Dans ce volume, nous publions les résultats des IIe rencontres autour de la sculpture romaine qui ont eu lieu à Arles, les 26 et 29 octobre 2016. Ces rencontres biennales sont organisées dans le cadre d'un accord de collaboration signé entre le Centre Camille Jullian (Unité Mixte de Recherche CNRS et Aix Marseille Université), connu pour ses spécialistes dans le domaine de la sculpture antique, et le Musée Départemental Arles Antique, où est conservée une des plus riches collections de sculptures antiques en France. Au fil des pages, le lecteur pourra nourrir et approfondir sa réflexion sur deux thèmes principaux. Dans le premier ensemble thématique, les spécialistes ont envisagé la plupart des aspects d'un phénomène majeur de l'Antiquité, à savoir le remploi dans la sculpture, que l'on observe dans toutes les villes de l'Empire romain et qui concerne l'économie du marbre, matériau cher, parfois même luxueux, selon son origine. A partir du IIIe siècle de notre ère, les blocs des bâtiments plus anciens sont recyclés dans de nouveaux édifices, pour des raisons économiques, mais pas seulement. La sculpture ne fait pas exception : les statues, les reliefs (Arc de Constantin) sont remployés, après des modifications plus ou moins importantes. Certains portraits d'empereur, mais aussi de privés anonymes sont également retravaillés et remployés. Qui plus est, des blocs architecturaux sont recyclés en statues, portraits, sarcophages etc. Pour apprécier pleinement la raison d'être de la pratique du remploi en sculpture, nous avons abordé quelques questions essentielles : où, à quel endroit remploie-t-on ? Que remploie-t-on en sculpture ? Comment procède-t-on ? Quel est le but poursuivi ? Comment peut-on interpréter ce phénomène ? Le deuxième thème porte sur des découvertes récentes de sculptures majeures en France (Strasbourg-Koenigshofen, Marseille, Mandeure, Nîmes, Val-Bruant à Arc-en-Barrois), mais également à l'étranger : en Grèce (Délos, Dion, Beroia et Thessalonique), en Espagne (Musée du Prado, Musée archéologique de Catalogne), en Autriche (Kunsthistorisches Museum de Vienne), dans le Grand-Duché de Luxembourg (Titelberg), ou encore en Grande-Bretagne. Ce volume qui réunit 24 études, dont 3 en anglais, dues à la plume de spécialistes de sculpture antique français et étrangers et accompagnées de nombreuses illustrations en couleur et en noir et blanc s'adresse au public averti, mais également à tous ceux qu'intéresse la transformation de produits déjà utilisés, activité nouvelle communément appelée recyclage dans notre société. Ces études pointues, en menant en lumière une pratique millénaire peuvent apporter de nouvelles connaissances à l'homme du XXIe siècle sur ce phénomène qui nous préoccupe depuis quelques décennies.
Nombre de pages
348
Date de parution
10/10/2019
Poids
1 922g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782356133311
Titre
La sculpture et ses remplois
Auteur
Gaggadis-Robin Vassiliki ; Larquier Nicolas de
Editeur
AUSONIUS
Largeur
240
Poids
1922
Date de parution
20191010
Nombre de pages
348,00 €
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Fidèles à l'esprit des Rencontres, les vingt-cinq articles réunis dans ce volume contribuent à la connaissance de la sculpture entre la basse époque hellénistique et l'époque impériale dans un horizon géographique très large - de l'Asie Mineure à l'Espagne et de l'Afrique du Nord à la Gaule. Seize contributions explorent différents aspects de la statuaire honorifique, genre étroitement lié au fonctionnement politique de l'Empire et des communautés qui le composent. Sont tour à tour analysés les fonctions politiques et sociales de ces portraits, les logiques spatiales qui président à leur installation dans l'espace public et le fonctionnement des ateliers chargés de leur création. Les approches contextuelles éclairent des pans méconnus de la pratique honorifique, tandis que quelques études synthétiques livrent des conclusions nouvelles sur sa portée historique. Dans la seconde partie de l'ouvrage, neuf contributions font connaître des sculptures récemment découvertes ou proposent une interprétation nouvelle d'oeuvres déjà connues. Le lecteur y trouvera des études sur des stèles funéraires d'Afrique du Nord, sur un masque appartenant à un monument funéraire du Sud de la Gaule, sur des statues divines idéales et des reliefs architecturaux du Nord de la Gaule. L'analyse historiographique d'un sarcophage paléochrétien permet une ouverture vers la réception médiévale de la sculpture antique. Enfin, dans le souci de répandre toujours plus la connaissance sur la sculpture est présentée la plateforme en ligne "SculptuRo", nouvel outil numérique de collecte et de diffusion des informations sur la sculpture romaine.
Résumé : Cet ouvrage réunit les résultats de deux manifestations complémentaires : d'une part, la table ronde intitulée "Rendre à César", organisée le mercredi 20 juin 2012, à Paris, au musée du Louvre et, d'autre part, les "Rencontres autour de la sculpture romaine conservée en France", qui ont eu lieu du 18 au 20 octobre 2012 au Musée départemental Arles antique. La richesse des interventions lors de ces deux manifestations permet de restituer un ouvrage composé de trente-huit articles, répartis en trois parties et une conclusion. La première, en écho et en développement de la table ronde du Louvre, porte sur le portrait du "César du Rhône ", aussi bien que sur "Le portrait romain en Gaule". La deuxième publie cinq études autour des "nouvelles techniques d'investigations scientifiques" et présente l'analyse des matériaux des sculptures en pierre et en bronze, découvertes dans le Rhône à Arles, ainsi qu'une étude ethnoarchéologique sur les techniques de production du portrait. Enfin un dernier volet présente les "découvertes récentes et les nouvelles recherches", déclinées en seize études qui sont consacrées à des études de cas (Autun, Vaison-la-Romaine, Nîmes, Metz-Divodurum, Apt), de même qu'à des relectures novatrices de sculptures méconnues (Plouarzel, Langres, Avignonet-Lauragais, Vernègues, vallée de l'Ubaye, Besançon, Lyon). Robert Turcan signe la conclusion. Ainsi, La Sculpture romaine en Occident. Nouveaux regards reflète la variété et l'intérêt des questionnements actuels dans ce domaine.
Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers – historiques, géographiques, culturels, littéraires – et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
Souny David ; Boutoulle Frédéric ; Garrigou Grandc
Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.