A bien y penser, puisqu'il n'y a plus de devoir à la pensée que vers le Bien, souverain et démocratique, royal, ainsi la fiction retrouve toujours le lieu de la réalité ; et par quelque bout qu'on veuille prendre cette fiction, il n'y a vraiment rien à (y) faire : c'est comme l'un et l'autre du même, fiction et réalité sont les mêmes. L'ensemble des cultures, mais pris dans une autre acceptation, procède d'une " politique des sols " des civilisations qui portent, à la fois, le creuset et leur identité à faire avancer le présent vers l'à-venir, ce qui ad-vient d'un passé, ce qui surgit et ce qui sourd ; à la fois la fusion de leur diversité et par exemple la confusion de leur ad-versité. Culture permettant une permutation des valeurs par fiction de la réalité et fiction d'hypothèse, souvent dans le sillon d'une catastrophique issue... Mais c'est le lot de l'Histoire, de toutes les Histoires, de telle sorte que point n'est besoin de savourer le bonheur ou de craindre le pire : l'Histoire porte toujours le pire du meilleur et supporte ainsi le meilleur du pire. Il n'y a jamais eu de guerre sans paix, il n'est jamais sans doute de paix sans guerroyer. De cela, de tous ces " cela ", le sud de l'équateur justement ne connaîtra jamais le répit.
Nombre de pages
298
Date de parution
14/02/2011
Poids
360g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782355086571
Titre
Nouvelles du monde II
Auteur
Gaillard Philippe
Editeur
BAUDELAIRE
Largeur
148
Poids
360
Date de parution
20110214
Nombre de pages
298,00 €
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L'histoire de l'Armée nationale du peuple algérien (1957-1958), maquis nationaliste de plus de quatre mille hommes opposé au FLN, armé et équipé par l'armée française, est extravagante. S'y entremêlent des stratégies incompatibles, des retournements d'alliances et des épisodes d'une violence inouïe. Émerge l'image de Mohammed Bellounis, seigneur de guerre puissant, aux ambitions politiques démesurées, menant un jeu habile et dément entre la France et le FLN. Tout cela paraîtra invraisemblable. Ce récit est authentique jusque dans ses détails.
Il y avait déjà quelque trois mille livres consacrés à la guerre d'Algérie. Est-ce le trois mille unième que voici ? Arithmétiquement, sans doute. Mais la plupart des ouvrages précédents, oeuvres d'acteurs ou de témoins, sont ou peuvent être, peu ou prou, de parti pris. Les Mémoires d'un quidam échappent à cette catégorie. Ne serait-ce que parce que la période qu'ils couvrent est, pour plus d'un tiers, antérieure à ce conflit. Et surtout parce que leur trame, autobiographique, conduit le lecteur à travers les méandres de la deuxième guerre mondiale et des bouleversements qui s'ensuivirent, pour le meilleur et pour le pire.
La plus sûre des vérités est devenue celle-ci : les maîtres ne sont nulle part. C'est une vérité tragique, une tragédie, celle de Sisyphe, de Prométhée, de tant d'autres mythes : les maîtres ne sont nulle part. Non pas qu'ils soient introuvables, donc invisibles et par là même encore maîtres, mais en nul lieu, en nul endroit, nulle part. N'en cherchez plus, vous n'en trouverez plus puisqu'ils ne sont nulle part. Ce n'est pas tant la culture du pessimisme ou encore le nihilisme qui ont déplacé les maîtres dans " un nulle part " que l'intelligence paradoxale des êtres qui, dans une impossible accoutumance, s'adapte même à l'inconcevable. La soi-disant culture de l'instant y est peut-être pour quelque chose. Il faut de plus en plus de solidité pour résister à ce monde entièrement dévolu à l'argent, à la technique, à la quête d'une identité par le travail ou à une absence de personnalité civile dans le chômage et la paupérisation. Ca ne durera pas longtemps, mais ça fait longtemps que ça dure. La petite bourgeoisie a tout envahi. La petite bourgeoisie est devenue avare d'elle-même. Comme il n'y a plus vraiment de haute bourgeoisie non plus... Dans ce no man's land quelle part de maîtrise du monde apporter à nos semblables ? Ca craque de partout, rien n'est maîtrisé, tout paraît anarchique, exactions, abus, fraudes, corruptions, que rien ne pourra ni ne peut arrêter, car les systèmes économiques sont tellement imbriqués qu'il est impossible de stopper tel trafic pour satisfaire la morale. Pas un être humain n'échapperait ainsi au ravalement d'un monde dont le principe socialiste serait l'outrageuse banalisation de toutes les valeurs, de tous les talents, aptitudes, positivités dans laquelle surgirait dès sa naissance tout être humain. Sa venue au monde serait alors irrémédiablement vouée à cette déréliction en dépit des ambitions parentales. Vivre serait se fondre dès sa naissance dans une société programmée, sans loi, sans morale, dans le droit fil d'un devenir barbare : sans possibilité de lieu de maîtrise, pas même le complexe d'oedipe cher à la psychanalyse comme recours. Avenir sombre, accablant, camusien, kafkaïen, où tout recours à la bonne littérature serait sa seule consolation. Peut-être la lecture serait-elle alors une forme unique de maîtrise.
Chouchou, tu sais danser ? Chouchou, ici tu vas te faire beaucoup d'argent car tu es très belle, ne t'inquiète pas, c'est pas compliqué, le but est que tu puisses t'asseoir avec un client et qu'il te paie du champagne, plus tu bois de champagne et plus tu auras de l'argent, tu lui tiens compagnie le plus longtemps possible qu'il n'ait pas envie de partir et quand le DJ t'appelle avec la sono, tu montes sur scène, tu danses habillée ensuite après 5 minutes, tu commences à te déshabiller, il faut que tu te retrouves en string sur la scène, on ouvre dans 15 minutes, les filles sont à l'étage, elles se changent. Ce soir, je te les présente, ensuite tu restes près de moi durant une heure, tu vois comment cela se passe et si cela te plaît demain à 19h30, tu commences. "
Amoureuse, désespérée, révoltée... Du haut de ses 26 ans, Gwenaëlle Glénat-Llorca est toutes les femmes à la fois. A travers des mots bruts, précis et directs, elle brosse une galerie de personnages et de situations d'une implacable authenticité. De la joie de porter un enfant à l'injustice de perdre un proche, il y a toute la palette des émotions d'une jeune femme bien décidée à ne pas gommer ses imperfections, ses contradictions, ses états d'âme. A gratter où ça fait mal, à frotter où ça fait du bien. Et tant pis si ça ne plaît pas à tout le monde.