Les forteresses volantes des Alliés commençaient à bombarder les troupes allemandes à travers le pays. Des rumeurs extravagantes et sinistres couraient sur les camps de travail et ceux de prisonniers. Nous nous montrions sceptiques quant à la fiabilité des informations et de leurs sources. Les alertes se succédaient, les bombardements également, eux incontestables. J'apprenais à redouter la beauté des nuits claires. Et pourtant, j'étais heureuse. Entre deux alertes, le c?ur battant, je courais rejoindre Henri. J'étais amoureuse et de cette façon-là la vie était belle. J'avais peur aussi. Peur pour moi, peur pour lui, peur surtout de ne plus jamais le revoir. " La vie dorée de Bözsi, une jeune fille issue de la haute bourgeoisie juive, bascule. Ruiné, son père se suicide, son frère part pour le STO. Sa belle-mère sera déportée. Désormais obligée de fuir, l'adolescente fait face. Sur son parcours où seules la peur et la mort semblaient au rendez-vous, elle rencontre une bande de jeunes soldats français, de joyeux lurons que rien n'abat et parmi eux Henri, un médecin, un évadé lui aussi. L'amour de toute une vie. A ses côtés, elle trouvera la force de se cacher des semaines dans une cave, de faire les pires corvées, de supporter toutes les humiliations. Avec eux, avec lui surtout, elle réapprendra à rire, à vivre coûte que coûte.
Nombre de pages
194
Date de parution
13/04/2006
Poids
266g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782715226227
Titre
Le dernier bateau d'Odessa
Auteur
Fuchs Erzsébet ; Desmeuzes-Balland Sylvette
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
140
Poids
266
Date de parution
20060413
Nombre de pages
194,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les forteresses volantes des Alliés commençaient à bombarder les troupes allemandes à travers la Hongrie. Des rumeurs extravagantes et sinistres couraient sur les camps de travail et ceux de prisonniers. Nous nous montrions sceptiques quant à la fiabilité des informations et de leurs sources. Les alertes se succédaient, les bombardements également, eux incontestables. J'apprenais à redouter la beauté des nuits claires. Et pourtant, j'étais heureuse. Entre deux alertes, le coeur battant, je courais rejoindre Henri. J'étais amoureuse et de cette façon-là la vie était belle. J'avais peur aussi. Peur pour moi, peur pour lui, peur surtout de ne plus jamais le revoir. La vie dorée de Bözsi, une jeune fille issue de la haute bourgeoisie juive, bascule. Ruiné, son père se suicide, son frère part pour le STO. Sa belle-mère sera déportée. Désormais obligée de fuir, l'adolescente fait face. Sur son parcours où seules la peur et la mort semblaient au rendez-vous, elle rencontre une bande de jeunes soldats français, de joyeux lurons que rien n'abat et parmi eux Henri,
Pendant des années j'ai vécu dans un mythe. J'écrivais sur lui un texte sans cesse remis en chantier. Tout ce que je vivais y entrait, hommes, villes, livres, saisons en enfer, jouissances, colères, tout y passait, à la fois structure vitale et machine romanesque le mythe accueillait tout. Un jour, j'ai mis ce manuscrit de côté pour écrire d'autres romans : ils n'ont jamais fait que le crypter. Alors je suis revenue à cette matrice, redescendue dans le souterrain. Perséphone 2014, c'est un nouveau point d'intersection entre cette histoire (cette vieille histoire folle) et la mienne, entre l'archaïque et l'ultra-contemporain. Que se passe-t-il quand un mythe s'empare d'une vie ? Quand il la pulvérise en passions brutes, en événements élémentaires ? Ce que j'entends de Perséphone, de cette voix très ancienne, très chantante, c'est ça : le désir d'être matière, d'un moi chaviré et d'un monde à l'envers. Mais aussi : comment sortir de ce désir - revenir des Enfers ? D'ailleurs, faut-il en sortir ? Et où est l'enfer ? Du côté des racines, des somptueux ravages et des incendies muets ? Ou dans les règnes de surface, les formes lisses, les ordres licites, les rites institués ? Reprendre Perséphone, c'est continuer, obstinée, à interroger le secret qui noue ensemble, très serrées, la jouissance, la mort et l'écriture. " G. A.
Ces entretiens inédits ont précédé la chute du communisme dont Eugène Ionesco a eu avant d'autres la prémonition. Mais ils engagent le lecteur d'aujourd'hui bien au-delà de ce séisme politique. Les Ruptures de silence éclairent les limites de l'engagement politique pour les artistes et préviennent de nouvelles trahisons possibles. Elles annoncent aux clercs du troisième millénaire qu'il ne leur reste que la pauvreté de Job en fait d'idéologie et, partant, la liberté totale d'expression. Nos échanges ont eu lieu dans une "traversée du désert" du créateur qui le mettait dans un état de lucidité extrême. La force émotionnelle qui se dégage de son interrogation sur la condition humaine nous rend la voix de Ionesco présente et fraternelle. André Coutin.
Henri, huitième marquis de Breteuil, qui inspira le personnage du marquis de Breteuil à Marcel Proust, trouve tout naturellement sa place dans la collection du "Temps retrouvé". Mais avec lui, nous pénétrons dans la réalité d'un univers que l'écrivain ne connaissait que de l'extérieur. Nous sommes là au c?ur de la société aristocratique de "l'avant-siècle", dont on découvre les aspirations et la vie quotidienne. De cet important manuscrit, nous avons choisi d'éditer les années 1886-1889, marquées par l'affaire Boulanger qui mit en péril la fragile IIIe République. Par sa position sociale et son goût prononcé pour la politique, Henri de Breteuil dévoile les dessous d'un conflit au cours duquel s'affrontent républicains, bonapartistes et royalistes. Intime des petits-fils de Louis-Philippe, il souhaite une restauration monarchique, mais se rend compte que le général n'est pas l'homme providentiel espéré. Tout en suivant les rebondissements d'une crise de régime qui se déroule comme un excellent scénario, il brosse un tableau souvent mordant de la vie mondaine où têtes couronnées, princes, gentilshommes, grands bourgeois et hommes de pouvoir se croisent à la manière d'une comédie de m?urs.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...