Pensée politique et propriété. Actes du colloque international de l'AFHIP (17 et 18 mai 2018 - Facul
GANZIN MICHEL
PU AIX-MARSEILL
36,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782731411362
Dès la pensée grecque, la propriété devient un thème de réflexion jusqu'à devenir la clé d'un projet utopique avec Platon. A l'époque moderne, la propriété demeure tin objet de la pensée politique et juridique (les deux n'étant jamais disjoints sur ce sujet) du courant du droit naturel moderne qui débute avec l'Ecole de Salamanque, Les penseurs qui n'appartiennent pas à ce courant, de Hobbes à Rousseau, s'appuient sur un contrat social qui garantit à chaque individu des droits sur les choses, traitent également de façon fondamentale la question de la propriété. Les Lumières, à la suite de Locke, conjuguent propriété et liberté et les physiocrates érigent le citoyen propriétaire en seul titulaire des droits politiques. Quant aux rédacteurs du Code civil, influencés par la philosophie sensualiste, ils font de la propriété "l'âme universelle de la législation". Depuis la Révolution française et la DDHC, repris par les textes internationaux et la constitution de 2958, la propriété est l'un des "piliers" du droit. Mais sans doute parce que ce concept clé qui a maturé, au long des siècles, désigne une situation fondée en droit, elle n'a pas manqué de susciter la question de sa légitimité. Siècle d'or de la propriété, le XIXe siècle connaît des théories visant soit à son abolition radicale (cf. Proudhon) soit à sa collectivisation chez les penseurs socialistes ou communistes (cf. Cabet, Fourier, Marx et Engels). Quant aux juristes, ils ont toujours cherché à distinguer les choses qui étaient objet de propriété communautaire, gérées par l'Etat, et les choses susceptibles d'appropriation privée dont l'individu ne peut être privé (hormis par l'expropriation). Somme toute, la propriété, par ses conséquences politiques (et économiques), par son importance sociale, ne peut jamais être ignorée par le pouvoir. Dès lors, il semble opportun de l'envisager dans une perspective d'histoire des idées politiques.
Nombre de pages
483
Date de parution
01/06/2019
Poids
774g
Largeur
157mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782731411362
Titre
Pensée politique et propriété. Actes du colloque international de l'AFHIP (17 et 18 mai 2018 - Facul
Auteur
GANZIN MICHEL
Editeur
PU AIX-MARSEILL
Largeur
157
Poids
774
Date de parution
20190601
Nombre de pages
483,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Toute la question est de savoir comment, depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine, les penseurs politiques se sont saisis de la question de l'éducation des citoyens et des gouvernants. Au fil de l'histoire, théologiens, juristes, philosophes, praticiens ou utopistes ont traité la question éducative qui apparait comme un enjeu politique et social. Avec Socrate en effet, l'éducation est devenue une question pour les philosophes du fait que l'exercice des responsabilités politiques et la participation des gouvernés à la désignation des gouvernants supposent l'éducation des citoyens. Parallèlement, tout un discours, de l'Antiquité jusqu'à nos jours, célébrant les mérites des conseillers du prince, a été développé. La tradition du roi-philosophe platonicien, des miroirs du prince, puis Les instructions du dauphin, attestent la croyance selon laquelle le bien-être du corps politique dépend de la formation de la "tête" de l'Etat. Autrefois réservée à une élite et peu institutionnalisée, l'éducation qui, selon Montesquieu : "consiste à nous donner des idées, et la bonne éducation à les mettre en proportion", s'est très progressivement ouverte au plus grand nombre et centrée sur l'école. La formation d'une opinion publique au XVIIIe siècle, de même que l'avènement de la souveraineté d'un peuple de citoyens, impliquent de concilier le nombre avec la raison, d'où la vocation de la République à être "l'institutrice du peuple" (avec une distinction de Rabaut Saint-Etienne entre instruire et éduquer qui a perdu une grande partie de sa netteté chez la plupart des locuteurs modernes). Aussi les quarante communications des Actes du XXVIIe colloque de l'AFHIP sont centrées sur trois thématiques : éduquer les élites ou le peuple ? le rôle du conseiller du prince, le lien entre souveraineté, citoyenneté et éducation en régime républicain.
Un an après le colloque "Acteurs et valeurs du sport : réflexions plurielles ", le trio des équipes de recherche, Idetcom et Irdeic de l'Université Toulouse Capitole, ainsi que le Cresco de l'Université de Toulouse, ont porté, en septembre 2024, un regard, toujours pluridisciplinaire, sur les "Grandes dates et figures du sport : réflexions plurielles" susceptibles de constituer des marqueurs pour le sport mais aussi pour la société sur le temps long. Les dates renvoyaient à des compétitions (comme les JO de Barcelone (1992) et la fameuse Dream Team américaine), mais également à des décisions politiques et/ou juridiques majeures, parmi lesquelles la création du Ministère des sports en France en 1921, l'affaire Bosnien de 1995 et ses suites récentes (avec les arrêts du 21 décembre 2023 de la Cour de justice de l'Union européenne), l'affaire Festina lors du tour de France 1998 ou encore le dossier de la catégorisation bisexuée des sportifs avec les contraintes imposées il y a quelques années à l'athlète Caster Semenya. Quant aux figures du sport, elles s'incarnaient dans quelques destinées singulières, voire extraordinaires, trop brièvement retracées : celles d'Alice Milliat, figure de l'émancipation des femmes parle sport au début du vingtième siècle, du nageur Alfred Nakache, champion dépassant toutes les épreuves, y compris les plus dramatiques de l'ère dite "moderne ", ou plus récemment de Sarah Abitbol, en première ligne pour dénoncer publiquement les violences sexuelles dans le sport. Ces histoires ont contribué à l'évolution du sport et plus largement de la société dans une période donnée, comme bien d'autres que le lecteur découvrira dans cet ouvrage, fruit des réflexions qu'une vingtaine de chercheurs en sciences humaines et sociales aux profils divers ont menées de manière croisée, avec pour seule ambition d'éclairer les évolutions multiples du sport des origines à nos jours, au confluent de la raison et de la passion...
La départementalisation de 1946 a-t-elle vraiment décolonisé La Réunion ? Une analyse inédite entre droit constitutionnel et droit international. Cet ouvrage offre une radioscopie critique de la décolonisation de La Réunion et des "quatre vieilles" colonies (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion). En effet il renouvelle l'analyse de la départementalisation de 1946 en croisant le droit constitutionnel français et le droit international de la décolonisation, tout en gardant un ancrage historique fort. En effet, les rôles des députés progressistes et anticolonialistes de 1945 sont éclairés et mis en avant. L'ouvrage intéressera autant les historiens, juristes, politologues et sociologues que les étudiants et les lecteurs intéressés par l'émancipation des Outre-mer. Cette étude est inédite puisqu'elle replace la départementalisation de 1946 dans une double perspective, nationale et internationale, en montrant ses ambiguïtés et sa portée réelle.
L'histoire d'Alexandre Clapier éclaire et illustre tout le xixe siècle marseillais et national. Cet avocat marseillais, académicien, économiste, a joué un rôle clef comme homme politique. L'histoire d'Alexandre Clapier (1798-1891) éclaire et illustre tout le XIXe siècle marseillais et national. En effet, ce grand bourgeois marseillais a été avocat et même bâtonnier, académicien et même président de l'académie de Marseille, économiste libéral, membre de la société d'économie politique. Mais il a joué un rôle politique majeur. Sur le plan local, cet orléaniste a été conseiller municipal de Marseille et président du conseil général des Bouches-du-Rhône. Sur le plan national, il a été député en 1846, puis en 1871, évoluant peu à peu de l'orléanisme vers la République conservatrice.