Sarah Neef est sourde mais elle parle quatre langues étrangères. Elle n'entend pas la musique mais perçoit les sons et est devenue danseuse. Diplômée en psychologie, elle a travaillé en entreprise avant de créer son propre cabinet et donne ponctuellement des conférences. Depuis sa naissance, elle connaît un destin que bien des entendants n'auraient pas osé imaginer. Confiée très jeune par ses parents à la célèbre orthophoniste suisse Susanna Schmid-Giovannini, Sarah Neef a appris à lire sur les lèvres, si bien que son handicap passe la plupart du temps inaperçu. Passionnée de danse et de musique, elle pratique ces arts grâce à la façon particulière qu'elle a de capter les sons et les rythmes: "je perçois les tons graves par les jambes et les aigus dans le visage et par la peau". Elle s'est produite la première fois devant un public à l'âge de 8 ans. Dans ce livre impressionnant, elle raconte comment à force de volonté, de discipline et de persévérance, et portée par une extraordinaire énergie, elle est parvenue à faire sa place - et quelle place! - dans le monde des entendants.
Le vieux morceau de papier me rappelle que c'est ici, dans notre école, que Sauveur et Arcel ont fait leurs premiers pas. A quelques mois d'intervalle, ils ont l'un et l'autre trouvé leur bonheur et leur vocation à l'occasion d'une intervention spectaculaire, montée en catastrophe à partir de rien. Leurs yeux candides n'ont pas vu des secouristes désorganisés et dépassés par l'ampleur de l'anarchie dont ils étaient responsables. Ils ont admiré des héros et se sont imaginés parmi eux."
La ville est partout. Vertigineuse de hauteur dans les mégapoles, de Shanghai a New York en passant par Dubaï et Tokyo. Illimitée à la surface de la planète, faite de banlieues qui n'en finissent pas ou de villages devenus tentaculaires. Car il a fallu des générations pour que la ville devienne le monde, des générations qui ont échangé, commercé, construits ports, immeubles et monuments. Souvent la ville fait le bonheur de ses habitants puisqu'elle permet tous les échanges, parfois elle est aussi l'origine de leurs malheurs. Huit personnalités que la ville relie, de l'architecte à l'historien, du démographe au cinéaste, du maire à l'ethnologue, de l'industriel à l'artiste, évoquent ici les grands changements passés, présents et à venir de la ville. Perdez-vous dans le dédale de ses rues au fil des pages.
Huit nouvelles qui décrivent notre époque, vue dans la rue, dans la tête, dans le coeur, dans la vie. Huit nouvelles qui nous emmènent au plus près observer avec curiosité et affection notre existence de héros du quotidien. On se laisse prendre par cette gourmandise avec laquelle Claude Sérillon observe ses personnages, comment il décrit le foisonnement de leur pensée, ce bavardage permanent et incroyable qui les motive, cette belle vitalité dont ils font preuve en dépit des situations dans lesquelles ils se sont chacun laissé emporter. Aucun cynisme, aucune moquerie ou méchanceté de la part de l'auteur, à la rigueur ce gout léger de l'ironie qui fait écho à notre propre instinct, que masque cependant une gigantesque soif d'amour de l'auteur pour le genre humain. Au fond, ce que recherche Claude Sérillon dans ses sujets n'est pas tant le plus trivial que le plus fragile, voire le plus honorable, le plus digne. En suivant ainsi chaque personnage au fil de ses idées et de ses discours, au gré de ses décisions et de ses doutes, le lecteur est happé par un style d'une remarquable vigueur, à la fois précis et déterminé, sans cesse en mouvement. Les phrases et les situations se succèdent, et le livre se referme comme on finit de suivre l'actualité. Pas celle du monde mais la nôtre. Claude Sérillon est journaliste. De la presse écrite d'abord, de la télévision ensuite, puis à nouveau de l'écrit. L'écriture de plusieurs romans, essais, dictionnaires, nouvelles et poèmes est un autre versant de son activité, juste complément de son rôle d'observateur de l'actualité, mais aussi de l'imaginaire, de la fiction... et de sa curiosité personnelle.
Comment engager une démarche de transformation de son activité quand on ne maîtrise pas tous les éléments d'une mutation aussi gigantesque que celle engendrée par le digital ? Il n'est plus possible d'en faire l'économie, ni d'en confier la conduite à n'importe qui : Jérôme Wallut apporte des réponses pratiques aux dirigeants qui voient leur marché se métamorphoser de jour en jour.« S'il n'y avait qu'une seule idée à retenir, ce serait celle-ci : désormais, la création de valeur est gouvernée par les usages et l'expérience avec laquelle ont les vit. Le centre de gravité du pouvoir s'est définitivement déplacé.»Loin d'être une présentation théorique de la révolution digitale, Patrons, n'ayez pas peur ! est écrit par un praticien qui intervient auprès des dirigeants des entreprises, premiers concernés par la réconciliation des économies traditionnelle et numérique. Après une partie historique sur les origines de ce mouvement irrésistible pour bien en montrer les racines, Jérôme Wallut apporte une grille de lecture du phénomène « ubérisation » (les trois manières d'attaquer un marché). Il présente ensuite onze recettes claires, efficaces, pédagogiques, avec leurs clés de succès, pour mettre en place une nouvelle organisation et déployer les moyens indispensables qui permettront de profiter de tout le potentiel du digital. L'essentiel étant de « continuer à pouvoir s'enthousiasmer », comme le souligne Pierre Louette dans sa préface.Associé chez ICP Consulting, Jérôme Wallut a consacré ses vingt dernières années au digital : il a co-fondé les agences Connectworld en 1997 et Human to Human en 2003 avant de prendre en charge la digitalisation des équipes et les pratiques digitales de W&Cie jusqu’en 2012. Il enseigne à Sciences-Po Paris.