou moins objectif, qui permettrait de débattre vraiment sur les choses. Car, à travers cette enquête sur les mots, on voit aussi apparaître, quoique sous une lumière insolite, toute l'histoire, la géographie, la situation linguistique et religieuse des Balkans, tous leurs problèmes politiques. Certaines leçons peuvent en être tirées. Exorciser, par une analyse objective, les illusions forgées par les nationalismes, et dénoncer les horreurs qui en découlent, ne doit pas conduire à sous-estimer les identités nationales, réalité profonde qui jouera nécessairement un rôle dans les états démocratiques à construire ou à consolider dans cette partie de l'Europe.
Résumé : Ce livre retrace l'histoire des régions qui ont été réunies sous le nom de Yougoslavie de 1918 à 1991, et les péripéties du sanglant divorce qui s'en est suivi. La présente édition a été complétée jusqu'aux événements tragiques du Kosovo.
Depuis les travaux fondateurs de William Labov sur le récit oral, la narration n'a pas cessé d'intéresser chercheurs et chercheuses en sociolinguistique, en analyse des interactions et en anthropologie linguistique. Si dans les années 1970, ces domaines se sont focalisés sur les structures formelles et interactionnelles du récit, on assiste depuis quelques années à l'émergence d'un nouveau modèle qui tient compte à la fois des formes linguistiques, des formats interactionnels et des configurations multimodales de la narration. Inscrit dans le programme "Sociétés de la narration, narrations de la société" (2018-2022) du Crem, l'ouvrage fait le bilan des perspectives ouvertes par une approche holistique et multidimensionnelle de la narration. Plus particulièrement, il revient sur ses dimensions discursives (orales et écrites), interactionnelles et multimodales, observant ses modes d'émergence, de reformulation et de stabilisation dans les pratiques sociales et identitaires.