L'oeuvre de Gilbert Garcin est une comédie aux cents actes divers, comme disait La Fontaine de ses fables, mais sans un accompagnement de morale. Les images dans lesquelles il se met en scène ne sont ni des autoportraits, ni les chapitres d'une biographie imaginaire gratifiante. Bien au contraire, chaque photographie est autonome, figure une action parfaitement claire dans son déroulement et son but, et fait sourire des mésaventures de son protagoniste. C'est dire que toutes ces images sont marquées d'humour. Celui-ci est d'autant plus efficace que le climat de ces images se situe toujours dans un entre-deux, entre drôlerie et pathétique, entre amusement et angoisse, entre étrange et absurde. A l heures des images virtuelles, Gilbert Garcin bricole de petites mises en scènes avec trois fois rien, de la colle, des ciseaux, quelques matériaux pauvres. Il multiplie les clins d oeil, détourne les références, on pourrait dire qu il s amuse. C est tout le contraire: il joue. Car Gilbert Garcin est le sujet et l objet de ses propres images. Ce détour par soi serait-il un continuel retour sur soi?
Nombre de pages
80
Date de parution
22/09/2009
Poids
307g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782350461779
Titre
Mister G.
Auteur
Garcin Gilbert ; Ollier Christine ; Gerbal Yves
Editeur
FILIGRANES
Largeur
145
Poids
307
Date de parution
20090922
Nombre de pages
80,00 €
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Résumé : Gilbert Garcin, photographe français né en 1929, est une révélation dans l'univers de la photographie. Rares sont les exemples d'une pratique artistique entamée à soixante-cinq ans qui parviennent en deux décennies à développer une ?uvre dont l'audience internationale ne cesse de croître. C'est après s'être initié à la photographie lors d'un stage aux Rencontres d'Arles que Gilbert Garcin, s'attachant à la technique du photomontage, crée Mister G., sorte de double de l'artiste. À la fois théâtre illusionniste et haïku photographique, son ?uvre, d'une puissance poétique sans équivalent dans l'histoire de la photographie, et d'une virtuosité graphique confondante, déploie une forme visuelle de fables philosophiques qui exercent un pouvoir d'attraction universel.
Débris rescapés du Meccano de son fils, bouts de ficelles et petits cailloux, armé de colle de ciseaux et de son appareil photo, il bricole de minuscules maquettes, pour lesquelles il bidouille des éclairages "pour faire vrai" et photographie ainsi, jour après jour, les différents actes de son petit théâtre intérieur. Jouant avec ses autoportraits, et clonant sans complexe sa silhouette de "Monsieur Tout-le-Monde" il se met ensuite en scène dans des situations les plus surréalistes. Le voici donc tour à tour Sisyphe poussant son énorme pierre, ou pauvre hère derrière une pendule à Courir après le temps, L'égoïste jouant à saute-mouton avec lui même à perte de vue, ou Le Paon faisant la roue avec sa propre effigie. [...]" A.C. Français/Anglais
Jean Bizien débarque aux Etats-Unis en 1946. Très jeune homme. Il découvre le pays par une ville ? : New York. Une cité faite de centaines d'autres villes, de milliers de Villages d'Irlande, d'Italie, de Russie, de Chine, du Mali, d'Afrique du Sud, du Mexique, du Brésil... Des milliers de villages, des millions d'hommes, des milliers d'habitudes différentes, des milliers de fêtes, de langues, des centaines de couleurs de peau, des millions de démarches, une seule langue pour parler ensemble. Une seule ville pour vivre ensemble. New York est un miracle. Des millions d'hommes si différents se côtoient, vivent, commercent en paix. New York est un miracle sombre et joyeux. La paix et la justice humaine sont très relatives. Pour pouvoir vivre ensemble, inventons autre chose ?? Une ville haute et plus verticale. Et pourtant les humains photographiés par Jean Bizien sont des villageois dans une ville aux immeubles immenses.
En ouvrant en juin 1983 un travail d'une année à Saint-Jean-Brévelay et dans les communes environnantes du Morbihan, le photographe Guy Hersant répondait en voisin lorientais d'alors, à une commande de la BPI du Centre Pompidou à Paris. A cette l'époque, la campagne bretonne bruisse sous le vent d'une modernité qui déferle depuis les années soixante en remembrement, en mécanisation, en stabulations libres et en salles de traite, en ensilage de maïs, en bâtiments d'élevages qui s'affranchissent de la vieille architecture des fermes, en décohabitation des jeunes agriculteurs d'avec les anciens, en coopératives, en Politique agricole commune de ce qui était encore la Communauté économique européenne. La mission photographique avait pour but de témoigner de ce grand virage de la Bretagne agricole dont le Groupe d'études en sociologie rurale du CNRS- organisme partenaire du projet avec la BPI - avait déjà observé les amorces dans la commune à partir justement de ces années soixante.