Quel est le secret de ce livre ? Ce qui, en lui, nous a tout d'abord attirés, c'est la figure du héros, le capitaine Störr, cet ours de mer, ce mélancolique géant rabelaisien qui jouit au maximum de sa vie de marin, de son prodigieux appétit, de ses voyages, de ses affaires et de ses aventures, jusqu'au jour où - Rabelais n'y avait pas pensé - il se marie à une petite Française dont il est - dont surtout il sera - passionnément, exclusivement, incurablement amoureux et cela à mesure même qu'il découvre l'indifférence, la résistance, l'imperméabilité de sa femme à l'égard de cet amour tempétueux qui, loin de se résigner et de renoncer à sa chimère, ou encore de s'adapter tant bien que mal aux dimensions limitées d'une petite âme futile, semble au contraire croître encore, se nourrissant de tous les obstacles qu'il rencontre et suscite. Ni les ententes momentanées ou la domination passagère, ni les ruses pas plus que les tromperies, les bassesses de sa femme, ne parviennent à éteindre, affaiblir ou seulement altérer cet amour qui survivra à la rupture du couple et même à la mort de la bien-aimée. Un tel amour est-il possible ? Qu'importe ! Nous en avons aimé, nous en aimons encore l'ardeur et aussi l'aspect charnel et spirituel, démoniaque et angélique, tendre et furieux tout ensemble".
Nombre de pages
470
Date de parution
01/09/1991
Poids
413g
Largeur
114mm
Plus d'informations
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EAN
9782070739646
Titre
L'histoire de ma femme
Auteur
Füst Milan
Editeur
GALLIMARD
Largeur
114
Poids
413
Date de parution
19910901
Nombre de pages
470,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Milan Füst (Budapest, 1888-1967). Poète cosmique et visionnaire, alliant archaïsme et modernité, abstraction et sensualité des images, auteur de tragi-comédies expressionnistes où le sublime et le grotesque mêlés se teintent d'humour noir (Les Malheureux, 1923 ; Catullus, 1929), sa prose fait preuve d'une égale maîtrise de style et analyse avec une rare acuité psychologique des possédés d'une imagination tyrannique - jaloux, rêveurs, etc. - comme dans ce chef-d'?uvre qu'est L'Histoire de ma femme (1942), traduit dans la plupart des langues européennes. Publié en 1922, Avent est un récit centré sur le rapport de fascination mutuelle entre persécuteur et persécuté, qui devient " une parabole à l'intention de tous ceux qui, au nom du Christ, se font les acteurs de l'inhumanité". Ici nous sommes confrontés à l'Histoire, mais revue et corrigée par le poète. Dans l'Angleterre du XVIIe siècle, deux êtres séparés par l'abîme de leur différence d'âge et celle de leur appartenance religieuse se rencontrent grâce à un instant de vérité qu'ils parviennent à partager...
Quel est le secret de ce livre ? Ce qui, en lui, nous a tout d'abord attirés, c'est la figure du héros, le capitaine Störr, cet ours de mer, ce mélancolique géant rabelaisien qui jouit au maximum de sa vie de marin, de son prodigieux appétit, de ses voyages, de ses affaires et de ses aventures, jusqu'au jour où - Rabelais n'y avait pas pensé - il se marie à une petite Française dont il est - dont surtout il sera - passionnément, exclusivement, incurablement amoureux et cela à mesure même qu'il découvre l'indifférence, la résistance, l'imperméabilité de sa femme à l'égard de cet amour tempétueux qui, loin de se résigner et de renoncer à sa chimère, ou encore de s'adapter tant bien que mal aux dimensions limitées d'une petite âme futile, semble au contraire croître encore, se nourrissant de tous les obstacles qu'il rencontre et suscite. Ni les ententes momentanées ou la domination passagère, ni les ruses pas plus que les tromperies, les bassesses de sa femme, ne parviennent à éteindre, affaiblir ou seulement altérer cet amour qui survivra à la rupture du couple et même à la mort de la bien-aimée. (...) Un tel amour est-il possible ? Qu'importe ! Nous en avons aimé, nous en aimons encore l'ardeur et aussi l'aspect charnel et spirituel, démoniaque et angélique, tendre et furieux tout ensemble." Albert Gyergyai.Notes Biographiques : Milan Füst est un des plus célèbres écrivains de la Hongrie moderne. Au cours d'une jeunesse mouvementée, il fit des études qui l'amenèrent au professorat. Devenu à demi paralysé, il garda cependant toute son activité intellectuelle, occupant notamment la Chaire d'esthétique à l'Université de Budapest. Il est mort en 1967.
Milan Füst (1888-1967) poète, prosateur et essayiste, fut l'un des plus grands maîtres de ta littérature hongroise. Ami de Kosztolànyi et de Karinthy, rédacteur de la revue littéraire Nyugat, il a été l'un des rares écrivains hongrois de sa génération à connaître une renommée internationale de son vivant. En dépit de ce succès, il est resté un être solitaire, fidèle à son étrangeté. Troublant écho à l'Histoire de ma femme, publié aux éditions Gallimard, L'Histoire d'une solitude, paru en 1956, est un chef-d'oeuvre de sa maturité.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.