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Supplique aux empereurs Libellus Precum et Lex Augusta Précédé de Confession de Foi. Edition bilingu
FUSTIN/MARCELLIN
CERF
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EAN :9782204082006
Le " schisme lucuférien ", du nom de sa figure emblématique, l'évêque Lucifer de Cagliari, a troublé l'Occident entre 360 et 400, en s'opposant à la réintégration dans l'Eglise des évêques qui avaient peu ou prou cédé aux ariens, lors de la deuxième session du concile de Rimini, à la fin de 359. L'étude cette crise est rendue difficile par la rareté, l'état fragmentaire et l'hétérogénéité de la documentation antique qui nous est parvenue. De plus, cette crise a été abusivement confondue avec le conflit, qui, de 366 à 375 environ, a opposé l'antipape Ursinus à l'évêque de Rome, Damase ; car on a longtemps cru, à tort, que les lucifériens soutenaient le compétiteur de Damase, d'autant que ce dernier se trouvait être lui-même la cible des schismatiques. Deux œuvres principalement nous permettent de retracer aujourd'hui l'histoire du schisme luciférien : d'une part l'" Altercation Luciferiani et Orthodoxi " de Jérôme, dialogue fictif, écrit autout de 380, en Orient ou en Occident - on ne sait - d'autre part, le " Libellus precum ", supplique écrite à Constantinople, et présentée officiellement aux empereurs Valentinien II, Théodose et Arcadius (383/384), par deux prêtres occidentaux Faustin et Marcellin, qui contestent cette réintégration. Tout oppose ces deux œuvres : les auteurs et leurs intentions, autant que le genre littéraire et leurs destinataires. Ouvrages l'un et l'autre de partisans engagés, il fallait pouvoir les lire en parallèle. Des deux visons contrastées qu'ils offrent de la crise luciférienne, on trouvera ici le second volet.
Résumé : Pour commémorer ses douze années passées sur le siège de Pierre, voici un livre photos retraçant les grands moments du pontificat de François : le pape apparaissant au balcon de Saint-Pierre de Rome, à Lampedusa avec les migrants, les cérémonies de Pâques pendant la période du confinement, l'ouverture des portes saintes du jubilé. Autant d'événements, heureux ou graves, dont il faut se souvenir. Ouvrir ce livre consacré au pape François, c'est se rappeler son immense action pastorale : l'intérêt consacré aux Eglises d'Amérique du Sud, d'Afrique ou d'Asie, le souci des pauvres retrouvé, l'attention portée aux périphéries... Autant de choses qui révèlent la préoccupation du pasteur, que chacun trouve sa place dans l'Eglise. François, c'est aussi un héritage théologique majeur : la prise de conscience, au sein de l'Eglise, de la crise écologique et l'initiation d'une réflexion théologique ; l'accueil fait aux divorcés-remariés. Tout cela, c'était François. Pour ne pas oublier.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Résumé : Ecrire en 100 dates l'histoire de l'Eglise, l'une des plus vieilles institutions religieuses au monde, voilà le pari insensé de ce petit livre ! D'emblée, quelques dates célèbres s'imposaient. Pourtant, elles ne suffisaient pas. C'était compter sans certains détails qui, parfois, font sens, et des acteurs secondaires qui n'en ont pas moins joué un rôle significatif. Au fil de chemins de traverse se dessine ainsi un autre visage de l'Eglise. Mais au juste, qu'appelle-t-on "Eglise" ? L'Eglise catholique, apostolique et romaine ? L'Eglise au sens sociologique et protestant du terme ? Les Eglises ? De l'exercice banal, en histoire, de la frise chronologique, Bénédicte Sère fait un jeu, pour éveiller la curiosité, brouiller les catégories, ouvrir de nouveaux horizons...
D'innocentes jeunes femmes enfermées au couvent à leur corps défendant : voilà une image héritée des Lumières dont il est bien difficile de se départir... Si la part des vocations forcées doit être relativisée, comment expliquer qu'au xviiie siècle, deux tiers des établissements détenant des " correctionnaires " étaient les communautés religieuses ? Aude Loriaud se penche sur l'évolution de ces microsociétés à la suite du concile de Trente qui imposa, en 1563, la clôture stricte comme condition de la vie religieuse féminine. Le contrôle des couvents devint alors un véritable enjeu de pouvoir politique, religieux et familial car ces refuges n'en n'étaient pas moins centres de régulation sociale, rouages de l'institution judiciaire, sanctuaires de la réputation des familles et lieux de conversion et d'éducation en plein coeur battant des villes. Des puissantes supérieures rompues aux exercices juridiques, aux détenues des " chambres de force " , se dessine une grande diversité de conditions féminines, qui renseigne en filigrane sur la vie des femmes de l'époque moderne. A l'affût de toutes les sources, et même les plus discrètes, Aude Loriaud rétablit ici l'histoire des femmes dans les couvents et fait à nouveau résonner leurs voix.