Nouvelles, poèmes, fables ou portraits ? Qu'importe. La liberté rare de perception et de plume de Christophe Gallaz nous emporte, en quarante-huit brefs textes, dans un monde essentiel et divers. Le soleil en pleine gloire, une table chargée de victuailles, un homme épiant les morts, un couple épuisé... autant de scènes qui interroge le sens de la vie, la vérité et les apparences, l'éternité. Un livre nourri de grâce qui dévoile, avec une force souvent bouleversante, la douloureuse passion d'exister. Publié pour la première fois en 1986 aux Editions Zoé, Les chagrins magnifiques est préfacé ici par Julien Burri, journaliste et écrivain. Christophe Gallaz, né en 1948 dans le canton de Vaud, a déployé jusqu'à ce jour des activités de chroniqueur dans Le Matin Dimanche, Le Nouveau Quotidien, Le Temps, Libération ou Le Monde, ainsi que dans plusieurs revues de littérature ou de sociologie. Il a publié des nouvelles (Les Chagrins magnifiques, Les Musiques défaites), des essais (La Parole détruite - médias et violence), des textes accompagnant le travail de peintres et de photographes (dont Jean Lecoultre pour La Chambre, Monique Jacot pour Les Femmes de la terre ou Philippe Brault pour Cela commence par), et des livres pour la jeunesse aux côtés de dessinateurs comme Georges Lemoine, Etienne Delessert et Roberto Innocenti (Mozart, Rose blanche ou Le Rêve de l'arbre).
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Nombre de pages
160
Date de parution
19/04/2024
Poids
146g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782940749560
Titre
Les chagrins magnifiques
Auteur
Gallaz Christophe ; Burri Julien
Editeur
FLORIDES HELVET
Largeur
115
Poids
146
Date de parution
20240419
Nombre de pages
160,00 €
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Extrait Je m'appelle Pierre. J'ai dix ans. J'habite une grande ville. Je n'ai qu'un ami. C'est un arbre. Il s'élève à cinquante mètres de chez moi, au bord de l'avenue. Il paraît que c'est un érable. Je le salue chaque jour en revenant de l'école. Je lui demande : - Hé ! comment vas-tu ?
Dans Boulevard des Philosophes, Georges Haldas brosse de son père, trente ans après sa mort, un portrait fondé sur ses propres sensations et souvenirs d'enfance. Par son implication personnelle, le narrateur fait ainsi, indirectement, son propre portrait. La figure paternelle, par ailleurs, est forcément en lien avec notre propre découverte du monde : mieux vaut alors, selon l'auteur, comprendre le père plutôt que le tuer, si on veut savoir qui on est et pouvoir se situer parmi les hommes. La remémoration minutieuse de "l'homme mon père" tourne progressivement à la transfiguration : au terme de Boulevard des Philosophes, le père est devenu en quelque sorte le frère du narrateur - mais aussi celui du lecteur. Georges Haldas (1917-2010) est né à Genève d'un père grec et d'une mère suisse. Poète, essayiste, scénariste, critique littéraire, il est surtout l'auteur d'une suite de chroniques qui donnent accès à son regard particulier sur le monde et développent ses interrogations sur les aspects les plus variés de l'existence humaine. Il est considéré comme l'un des maîtres de la littérature personnelle du XXe siècle.
Morte au début de la vingtaine, la poétesse Alice de Chambrier n'en est pas moins une figure majeure pour quiconque s'intéresse à l'histoire du romantisme et à ses retombées hors de France. Les sujets abordés par Alice de Chambrier témoignent, dans leur variété, de l'attention qu'elle porte à l'effervescence thématique et formelle qui caractérise la littérature de son temps : elle s'essaie aussi bien au poème épique qu'au poème philosophique ; elle explore le registre lyrique ; elle accorde son attention aux manifestations de la nature ou à la méditation métaphysique. Elle apparaît ainsi comme une des dernières incarnations du mouvement romantique, au moment où le naturalisme commence à s'affirmer, et comme un cas unique dans le paysage littéraire de Suisse romande.
Résumé : Les Eléments d'un songe se présentent comme une suite de variations dont le thème initial est emprunté à L'Homme sans qualités de Robert Musil. A la suite de cet écrivain, grand rêveur en quête d'états parfaits à même de faire oublier la laideur de la vie et l'horreur de la mort, mystique sans Dieu, passionné de la nature, Jaccottet - qui l'a traduit - cherche à son tour les solutions qui permettent de vivre, suivant un élan poétique et philosophique tout à la fois. L'itinéraire que l'auteur parcourt frappe par la noblesse de ses vues et par l'honnêteté foncière de sa démarche, dont l'extrême exigence dépasse le pessimisme pour exprimer une ambition trop haute peut-être, mais qui ne désespère pas de s'accomplir. Cette édition est accompagnée d'une préface de Jean-Marc Sourdillon, écrivain, professeur et traducteur, qui a collaboré à l'édition des Ouvres de Philippe Jaccottet dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " aux Editions Gallimard en 2014. Poète, essayiste et critique littéraire suisse, Philippe Jaccottet (1925-2021) a vécu en France depuis les années 1950 ? ; il est considéré comme l'un des plus grands poètes de langue française du XXe siècle. Célèbre également pour ses nombreuses traductions d'oeuvres étrangères (Rilke, Thomas Mann, Musil, Góngora, Homère), il a été distingué par de nombreux prix tout au long de sa vie. Avec René Char et Saint-John Perse, il est un des rares poètes dont l'oeuvre a été publiée de son vivant dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " .