Le choc des métropoles. Simmel, Kracauer, Benjamin
Füzesséry Stéphane ; Simay Philippe
ECLAT
23,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782841621644
Quelle fut, au début du XXe siècle, l'expérience commune de la Grande Ville en Europe? Qu'éprouva-t-on à Berlin ou à Paris, face à l'accumulation des personnes, à la mobilité des masses, à l'accélération et l'intensification des circulations, à l'emprise toujours croissante des nouvelles textures du fer, du verre et du bitume, à la mécanisation et à l'électrification des réseaux techniques? Et comment, à travers le filtre de ces expériences nouvelles, la modernisation tout entière fut-elle ressentie? Trois auteurs - Georg Simmel, Siegfried Kracauer et Walter Benjamin - furent les révélateurs visionnaires de ce qu'allait provoquer ce "choc des métropoles" sur une population devenue foule indistincte. Leurs ?uvres, présentées ici en dialogues croisés, nous introduisent aux premières séances de la sensibilité moderne.
Nombre de pages
254
Date de parution
26/09/2008
Poids
404g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841621644
Titre
Le choc des métropoles. Simmel, Kracauer, Benjamin
Auteur
Füzesséry Stéphane ; Simay Philippe
Editeur
ECLAT
Largeur
150
Poids
404
Date de parution
20080926
Nombre de pages
254,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La croissance explosive de Berlin entre 1860 et 1910 a-t-elle favorisé la réception du nazisme ? La " décivilisation " qu'a connue l'Allemagne après 1933 est-elle née en réaction à la nouvelle civilisation urbaine apparue en plein c'ur du Brandebourg au début du XXe siècle ? Pourquoi les nazis, qui n'ont pourtant cessé de clamer leur haine de la très grande ville, ont-ils voulu transformer leur capitale en une mégalopole de dix millions d'habitants ? Et dans quelle mesure la mise en ?uvre de ce projet à partir de 1938 a-t-elle préfiguré la destruction de Berlin par les bombes alliées ... Le livre tente de répondre à ces questions. Envisageant à nouveaux frais l'histoire convulsive de Berlin entre 1860 et 1945, il observe comment deux générations d'Allemands, confrontés au brutal changement d'échelle de leur capitale et aux formes inédites empruntées par la vie métropolitaine, sont parvenus à en surmonter les effets les plus déstabilisants tout en nourrissant de profonds doutes sur la viabilité à long terme de la très grande ville ? une forme de peuplement en rupture complète avec la tradition urbaine allemande. Il apporte ainsi un éclairage neuf sur la détestation nazie de Berlin et sur la manière dont, une fois au pouvoir, les dirigeants du IIIe Reich ont voulu reconstruire leur capitale. Revenant sur la genèse et la mise en ?uvre de ce projet connu sous le nom de Germania , il montre que la destruction de Berlin a commencé avant les bombardements alliés et que le chantier de la mégalopole nazie ? par ses besoins en main-d'?uvre et en matériaux ? a participé à la fuite en avant du régime vers la guerre, entraînant en retour l'une des plus vastes campagnes de dévastation jamais entreprises contre une ville.
Résumé : Hongrois d'origine mais installé à Vienne puis à Berlin, László Moholy-Nagy intègre la fameuse école du Bauhaus. Surtout connue pour ses réalisations en matière d'architecture et reconnue en tant que précurseur en matière de design, cette école a exercé une forte influence sur les arts plastiques. Quatre années durant, il y entreprend une carrière de pédagogue dont cet ouvrage témoigne. Restituant les contours d'une expérience créatrice, mieux véritable grammaire de la création moderne, l'ouvrage se présente, comme une compilation de toutes les références et expériences que Moholy-Nagy proposait à ses élèves. Ses recherches (dessins, photogrammes, travaux graphiques) visent à briser le primat du regard, convaincu que l'art ne peut être réduit à la simple observation mais convoque le toucher et la kinesthésie. En trois chapitres, "La matière", "Le volume (sculpture)" et "L'espace (architecture)", précédé d'une sorte de manifeste théorique l'artiste expose sa vision du lien inaliénable entre arts, technologie et vie. Bannissant les formules artistiques existantes, il souligne les évolutions des effets optiques avec premier lieu les jeux de lumière remplaçant les effets de la couleur, et pointe les modifications advenues avec la sculpture, passant de statique et modelée à dynamique et constructive. Fort de ces démonstrations, il conclut qu'effets optiques, matérialité redécouverte, jeux de volumes trouvent dans l'architecture moderne leur aboutissement.
En octobre 2006, sera fêté le cinquantième anniversaire de la révolte des Hongrois contre les Russes : ce sera l'occasion de parler de ce petit pays européen méconnu, particulièrement créatif, qui compte un grand nombre de prix Nobel. Cet ouvrage contribue à sa façon à cette célébration. Ce récit poétique, itinéraire et vagabond, à la fois récit et autobiographie explore les déchirures de la guerre et du communisme, l'enfance déracinée, l'exil, le chemin difficile de la traversée et de la "reconstruction intérieure" grâce à la rencontre avec Lacan qui permit aussi à l'auteur de faire retour vers le passé en Hongrie.
L'institution du Shabbat est la plus importante contribution du judaïsme à l'humanité, tout en étant le fondement de la vocation spécifique d'Israël. Résistance à l'oubli de l'origine, appel à la maîtrise du temps pour assurer la liberté de l'homme, évocation d'un jour futur "qui sera tout entier Shabbat et repos pour une vie du monde qui vient", il introduit dans l'existence une dimension essentielle, dont le monde contemporain, livré à la démesure, doit absolument prendre conscience. A un projet prioritairement économique, obsédé par la satisfaction du besoin et le culte de la croissance, il oppose une vision d'avenir liée non à un manque, mais à une plénitude. Il rappelle l'indispensable valeur de la limite et du lien entre les générations.