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Humeur noire
Garat Anne-Marie
ACTES SUD
22,80 €
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EAN :9782330144524
De passage à Bordeaux, la ville où elle est née et où grandir a voulu dire s'émanciper, la ville dont l'opulence bourgeoise et l'arrogante amnésie lui restent comme un caillou dans la chaussure, Anne-Marie Garat se rend avec un sien cousin bordelais au musée d'Aquitaine où, ensemble, ils découvrent l'exposition consacrée à la traite négrière. Et tombent en arrêt devant certain cartel, au langage pour le moins javellisé. Humeur noire revient sur la colère qui jaillit face à la malpropreté des mots. En décortiquant avec humour et lucidité sa propre obsession d'écrivaine, Anne-Marie Garat signe un livre étonnamment personnel (et étonnamment réjouissant), sur les traces d'une histoire collective et d'une mémoire intime (trop) longtemps laissée(s) tranquille(s).Intranquille, vivant, pétillant, virtuose, un emportement qui cristallise combien tout est lié, combien tout est important.4e de couverture : C'est lors d'une visite au musée d'Aquitaine de Bordeaux, dans l'exposition consacrée à la traite négrière, qu'Anne-Marie Garat tombe en arrêt devant un certain cartel aux termes pour le moins équivoques. Né d'une colère qui aurait pu rester passagère, ce livre revient, avec toute l'honnêteté et l'énergie qu'on connaît à son auteur, sur l'humeur noire qui s'installe, qu'elle a beau raisonner, jusqu'à ce qu'elle vire à l'obsession, ouvrant sur une infinité de questionnements. Aux premiers rangs desquels le rapport d'une ville à son histoire, l'amnésie ou le mensonge collectif, le très actif et toxique déni du passé esclavagiste et colonial. Réflexion qui interroge aussi et autant son propre rapport, intime et conflictuel, à sa ville natale, à son appartenance et donc à son enfance, sa famille, sa propre trajectoire. Et, bien sûr, le nerf de la guerre pour un écrivain : les mots, le langage, leur rôle et leur puissance ou leur nuisance dans nos représentations de l'Histoire et de la vérité. Où se vérifie que tout est lié, que tout importe au même titre.Notes Biographiques : Anne-Marie Garat est née en 1946 à Bordeaux. Après des études de Lettres, elle poursuit un DEA de Cinéma à l'université de Paris I.S'intéressant à l'expérimentation de la pédagogie de l'image, elle a enseigné le cinéma et la photographie à Périgueux, puis à Paris et dans sa banlieue. Elle fut également chargée de mission, auprès de Jack Lang, pour l'enseignement du cinéma à l'école.Anne-Marie Garat a publié de nombreux articles relatifs à l'image dans plusieurs revues (Trafic, La Recherche photographique, Les Cahiers du cinéma, plusieurs catalogues d'exposition). Elle participe régulièrement à des colloques universitaires, et donne des conférences en France et à l'étranger.Auteur d'une oeuvre littéraire de tout premier plan, Anne-Marie Garat a notamment obtenu le prix Femina pour son roman Aden (Seuil) en 1992.Elle a été très remarquée, ces dernières années, pour sa grande trilogie romanesque, parue chez Actes Sud : Dans la main du diable (2006), L'Enfant des ténèbres (2008) et Pense à demain (2010). Avec cette trilogie, elle relève le défi d'allier exigence littéraire et succès populaire.Derniers titres parus : Programme sensible (2012), La Première Fois (2013, collection "Essences"), et La Source (2015). La Nuit Atlantique, son dernier roman, a paru chez Actes Sud début 2020.
Résumé : Désormais traducteur à domicile, Jason, récemment séparé de sa femme et de leur fille, vit dans un petit appartement en banlieue parisienne. Entre deux séances de traduction alimentaire, il reste assis de longs moments devant l'écran de son ordinateur, avec lequel il entretient un étrange dialogue. Depuis quelque temps, celui-ci palpite en effet d'une vie bizarre : tel un bain révélateur qui ferait surgir les images abolies de sa mémoire, l'appareil convoque sur écran les souvenirs cryptés de l'enfance de Jason, résolument passée sous silence depuis son arrivée en France à l'âge de six ans. Refaisant surface, les bribes d'une époque liée à la grande "maison Fären", au fond de la forêt estonienne, prennent bientôt des allures de conte originel d'une implacable cruauté... Placé sous le signe de la catastrophe et des séparations, Programme sensible met en scène un individu malmené par ses "vines" intérieurs et enfin sommé, en revenant sur son passé, de réinventer sa vie.
Revenant sur les lieux pour se défaire enfin d'une maison qu'elle a jadis acquise sur la côte Atlantique, l'héroïne de ce roman, Hélène, affronte les fantômes du passé qui, secrètement, parasitent son existence, tout en traversant les zones de turbulences que provoquent des rencontres nouvelles. S'ensuivent de nombreuses déflagrations qui vont déplacer les lignes de son existence, passée comme présente, mettre en déroute tous ses démons personnels et lui permettre de s'ouvrir aux initiations qui l'attendent afin de vivre la mutation libératrice et amoureuse à laquelle elle ignorait si ardemment aspirer.4e de couverture : Un soir d'automne, Hélène se rend dans une petite station balnéaire de Gironde au volant de la voiture qu'elle a louée à Paris, décidée cette fois-ci à mettre enfin en vente sa vieille villa isolée sur la dune, achetée dix ans plus tôt à une institutrice depuis lors décédée. En se délestant de ce bien dont elle ne tire que tracas et tourments, Hélène pense évacuer les fantômes qui parasitent son existence de femme active, célibataire, nullipare, et satisfaite de l'être, ainsi qu'elle se le proclame.Or, dès le premier soir, la maison se révèle squattée par un jeune photographe nippo-canadien dont la compagnie va bousculer ses plans. De même, l'arrivée inopinée de Bambi, sa filleule chérie, en proie à de sérieux soucis personnels, et la rencontre d'inconnus du voisinage dérèglent le programme initial comme si conjonctions cosmiques et fureurs atlantiques interféraient autant que les événements prosaïques pour que s'opère la métamorphose dont chaque personnage semble devoir faire l'expérience.Entre apprivoisement du présent et revisitation du passé, relations neuves et effractions intimes, remuements géologiques, climatiques et historiques, entre plages jalonnées de blockhaus, chemins forestiers parcourus par des nuits sans lune, tempête centennale, crimes anciens surgissant d'un tableau et voix perdues, entre érosion des côtes océanes et de toutes les certitudes, Hélène s'effondre comme pour mieux se relever, s'ouvrir aux initiations qui l'attendent et vivre la mue libératrice et amoureuse à laquelle elle ignorait si ardemment aspirer.Notes Biographiques : Anne-Marie Garat est née en 1946 à Bordeaux. Après des études de Lettres, elle poursuit un DEA de Cinéma à l'université de Paris I. S'intéressant à l'expérimentation de la pédagogie de l'image, elle a enseigné le cinéma et la photographie à Périgueux, puis à Paris et dans sa banlieue. Elle fut également chargée de mission, auprès de Jack Lang, pour l'enseignement du cinéma à l'école. Anne-Marie Garat a publié de nombreux articles relatifs à l'image dans plusieurs revues (Trafic, La Recherche photographique, Les Cahiers du cinéma, plusieurs catalogues d'exposition). Elle participe régulièrement à des colloques universitaires, et donne des conférences en France et à l'étranger. Auteur d'une oeuvre littéraire de tout premier plan, Anne-Marie Garat a notamment obtenu le prix Femina pour son roman Aden (Seuil) en 1992. Elle a été très remarquée, ces dernières années, pour sa grande trilogie romanesque, parue chez Actes Sud : Dans la main du diable (2006), L'Enfant des ténèbres (2008) et Pense à demain (2010). Derniers titres parus : Programme sensible (2012), La Première Fois (2013, collection "Essences"), et La Source (2015).
Romancière singulière, amoureuse de l'image, chez qui la mémoire passe par le cadrage, l'ombre et la lumière, Anne-Marie Garat se prête au jeu de la collection Essences. Les champs s'ouvrent, les réminiscences olfactives précèdent le développement de son imaginaire comme autant de solvants et autres sels d'argent au parfum entêtant qui soudain révèlent un lieu, une histoire reléguée aux confins d'une mémoire oublieuse.
Parce que l'été passe mal, parce qu'un matin son corps porte d'étranges marques, parce qu'Hélène l'a quitté, Etienne Sylvestre entreprend un retour incertain vers sa ville natale, Blaye-sur-Gironde. Il y rencontre une femme qui lui raconte des histoires, la sienne, celle de son père oublié, peut-être mort d'amour dans la vase des berges, et celle de Jaufré Rudel, le poète qui partit chercher l'amour de loin dont la beauté hante l'estuaire de la Gironde et son horizon perdu. Etienne est photographe, mais le grain des images, comme le sable, disperse la réalité, et la mort aura pour lui le visage de l'ange qui joue du couteau, la nuit, dans les rues désertes d'une petite ville de province.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.