Il arrive que de grands écrivains s'engagent dans le siècle et dans une profession en même temps que dans leur oeuvre, mais dans la plupart des cas, ils ne font que semblant. Claudel figure parmi les exceptions. Quand il parle de sa "double vocation d'économiste et d'écrivain", il faut le prendre au mot, comme on le verra dans ce livre fondé sur le dépouillement d'une masse de documents inédits: brouillons, journal intime, notes de voyages, agendas, archives de la Société Paul Claudel et du ministère des Affaires étrangères. Les papiers diplomatiques de l'époque du séjour de Claudel en Chine (1895-1909) étant depuis peu accessibles, on a pu les utiliser et les citer pour suivre d'étape en étape le poète-consul aux prises avec les problèmes de l'économie chinoise et du commerce international. Le consul Claudel nous donne ainsi dans ses rapports une analyse, en profondeur des structures économiques et sociales du vieil Empire du Milieu, au moment même où il offrait, dans Connaissance de l'Est, sa vision poétique de la Chine. Ces deux systèmes de représentation se recoupent-ils? Et dans quelle mesure ce stage asiatique de quatorze ans a-t-il laissé des traces durables dans la mémoire, l'imagination poétique, les idées et les thèmes du poète Claudel? C'est ce qu'on a voulu expliquer dans ce livre. Biographie de l'auteur Gilbert Gadoffre, né à Paris en 1911, est professeur titulaire d'histoire de la littérature française à l'Université de Manchester après l'avoir été à Berkeley. Il a créé au lendemain de la guerre à Royaumont les colloques internationaux de l'Institut collégial européen, transférés depuis à Versailles et à Loches.
Nombre de pages
393
Date de parution
10/01/1969
Poids
399g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782070269129
Titre
Claudel et l'Univers chinois
Auteur
Gadoffre Gilbert
Editeur
GALLIMARD
Largeur
141
Poids
399
Date de parution
19690110
Nombre de pages
393,00 €
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Ce livre propose une lecture à plusieurs niveaux d'un écrivain en partie méconnu dont l'image d'élégiaque un peu chagrin n'a pas été remise en question depuis la thèse de Chamard. Les sélections d'anthologies, généralement limitées aux extraits des Regrets et négligeant le reste en vertu de critériums remontant à Sainte-Beuve, ont contribué à ensevelir Du Bellay sous des monceaux de stéréotypes et de clichés. Le vrai Du Bellay, tel qu'il se révèle dès qu'on lui rend la parole et qu'on cesse de mettre sous le boisseau les trois quarts de son oeuvre, est un polémiste féroce doué d'une "inaptitude exceptionnelle à l'illusion",un gallican allergique à toutes les formes de théocratie, celle des papes décadents du XVIème siècle aussi bien que celle de Calvin à Genève. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir une vive sensibilité religieuse qui se fait jour dans les sonnets d'amour néo-platoniciens de L'Olive aussi bien que dans les poésies d'inspiration biblique du Recueil de 1552 et des Hymnes chrétiens. A la lumière de l'histoire des idées, des textes considérés comme incompréhensibles tels que Le Songe ou les XIII Sonnets de l'Honnête amour sont replacés dans leur contexte et décryptés, Les Antiquités de Rome retrouvent leur ampleur de souffle et leur résonance. Car la Rome dont il parle n'est pas seulement un champ de ruines, une Babylone corrompue, une ruche d'attentes messianiques. Du Bellay en fait un "objet poétique irisé" qui médiatise le temps et le destin.
La Renaissance fut un phénomène européen. Ce fut aussi la première époque dans l'histoire du monde qui sut prendre conscience de sa singularité, affirmer sa vocation, vouloir son destin. Dans ces essais rassemblés par Gilbert Gadoffre, des spécialistes de la Renaissance choisis en France et en Italie, en Angleterre et en Allemagne, en Belgique et en Hongrie, s'interrogent sur le modèle italien, sur les caractères généraux de la période et sur le sens même qui fut attaché au terme de " renaissance ". A travers l'unité d'une culture on y voit s'affirmer à la fois une identité européenne et des identités nationales. L'humanisme musical, d'Érasme à Ronsard et à d'Aubigné, reçoit une attention particulière. Des essais sont consacrés à la littérature française et à quelques figures exemplaires. A la fin du XVIe siècle on décèle déjà chez Montaigne et chez John Donne certaines inquiétudes de la modernité.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.