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Le spectre d'Alexandre Wolf
Gadzanov Gaïto ; Sendy Jean ; Balzamo Elena
VIVIANE HAMY
18,00 €
Épuisé
EAN :9782878585810
Années trente, un Russe, émigré à Paris, confie le secret qui parasite son existence. À l?âge de 16 ans, alors qu'il servait dans l'armée des « blancs » monarchistes contre les révolutionnaires bolcheviques, il a tué un homme. C?était le dernier été du conflit. Épuisé par les batailles, il s'assoupit quelques secondes contre un arbre. Quand il se réveilla, son groupe de partisans avait disparu. Tout à coup, un cavalier sur un immense cheval blanc surgit et le menaça de son fusil. Il sortit alors son revolver, visa et tira. Le cavalier s'effondra. Brusquement, le bruit d'une cavalcade le poussa à enfourcher le cheval d'apocalypse abandonnant le cadavre. Depuis la scène le hante. Des années plus tard, le narrateur découvre dans une nouvelle anglaise écrite par un certain Alexandre Wolf, cet épisode fondamental de sa vie relaté au détail près ! L'homme qu'il croyait avoir tué, seul susceptible de connaître son histoire, serait-il en vie ? Il décide alors de retrouver ce Wolf pour se défaire une fois pour toutes du fardeau qui l'accable. Il se rend en Angleterre pour mener l'enquête. L?éditeur du recueil le reçoit avec réticence et lui assure qu'il ne peut s'agir de l'individu qu'il recherche. Déçu, le narrateur rentre à Paris. Mais le spectre n'a pas fini de le tourmenter et le rattrape à tous les détours de son existence : leurs destins sont comme scellés à jamais. Un jour, dans un restaurant russe, un compagnon de beuverie lui raconte comment il a miraculeusement sauvé l'un de ses amis, Sacha Wolf, mortellement blessé lors de la guerre civile russe. Sacha, devenu écrivain, a d'ailleurs écrit, en anglais, le récit de sa « résurrection ». Alexandre Wolf renaît, une fois encore, de ses cendres : le narrateur sait maintenant que l?écrivain injoignable est russe, que l?éditeur l'a trompé en toute connaissance de cause. Pourquoi ? Plus tard, lors d'un combat de boxe sur lequel il doit faire un article, il rencontre une compatriote, Hélène, dont il tombe éperdument amoureux. Au détour d'une conversation avec sa maîtresse, il apprend qu'un ancien amant, qu'elle a connu à Londres, aurait frôlé la mort dans une situation et une période très proches de celle où il a lui-même tiré sur son cavalier au cheval blanc. Le doute n'est plus permis, celui qu'il croyait avoir tué, le « spectre » n'est pas mort, et il n'est plus si loin? Le Spectre d'Alexandre Wolf est un roman exceptionnel, qui mêle fantastique, intrigue policière, et métaphysique. Sa réflexion sur la manière dont se construisent les souvenirs est un régal. On ne peut s'empêcher de penser à Dostoïevski ou à Pouchkine, à Camus, et à Marcel Proust.
Dyorke, Virginie-Occidentale, 5 octobre 2008. Le cadavre d'un lycéen, Sean LaPierre, est retrouvé dans les eaux de Red Creek. Le shérif Darren Campbell et son adjoint Matt Crutchlow s'emparent de l'affaire, et c'est ainsi qu'Andrew Phillips, ancien camarade de classe de Sean, est appelé à témoigner. Adolescent introverti et passionné de cinéma, Andrew est incompris de sa famille, qui lui préfère son frère, Christopher, arrogant et forte tête. Quand le jeune Paul Ballantine disparaît à son tour, l'hypothèse d'un tueur en série se confirme. Et Andrew y voit enfin l'occasion de devenir populaire. Armé de sa caméra GoPro, il convainc d'autres lycéens de se joindre à la traque du monstre. Quitte à s'aventurer trop près des terres de celui que l'on surnomme l'ogre de Red Creek... Hommage vibrant aux films de found footage où le suspense le dispute à l'effroi, L'Ogre de Red Creek est un thriller implacable et glaçant, au dénouement aussi inattendu qu'inédit.
Jana brûlait de dire son nom, Zorka, vous connaissiez Zorka, c'est bien ça ? Mais dire son nom maintenant, à voix haute, après tant d'années d'efforts pour le taire, aurait été aussi bizarre que le prétendu cauchemar de cet homme. Qui plus est, Jana n'avait aucune patience pour les énigmes venant d'un homme. Il y avait toujours une condition au suspense, et l'anticipation était aussi finement nauséabonde qu'un filet de salive que l'on fait lentement dégouliner de la bouche, et la révélation ne révélait généralement rien de plus que le privilège réservé aux hommes de retenir des informations. Même s'il connaissait effectivement Zorka, cela ne la concernait plus. Que ce soient cette information, l'existence de Zorka ou les jetons de jeu que l'homme entrechoquait dans la paume de sa formulation, rien de tout cela ne la concernait. Pensait-il faire d'elle une petite fille en mentionnant la Malá Narcis ? Elle aurait voulu lui dire que jamais de sa vie elle n'avait été une petite fille, et qu'elle ne comptait pas le devenir aujourd'hui. "Un soupçon de Lynch, un soupçon de Ferrante, la cruelle absurdité d'Antonin Artaud, la féroce candeur d'Anaïs Nin, la langueur stylée d'une chanson de Lana Del Rey... une séduction lente puis obscurcie comme une pièce enfumée". The Guardian
Résumé : "Pas d'erreur, cette fille était de la race des vaincus. Elle ne tenterait rien. En bonne intello, elle se contenterait d'analyser. Et tu en arriveras à la conclusion que mon père n'a aucune raison de te vouloir du mal. Une déduction erronée. Le souci avec lui, c'est qu'il n'a jamais été maître des émotions étranges qui chevauchent dans les méandres de son esprit. Il est comme un demi-dieu, capable du pire comme du meilleur. Un être absurde et merveilleux, dépourvu d'empathie, sans peur, susceptible de se lancer dans des actions inutiles et sacrément périlleuses pour lui et son entourage. ? " Après avoir fréquenté Les Infidèles et fait une escale au Japon avec Kabukicho, Dominique Sylvain nous emporte une fois encore dans son univers dangereusement onirique et sensuel. Nouvelles technologies et Bitcoins lui offrent mille et une manières de tordre le cou aux codes du roman policier. Une femme de rêve brouille les pistes : au lieu de traquer le coupable, n'est-il pas plus séduisant de rechercher qui est la victime ? "? Quelque part c'est insensé, mais ça me plaît ainsi. " Dominique Sylvain
Résumé : "La déception et la surprise s'étaient évanouies du visage de Mme Vizy. Quelque chose d'agréable pointait, qui l'adoucissait. Elle continuait à examiner Anna, la bonne. Celle-ci n'avait même pas l'air d'une paysanne. Elle n'était pas aussi lourdaude, aussi joufflue qu'Orszi Varga. Elle était plutôt frêle, élancée, le visage ovale, l'ossature fine, bien proportionnée. Elle portait une petite robe fraîche à carreaux sous laquelle reposaient moelleusement, inconscientes, les deux petites balles en caoutchouc de sa poitrine d'enfant. Dans tout son être il y avait quelque chose d'inexprimable, quelque chose qui l'attirait, qui la retenait aussi un tantinet, mais qui l'intéressait prodigieusement." Budapest. Juillet 1919. Les "Rouges" de Béla Kun ont perdu. Une ère nouvelle débute pour la bourgeoisie. Seule Mme Vizy, la femme du haut fonctionnaire Kornél Vizy, est obsédée par tout autre chose : Anna, la gouvernante promise par le concierge. Jusqu'au jour où Anna, un couteau de cuisine à la main, commet l'innommable... Depuis leur création, les Editions Viviane Hamy s'intéressent de près à la littérature de l'Est. Pour célébrer leurs trente ans, elles vous proposent de lire et de relire l'oeuvre immense de Dezsö Kosztolányi, ? une des plus grandes figures de la littérature hongroise du XXe siècle ?, dont Anna la douce est sa création la plus célèbre.
Kiev, printemps 1919. Vingt-huit soldats de l'Armée rouge ont mystérieusement disparu aux bains municipaux. N'ont été retrouvés que leurs vêtements laissés au vestiaire. Ont-ils déserté ? Ont-ils été assassinés ? Et par qui ? Des brigands, des agents de la contre-révolution ? Samson mène l'enquête. Il arpente les rues de Kiev, met à profit les rudiments de formation qu'il a reçus, et progresse dans l'art d'interroger témoins et suspects. Méthodiquement, il remonte la trace des disparus, utilisant les pouvoirs de son oreille coupée. Au fil de ses investigations, il explore les fausses pistes et met à jour d'autres affaires d'importance, dont celles d'une curieuse contrebande de caviar et d'un non moins inquiétant trafic de cocaïne auquel semble étroitement mêlé l'escroc belge Jacobson - rencontré dans L'Oreille de Kiev - qu'entre-temps la Tchéka a recruté comme agent. Mais c'est grâce au talent d'un poète des rues et à l'obstination d'un cheval orphelin qu'il réussira enfin à résoudre l'affaire et à arrêter les coupables. Le roman s'achève sur un coup de théâtre qui laisse entrevoir toute la noirceur mais aussi la complexité du tchékiste Abiazov...
Ce roman pulvérise toutes nos attentes, Maria Stepanova s'y révèle être une véritable artiste". Berliner Zeitung M. est écrivaine. Quelques années plus tôt, son pays a déclaré la guerre à l'un de ses voisins. Désormais en exil, elle s'applique à recréer un nouveau chez-soi, tout en se sentant peu à peu coupée de sa langue : celle qu'elle a parlée toute sa vie, dans laquelle elle a écrit ses livres, celle dont elle tente, aujourd'hui, de se détacher. Alors qu'elle se trouve dans un train en partance pour un festival littéraire à l'étranger, une grève perturbe le programme. Le voyage s'achève dans un village perdu où M. ne connaît personne et son téléphone portable est déchargé. Et si, comme par magie, elle disparaissait ? L'Art de disparaître est un grand roman sur l'exil, la perte de repères et le réenchantement du quotidien par l'écriture. Traduit du russe par Anne Coldefy-Faucard
2022, Moscou. Depuis une fenêtre, David ajuste le viseur de son arme. Il se tient prêt à tirer sur sa cible. Quatre ans après avoir retrouvé son père qui avait trempé dans de sombres affaires d'espionnage, David Kapovitch doit replonger dans le grand bain des secrets. Le jour de son anniversaire, un inconnu répondant au nom de Sergueï lui propose son aide pour libérer son père, retenu en Russie. En contrepartie, David lui confierait des informations sensibles dont seule sa mère a connaissance. Peut-il vraiment faire confiance à Sergueï ? David n'en a aucune idée, mais il choisit de saisir la chance de sauver son père des griffes du numéro un, quitte à y laisser la vie. Ce roman de politique-fiction habilement tourné est digne d'un film d'action où chaque nouvel élément vient interroger la véracité du précédent. Conservant le suspense jusqu'à la toute dernière ligne, Opération combinée nous emporte, sur un rythme haletant, au coeur du pouvoir russe.