Débris rescapés du Meccano de son fils, bouts de ficelles et petits cailloux, armé de colle de ciseaux et de son appareil photo, il bricole de minuscules maquettes, pour lesquelles il bidouille des éclairages "pour faire vrai" et photographie ainsi, jour après jour, les différents actes de son petit théâtre intérieur. Jouant avec ses autoportraits, et clonant sans complexe sa silhouette de "Monsieur Tout-le-Monde" il se met ensuite en scène dans des situations les plus surréalistes. Le voici donc tour à tour Sisyphe poussant son énorme pierre, ou pauvre hère derrière une pendule à Courir après le temps, L'égoïste jouant à saute-mouton avec lui même à perte de vue, ou Le Paon faisant la roue avec sa propre effigie. [...]" A.C. Français/Anglais
Nombre de pages
160
Date de parution
26/05/2005
Poids
170g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782350460116
Titre
Le témoin
Auteur
Garcin Gilbert ; Canitrot Armelle
Editeur
FILIGRANES
Largeur
140
Poids
170
Date de parution
20050526
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Gilbert Garcin, photographe français né en 1929, est une révélation dans l'univers de la photographie. Rares sont les exemples d'une pratique artistique entamée à soixante-cinq ans qui parviennent en deux décennies à développer une ?uvre dont l'audience internationale ne cesse de croître. C'est après s'être initié à la photographie lors d'un stage aux Rencontres d'Arles que Gilbert Garcin, s'attachant à la technique du photomontage, crée Mister G., sorte de double de l'artiste. À la fois théâtre illusionniste et haïku photographique, son ?uvre, d'une puissance poétique sans équivalent dans l'histoire de la photographie, et d'une virtuosité graphique confondante, déploie une forme visuelle de fables philosophiques qui exercent un pouvoir d'attraction universel.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.