Notre pavé, El Djazaïr, s'offre volontiers à la colère de qui le descelle, il est la fortune du sans-grade, la providence du prolétaire, la politesse du colonisé. A l'heure où l'on disserte, avec un aplomb sans pareil, à propos de la violence de l'insurrection algérienne emportant tout sur son passage tel un fleuve sorti de son lit, notre pavé El Djazaïr a le poids d'une évidence. Il nous rappelle que la première violence fut celle des rives qui l'enserraient. Alors que de cette violence-là, la violence coloniale, il serait de bon ton, à nouveau, de taire la cruauté ordinaire et l'insondable cupidité. Notre pavé El Djazaïr est une oeuvre minérale. Elle affleure des soubassements, du temps long. Trente-quatre ans après sa publication en espagnol, son trait ne s'est pas émoussé. Le dessin de Luis Garcia en conserve intact le tranchant. Il cisèle une fresque de ce que fut la longue nuit coloniale pour le peuple algérien. Ainsi El Djazaïr est aussi un moucharabieh de carbone où poser nos cils et voir pour apprendre ou se remémorer. Omar et Cava lui prêtent propos et plume, érudit et sans apprêts, économe et précise. Ils servent au mieux le dessein qui présida à leur oeuvre commune : faire entendre aux générations d'après l'indépendance ce que furent 124 ans de barbarie... Et 124 années de luttes pour se défaire du joug de la France. Jusqu'à ce 1er novembre 1954 qui vit s'initier l'assaut final... Qu'El Djazaïr vous soit utile à vivre et à bâtir de beaux lendemains.
Nombre de pages
71
Date de parution
15/11/2012
Poids
650g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9791091837002
Titre
El Djazaïr
Auteur
Garcia Mozos Luis ; Cava Felipe Hernandez ; Usero
Editeur
ENVIE DE LIRE
Largeur
240
Poids
650
Date de parution
20121115
Nombre de pages
71,00 €
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A Louvain, en 1818, un lecteur de littérature française, Joseph Jacotot, réalise une expérience pédagogique étonnante : en peu de temps, il fait apprendre le français à des étudiants flamands qui n'en savaient pas un mot, et sans leçons ... Pour Jacotot, c'est une révélation : " Un maître n'est jamais nécessaire à l'Homme ". Il entreprend alors de le démontrer en appliquant sa méthode à d'autres disciplines : langues étrangères, mathématiques, musique, dessin, etc. L'égalité des intelligences est le présupposé fondamental de cette méthode, qu'il appelle " Enseignement universel ". Jacotot veut en faire un instrument d'émancipation intellectuelle pour que les pauvres accèdent au savoir. Bienfaiteur de l'Humanité pour les uns, charlatan pour les autres, Jacotot va être, jusqu'à sa mort en 1840, au centre d'une polémique qui divisera savants et politiques. Joseph Jacotot est une des figures de la passion de l'Egalité.
Ce texte retrace une série de présents successifs traversés au cours d'un cheminement qui va de l'engagement politique à l'étude des usages politiques du passé ou encore à celle de l'écriture de l'histoire et de son enseignement, mais ce cheminement n'a rien d'une trajectoire nécessaire. Bien sûr en raison de la façon dont le récit de ces présents est construit, comme de son premier destinataire - un jury universitaire -, il ne peut que procéder d'une mise en cohérence a posteriori. J'ai toutefois tenté de laisser à la contingence, au hasard, aux rencontres, leur juste place. Mes lieux d'histoire ont été le plus souvent des lieux institutionnellement faibles comme les IUFM, ou des lieux choisis en marge de l'institution comme la revue Espaces Temps ou bien encore le "DDG" l'attelage que nous formons depuis près de quinze ans avec Christian Delacroix et François Dosse -, mais j'avoue avoir toujours trouvé en m'investissant dans ces périphéries une liberté qui me convient. Au fil des pages j'ai donc tâché, de bon gré, persuadé que l'exercice m'était profitable, d'ouvrir ma boîte à outils, de montrer les articulations d'un parcours et les ressorts d'un faire de l'histoire.
Ce documentaire se propose de visiter un aspect de l'histoire de l'Occupation de la France qui a été peu évoqué, celui de la collaboration économique entre les entreprises françaises et l'Allemagne nazie. Ce chapitre fait effectivement un peu office de parent pauvre, pourtant, à y regarder le plus près, il renferme de nombreuses clés de compréhension de cette période sombre...A la faveur de l'ouverture progressive des archives, les historiens parviennent aujourd'hui à se faire une idée claire de ce qu'a été cette collaboration, ou plutôt de ce qu'ont été ces collaborations, les cas de figures étant innombrables. Au-delà de l'histoire politique et militaire de la Seconde Guerre mondiale maintes fois abordées, ce film s'interroge sous l'éclairage de sa réalité économique et sociale. Quelques 75 ans plus tard, il est facile d'apprécier une situation dont on connaît l'issue, et de distribuer bons points aux ""courageux résistants"" et blâmes aux ""infâmes collabos"". Mais, comme toujours, l