Sarah Neef est sourde mais elle parle quatre langues étrangères. Elle n'entend pas la musique mais perçoit les sons et est devenue danseuse. Diplômée en psychologie, elle a travaillé en entreprise avant de créer son propre cabinet et donne ponctuellement des conférences. Depuis sa naissance, elle connaît un destin que bien des entendants n'auraient pas osé imaginer. Confiée très jeune par ses parents à la célèbre orthophoniste suisse Susanna Schmid-Giovannini, Sarah Neef a appris à lire sur les lèvres, si bien que son handicap passe la plupart du temps inaperçu. Passionnée de danse et de musique, elle pratique ces arts grâce à la façon particulière qu'elle a de capter les sons et les rythmes: "je perçois les tons graves par les jambes et les aigus dans le visage et par la peau". Elle s'est produite la première fois devant un public à l'âge de 8 ans. Dans ce livre impressionnant, elle raconte comment à force de volonté, de discipline et de persévérance, et portée par une extraordinaire énergie, elle est parvenue à faire sa place - et quelle place! - dans le monde des entendants.
La pandémie de COVID a eu un impact définitif au plan sanitaire, économique et psychologique. Elle a fait évoluer les attentes des consommateurs et le fonctionnement des entreprises. Qu'en est-il de la communication ? Qu'elle soit commerciale, corporate ou interne. Peut-on communiquer comme avant ou a-t-on besoin d'une approche nouvelle ? Le postulat de ce livre est que, tant par nécessité qu'opportunité, il faut repenser la communication des entreprises et de leurs marques. Il dresse un état des lieux d'avant-crise et, en particulier, analyse la notion de raison d'être et le statut d'entreprise a mission établis par la loi PACTE. Il tire les conséquences à court-terme de la pandémie. Quels enseignements peut-on tirer de la communication pendant celle-ci ? Les auteurs posent les bases de cette nouvelle communication qui va devoir répondre au triple enjeu de croissance, de transformation et de transition écologique. Bouleversée par le digital, la communication arrivait en effet à une fin de cycle tandis que persistent des modes opératoires et managériaux souvent obsolètes. Les entreprises et leurs marques doivent plus que jamais recourir à une communication différente. Moins infantilisante, moins en décalage avec ce qu'elles peuvent promettre. Et offrir.
Résumé : "Le vieux morceau de papier me rappelle que c'est ici, dans notre école, que Sauveur et Arcel ont fait leurs premiers pas. A quelques mois d'intervalle, ils ont l'un et l'autre trouvé leur bonheur et leur vocation à l'occasion d'une intervention spectaculaire, montée en catastrophe à partir de rien. Leurs yeux candides n'ont pas vu des secouristes désorganisés et dépassés par l'ampleur de l'anarchie dont ils étaient responsables. Ils ont admiré des héros et se sont imaginés parmi eux."
La ville est partout. Vertigineuse de hauteur dans les mégapoles, de Shanghai a New York en passant par Dubaï et Tokyo. Illimitée à la surface de la planète, faite de banlieues qui n'en finissent pas ou de villages devenus tentaculaires. Car il a fallu des générations pour que la ville devienne le monde, des générations qui ont échangé, commercé, construits ports, immeubles et monuments. Souvent la ville fait le bonheur de ses habitants puisqu'elle permet tous les échanges, parfois elle est aussi l'origine de leurs malheurs. Huit personnalités que la ville relie, de l'architecte à l'historien, du démographe au cinéaste, du maire à l'ethnologue, de l'industriel à l'artiste, évoquent ici les grands changements passés, présents et à venir de la ville. Perdez-vous dans le dédale de ses rues au fil des pages.
La combe exhale un léger souffle qui effleure le chêne en remontant vers les hauteurs. Il porte vers les bois en surplomb les parfums métissés des arbousiers, du thym, du romarin, de l'anis sauvage, de la lavande, et peut-être même de la mer lointaine, pour les assembler à ceux des pins et des cèdres, et embaumer le ciel tout entier. Ariane aspire à pleins poumons cet air qui la brûle pourtant, et qui sourd sur sa peau en fines gouttes de sueur. Les bras suspendus à une branche, allongeant tout son corps pour l'exposer à la brise autant qu'elle le peut, elle écoute. A la sourdine crépitante du maquis se mêle, assourdi et comme dérivant dans l'air, le chant incongru d'un piano."