Les violences meurtrissent les individus, fragilisent la société, interrogent l'Etat et nourrissent les productions médiatiques. Celles-ci en proposent des représentations nombreuses, diverses, qui interrogent le public des médias, les lecteurs qui sont les citoyens, mais également les chercheurs. Les violences représentées par les médias sont des situations de crise qui perturbent la routine démocratique. C'est précisément à ces atteintes à la routine démocratique, telles qu'elles peuvent être racontées par les médias, que cet ouvrage se propose de réfléchir. Analysant, à différentes époques, les violences des jeunes gens, celles de la route et celles de la pauvreté, cet ouvrage tente d'éclairer le sens social et politique que les médias leur donnent. . . Isabelle Garcin-Marrou est professeure en Sciences de l'information et de la Communication à l'Institut d'Etudes Politiques de Lyon membre de l'Equipe de recherches de Lyon en Information et Communication (ELICO). Ses recherches sont principalement consacrées aux représentations médiatiques des violences.
Nombre de pages
283
Date de parution
25/07/2007
Poids
380g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296035775
Titre
Des violences et des médias
Auteur
Garcin-Marrou Isabelle
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
380
Date de parution
20070725
Nombre de pages
283,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Complices des terroristes" ou "agents de l'Etat", les médias sont au c?ur des crises terroristes qui surviennent en démocratie. Ce livre éclaire, par une analyse des titres, photos et discours de Libération, France-Soir et du Monde, les difficultés que rencontrent les journalistes dans le traitement des violences terroristes. En prenant les exemples de l'attentat du RER Port-Royal et de l'assassinat du Préfet Erignac, il montre aussi que la saisie journalistique du terrorisme diffère selon que celui-ci est perçu comme "étranger" ou interne et selon le degré d'implication des journaux dans une stratégie de défense de la Nation ; stratégie largement réactualisée par l'attentat contre le World Trade Center et contre le Pentagone le 11 septembre 2001.
Ce numéro de Sciences de la Société se propose de saisir les collectifs d'acteurs qui émergent sur des territoires et mettent en discours les risques industriels : appréhender à la fois la façon dont se construisent ces collectifs et aussi le répertoire d'action qu'ils constituent (droit, ressources financières, argumentaires, etc.), afin de définir, communiquer, voire domestiquer pour faire admettre les risques liés à une activité industrielle. Si le risque peut être défini comme "production liée à des jeux d'acteurs multiples et variés", il n'existe que mis en discours, mis en sens. Il est ainsi le fruit d'un travail d'acteurs qui partagent une même préoccupation, quand leurs intérêts, leurs motivations ou leurs stratégies peuvent être différents. Autour d'un problème identifié comme "danger territorialisé", des acteurs individuels ou collectifs se mobilisent pour définir les risques et participer à leur gestion. Ces configurations d'acteurs, qui émergent du cadre réglementaire ou de manière informelle, constituent des lieux de "la fabrique des risques". Ils sont des lieux de régulations qui, à la fois, produisent des discours de légitimation et de mise en sens, et des "nonnes secondaires d'application", tout en étant soumis à des règles juridiques plus ou moins contraignantes. Collectifs de travail enfin, ils finissent par être soudés par une même vision du territoire et de ses risques... Saisissant ces configurations d'acteurs et s'instituant comme autre lieu de la fabrique du risque, les discours médiatiques mettent le risque en discours et construisent les cadres communicationnels par lesquels les publics accèdent à la connaissance du risque. La présente livraison aborde ainsi - que ce soit dans une dimension politique, juridique ou communicationnelle - ce que produisent de tels lieux de la fabrique des risques.
Beauchamp Hélène ; Garcin-Marrou Flore ; Noguès Jo
Qu'est-ce que l'homme ? Qu'est-ce qu'être vivant ? Qu'est-ce que la liberté ? Comment envisager les liens entre l'esprit et la matière ? Entre l'homme et les pouvoirs de tous ordres ? politiques, métaphysiques, visibles et invisibles ? qui le manipulent ? Ainsi pourrait-on résumer à grands traits les problèmes philosophiques que la marionnette et son théâtre ont contribué à formuler tout au long de leur histoire. En effet, outre les valeurs spirituelles liées à la marionnette dans diverses civilisations, la philosophie occidentale en a fait une image privilégiée de plusieurs questions fondamentales. Il semble nécessaire, en ce début de XXIe siècle, de réinvestir les relations entre marionnette et philosophie afin de tenir compte des évolutions technologiques et numériques qui produisent aujourd'hui de nouvelles images, de nouveaux avatars de l'humain. Ce sont ces questions très vastes que cet ouvrage collectif veut explorer en rassemblant, pour la première fois, au sujet des "scènes philosophiques de la marionnette" de l'Antiquité à nos jours, différentes études de textes purement philosophiques ? qui envisagent la marionnette comme métaphore de l'homme (Platon), des relations entre l'âme et le corps (Descartes), de la conscience (Leibniz), du langage, etc. ? et des analyses d'expériences théâtrales pratiques posant des problèmes philosophiques particuliers.