Depuis trente ans, plusieurs grands romans latino-américains nous ont décrit par le menu le monde hallucinant de la dictature "à l'américaine" : délation, exactions de tous ordres, assassinats, extermination même, bestialité, cupidité, abus sexuels, protections étrangères, soif maladive de pouvoir que finalement la solitude transforme en frustration. Cette réalité tragique, nous la retrouvons tout au long du dernier roman de Garcia Marquez, mais sous la plume de l'auteur de {Cent ans de solitude} elle prend une dimension burlesque incomparable.Le patriarche est ici un dictateur dans la grande tradition de l'Amérique latine. C'est un vieux général qui a "entre 107 et 232 ans". Tyran méfiant et délirant, les structures minables de son pays arriéré le vouent à des aventures cauchemardesques que l'imagination non moins délirante de Gabriel Garcia Marquez transforme en folles équipées drolatiques. Un jour les charognards s'abattent sur les balcons du palais présidentiel, détruisant à coups de bec le grillage des fenêtres, et les assiégeants du palais se décident alors à investir la forteresse. Surprise : les portes blindées sautent hors de leurs gonds dès la première poussée et le peuple en révolte découvre avec stupeur le mystère de la résidence où se retranche depuis un temps immémorial le dictateur : armes à l'abandon dans les cours, puanteur des latrines, linge pourri au soleil devant les baraques des servantes concubines, carcasses de vaches rongées par les vers dans les salons et vaches vivantes sur les balcons... Plus loin, "allongé sur le sol, à plat ventre, le bras droit replié sous la tête pour lui servir d'oreiller, tel qu'il avait dormi nuit après nuit toutes les nuits de sa très longue vie de tyran solitaire", le cadavre du dictateur. Cocasserie, jaillissement incessant de trouvailles, ruissellements de mots qui brillent comme d'insolites pierres précieuses, on retrouve dans {l'Automne du Patriarche} toute la magie de {Cent ans de solitude}.Notes Biographiques : Cabriel Garcia Marquez est né en 1927 à Arcatana en Colombie. Après des études de droit, il a été journaliste en Colombie puis au Mexique, en France et en Espagne. Ses premières nouvelles Des yeux de chien bleu et son premier roman Des feuilles dans la bourrasque ont été publiés en 1955. Cent ans de solitude paraît en 1967 et connaît un succès mondial. En 1982, il reçoit le Prix Nobel de Littérature.
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Nombre de pages
320
Date de parution
11/01/1977
Poids
340g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782246004271
Titre
L'automne du patriarche
Auteur
Garcia Marquez Gabriel ; Couffon Claude
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
340
Date de parution
19770111
Nombre de pages
320,00 €
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Les frères Vicario ont annoncé leur intention meurtrière à tous ceux qu'ils ont rencontrés, la rumeur alertant finalement le village entier, à l'exception de Santiago Nasar. Et pourtant, à l'aube, ce matin-là, Santiago Nasar sera poignardé devant sa porte. Pourquoi le crime n'a-t-il pu être évité ? Les uns n'ont rien fait, croyant à une simple fanfaronnade d'ivrognes ; d'autres ont tenté d'agir, mais un enchevêtrement complexe de contretemps et d'imprévus - souvent joyeusement burlesques -, et aussi l'ingénuité ou la rancoeur et les sentiments contradictoires d'une population vivant en vase clos dans son isolement tropical, ont permis et même facilité la volonté aveugle du destin. Chronique d'une mort annoncée est un roman hallucinant où l'humour et l'imagination du grand écrivain colombien, prix Nobel de littérature, se débrident plus que jamais pour créer une nouvelle et géniale fiction sur les thèmes éternels de l'honneur et de la fatalité.
En 1942, au cours de travaux dans un couvent d'Amérique latine, sont mis au jour les restes d'une adolescente, Sierva Maria de Todos Los Angeles. Sa splendide chevelure mesure vingt-deux mètres de long... Le romancier du Général dans son labyrinthe aurait-il tiré cette étrange découverte de sa flamboyante imagination? Réelle ou fictive, en tout cas, elle est le point de départ d'une singulière histoire d'amour, dans le cadre joyeux, coloré, décadent de Carthagène des Indes, au milieu du XVIIIe siècle. Fille unique du marquis de Casalduero, Sierva Maria a douze ans lorsqu'elle est mordue par un chien couleur de cendre, portant une lune blanche au front. Soupçonnée de rage ou de possession diabolique, enfermée au couvent par l'Inquisition, elle vivra avec son exorciste, Don Cayetano Delaura, une passion folle, destructrice, forcément maudite... Dans ce nouveau chef-d'oeuvre à la croisée de l'histoire et de la légende, du mysticisme et de l'érotisme, Gabriel Garcia Marquez recule les frontières du « réalisme magique » dont il est l'inventeur. Poésie et maîtrise du ton transforment ici la scène du magicien aventureux en un merveilleux retable baroque. C'est sans doute cela que l'on appelle le miracle de la littérature.
À la fin du xixe siècle, dans une petite ville des Caraïbes, un jeune télégraphiste pauvre et une ravissante écolière jurent de se marier et de vivre un amour éternel. Durant trois ans ils ne vivent que l?un pour l?autre, mais Fermina épouse Juvenal Urbino, un jeune et brillant médecin. Alors Florentino, l?amoureux trahi, se mue en séducteur impénitent et s?efforce de se faire un nom et une fortune pour mériter celle qu?il ne cessera d?aimer, en secret, cinquante années durant. L?auteur de Cent ans de solitude et de Chronique d?une mort annoncée, prix Nobel 1982, donne libre cours à son génie de conteur, à la richesse de son imagination et à l?enchantement baroque de son écriture.Notes Biographiques : Gabriel García Márquez est né en 1927 à Aracataca, en Colombie. Après des études de droit, il a été journaliste dans son pays, au Mexique, en France et en Espagne. Il publie ses premières nouvelles en 1955. Les romans qui suivirent ont tous connu un succès mondial. En 1982, il reçoit le prix Nobel de littérature.L'Amour aux temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez constitue l'un des nombreux titres au Livre de Poche adapté au cinéma. En savoir +Pour lire quelques extraits de l'interview avec le producteur du film, Scott Steindorff, et l'équipe du film, cliquez ici !
Ce roman posthume de Gabriel Garcia Marquez est pétillant. J’aurais aimé que l’auteur ait le temps de peaufiner son idée – ses fils ont choisi de le publier bien qu’il soit inachevé, et je les comprends. L’auteur questionne l’équilibre entre sentiments et plaisir, liberté et engagement.
Par une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L'enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d'argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l'oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l'ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady. Voici venu le temps d'écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d'une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires. Magnifique portrait d'une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d'hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat - jusqu'à la transgression ultime - pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.
Mince, pâle et tendue, Farkass court pour dealer. Cette adolescente solitaire trouve dans le trafic de drogue une source d'argent facile. Pour subvenir aux besoins de sa mère, avec qui elle vit dans une cité délaissée, elle vend de la cocaïne après les cours. Au lycée, elle est repérée par son professeur de sport pour ses qualités d'endurance. Rejoignant son club d'athlétisme, elle découvre un exutoire, bientôt une passion : la course. Sur la piste, elle découvre des sensations nouvelles ; elle ne pense à plus rien d'autre qu'à son corps, à cette tension enivrante, et elle excelle. Cette nouvelle occupation devient vite incompatible avec les nouvelles tâches qui lui sont confiées par son supérieur. Trahisons, règlements de compte et tueries se multiplient. Que choisira Farkass à choisir : la course, ou le trafic ? D'une addiction à l'autre, un roman étonnant, dans la double ligne du célèbre La solitude du coureur de fond d'Alan Sillitoe et du Mean Streets de Scorsese.
Chaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.
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