Du neuf avec des vieux ? Télémédecine d'urgence et innovation en contexte gériatrique
Gaglio Gérald ; Cochoy Franck
PU MIDI
22,00 €
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EAN :9782810706037
Les maisons de retraite ne sont pas spontanément associées au thème de l'innovation. Pourtant, ces espaces professionnels se sont profondément transformés ces dernières années, sous l'effet conjugué du vieillissement des résidents, de la multiplication des dispositifs [techniques pour y taire face et du déploiement de systèmes d'information métier. Dans la continuité et à l'aide d'une étude de cet ouvrage envisage l'arrivée de la télémédecine dans des EHPAD (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), du nord-est de la France. Plus particulièrement, il raconte l'histoire d'une "valise" de télémédecine qui visait une meilleure prise en charge des urgences. Par la télétransmission de mesures médicales (typiquement un électrocardiogramme) au centre 15 du SAMU, le but était d'éviter des déplacements jugés parfois inutiles par les médecins de personnes fragiles au service des urgences. Or, rien ne s'est passé comme prévu. L'ouvrage raconte les péripéties cette expérimentation, son inspiration, ses espoirs, ses ratés, ses relances, et en extrait des enseignements pour la sociologie de l'innovation, en envisageant ce phénomène dans les organisations en réseau. Autrement dit, ce livre examine comment des acteurs ont tenté de faire du neuf avec du "vieux" et ce que l'on peut en tirer sur l'enjeu de la médicalisation du grand âge dans nos sociétés.
Nombre de pages
300
Date de parution
06/12/2018
Poids
372g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782810706037
Titre
Du neuf avec des vieux ? Télémédecine d'urgence et innovation en contexte gériatrique
Auteur
Gaglio Gérald ; Cochoy Franck
Editeur
PU MIDI
Largeur
135
Poids
372
Date de parution
20181206
Nombre de pages
300,00 €
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Difficile de dire ce qui rassemble le microprocesseur, l'homéopathie ou les nouveaux procédés exposés chaque année au concours Lépine. A minima, leur dénominateur commun est d'être associé au mot « innovation », à l'issue d'une réussite avérée ou, telle une incantation, pour la susciter. Innovation: le terme a aussi la particularité d'être employé à foison. Les vade mecum pour apprendre à innover, les récits sans anicroches de success story, ou les articles de presse qui affublent une idée, un produit, une méthode de ce noble titre ne se comptent plus. L'innovation est ainsi reliée à des représentations sociales la plupart du temps positives. Elle est même devenue un idéal à atteindre: il faut innover et être innovant!Pour le sociologue, l'innovation c'est le cheminement sinueux, incertain, allant de la confection d'un objet jusqu'à sa diffusion massive, en passant par ses transformations ou ses déclinaisons, qui retiendra principalement l'attention: l'innovation est un processus que cet ouvrage décortique et explicite.
L'innovation est tendance. Elle est même devenue un idéal à atteindre dans nos sociétés : on ne compte plus les articles de presse qui affublent une idée, un produit, une méthode de ce noble titre tandis que se multiplient les récits de success stories qui confinent au conte de fée. L'impératif est simple : il faut innover, être innovant... ou disparaître ! En réalité, appréhender le concept d'innovation d'un point de vue sociologique invite plutôt à analyser le cheminement sinueux, incertain, qui va de la confection d'un objet jusqu'à sa diffusion massive, en passant par ses transformations ou ses déclinaisons. L'innovation est en effet un processus, que Gérald Gaglio décortique et explicite.
Ce livre est constitué de six récits de trajectoires professionnelles et de vie personnelle. D'apparence chaotiques et discontinus, ils nous font vivre des actes de délibération interne, des transactions relationnelles, des compromis, des remaniements identitaires forgeant une posture professionnelle sans cesse re-interrogée. Formés à la sociologie, les contributeurs des récits de cet ouvrage nous livrent une lecture multidimensionnelle et pointue des milieux professionnels dans lesquels ils évoluent. Ils nous révèlent aussi comment ils se sont constitués comme sujets agissants.
Quelle est la spécificité du monde du travail contemporain? Comment en saisir la diversité ? Pour cerner les principales évolutions qui le parcourent, certains insistent sur des modifications structurelles, comme la mondialisation des marchés, d'autres préfèrent expliquer le changement du rapport individuel au travail, à travers une plus grande subjectivation des rapports sociaux... Dans cet ouvrage collectif, les auteurs tentent de comprendre la façon dont l'action, en milieu organisé, prend forme et se transforme. Les analyses proposées s'appuient sur la présentation de terrains d'enquêtes variés (centrales nucléaires, bureaucraties, service d'études marketing, banque...) étudiés de manière longue. Quatre questions essentielles en sociologie, explorées sous l'angle de transformations actuelles, sont successivement posées au long du livre : comment le temps de travail, individualisé, labile et continu des organisations contemporaines, structure-t-il les collectifs professionnels? La sociabilité, qui marque nombre de situations de travail, est-elle autre chose qu'une convivialité permettant de " tenir bon " ? Est-il rationnel pour une entreprise de réitérer des démarches ou des solutions qui ont fait la preuve de leur inefficacité? Ces initiatives servent-elles à autre chose que ce pourquoi on dit les mener? Le " métier " constitue-t-il une source de régulation dans des contextes de travail en évolution constante? Cet ouvrage s'adresse aux chercheurs s'intéressant aux mutations du travail contemporain, aux praticiens désirant prendre de la distance par rapport à ce qu'ils vivent quotidiennement et aux étudiants suivant des cours de sociologie des organisations ou du travail dans leur cursus.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.