Le capitalisme est-il la fin de l'histoire ? Réguler le capitalisme ou en sortir ?
Fuchs Edith - Houzel Christian - Lévy Robert - Mal
AU PONT 9
20,20 €
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EAN :9791096310012
Le capitalisme est-il la fin de l'histoire ? Edith Fuchs, Christian Houzel, Robert Lévy, Justine Malle, Christiane Ménasseyre, Anne Raymond, Hélène Raymond-Feingold, Philippe Renou, Xavier F. Renou, Hadi Rizk, Antoine Roullé, Jean-Jacques Szczeciniarz, André Tosel, Martine Verlhac Comment sortir du désespoir de masse ? Depuis la fin de la guerre froide, le capitalisme est partout, avec ses gagnants et ses perdants (parfois les gagnants d'hier), avec sa violence essentielle, ses ravages sociaux et ses destructions des fragiles équilibres écologiques. Mais est-ce pour toujours ? Pour en contester la légitimité il faut d'abord le penser, s'il est vrai que sa puissance repose d'abord sur le consentement que des milliards d'humains lui accordent. Que l'on veuille le réguler ou en sortir, quelle place donner à l'économie de marché ? Et dans celle-ci quelle place aux pratiques anciennes ou nouvelles de solidarité, depuis le patrimoine restant de solidarité ouvrière jusqu'aux formes diverses d'économie sociale et solidaire, depuis le retour à une agriculture émancipée du productivisme jusqu'aux innovations technologiques prometteuses ? S'il y a toujours un peuple de Gauche, cette Gauche, qui rêve d'unité et crève de ses divisions, doit regarder en face au moins quatre de ses croix : le bilan du soviétisme (à distance du déni-exécration et de la nostalgie crispée) ; la question du nucléaire (et d'une politique énergétique ouverte aux énergies nouvelles) ; l'Europe (potentiel lieu de souveraineté enfin adéquat pour faire antidote aux souverainismes et au social-libéralisme) ; la laïcité (principes communs assurés et libres désaccords). Il ne s'agit pas là de la dernière analyse prétendant dévoiler la vérité, mais d'un appel au travail, c'est-à-dire à la confrontation des raisons. Pour faire renaître l'esprit des Lumières. Et redonner corps à l'espoir. Philosophes ou intellectuels de diverses spécialités, les auteurs se sont retrouvés dans la conviction que face à la dureté de l'état du monde et aux divisions visibles ou cachées qui grèvent les forces de Gauche, il importe de joindre présence dans les luttes et détours théoriques, de mettre de la théorie dans les luttes pour les faire gagner en justesse et en efficacité. Et ils engagent ici les premiers pas de cette entreprise.
Nombre de pages
167
Date de parution
10/01/2017
Poids
176g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9791096310012
Titre
Le capitalisme est-il la fin de l'histoire ? Réguler le capitalisme ou en sortir ?
Auteur
Fuchs Edith - Houzel Christian - Lévy Robert - Mal
Editeur
AU PONT 9
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127
Poids
176
Date de parution
20170110
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167,00 €
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Le nom d'épouvante « Auschwitz » sert à symboliser la « destruc- tion des Juifs d'Europe » par les nazis, leurs alliés et complices. Une littérature multiforme lui est, sans relâche, consacrée depuis quelques décennies: psychanalytique, romanesque, poétique, de témoignage... Dans cet océan, l'auteur s'attache aux philosophes pour s'efforcer de cer- ner les raisons de la déception que leurs tentatives procurent. C'est que, à se tenir éloignés de la saisie des faits politiques et « culturels » qui ont pourtant présidé aux cruautés hitlériennes, la plupart des essais philoso- phiques semblent se satisfaire de ramener « Auschwitz » à des thèmes et notions aptes à détenir, selon ces auteurs, une portée bien plus élevée que toute connaissance précise de l'histoire multiforme et touffue désignée, par le vocable « le IIIe Reich », comme si son unicité était l'évidence même. Ces vastes vues se tourneraient vers l'ontologie (Agamben), vers la politologie (avec Arendt), l'histoire de la philosophie tout entière (avec Lévinas), l'éthique (avec Jonas). En revanche, des tentatives proprement artistiques parviennent selon de multiples voies à affronter « l'indicible » et « l'innommable ». De fa- çon inévitablement partielle et partiale, l'essai s'attache à quelques ?uvres afin de rendre hommage à leur auteur. Ainsi en va-t-il pour Jean Améry, pour Imre Kertész, Rosetta Loy et Sebald enfin. Chacune des ?uvres s'at- tache à un moment, à une face de la tentaculaire entreprise génocidaire na- zie ; à chaque fois, la persévérante élaboration poétique sans en masquer l'épouvante en brise cependant l'opacité. À l'obscurcissement que produit la défiguration « spéculative » de l'histoire, fait face la vérité de sa transfiguration artistique.
Passer de Nietzsche à Rosenberg donne la mesure de ta catastrophe dans laquelle a sombré la production philosophique dans l'Allemagne de la "révolution conservatrice". Cette abondante et multiforme littérature aura assurément contribué à faire tenir pour évidences inébranlables des convictions insensées, pour lesquelles le crime devient vertu tandis que le fantasme de la race et du Volk germaniques s'élèvent à la valeur suprême. C'est à cerner les voies d'une accablante destruction de la philosophie que l'essai s'attache. L'océan des faussaires, loin d'être homogène, fait l'objet d'un travail de distinctions soucieux de ne pas diluer dans la notion vague de "fausse philosophie", l'abîme qui sépare par exemple un Schuler d'un Spengler. C'est que la parodie de philosophie peut venir d'illuminés obsessionnellement antisémites, elle peut venir de francs escrocs, comme elle peut être le fait d'esprits instruits et sans doute sincères. Ceux-là suscitent l'intérêt, d'autant que la réception de leurs inventions connaît un accueil bienveillant fort au-delà du moment de leur apparition. Tel est le cas de Spengler. Examiner son Déclin de l'Occident conduit à introduire une notion neuve: celle d'idéologie philosophique, dont la portée paraît généralisable. L'ouvrage se meut donc sur deux rives. Il prend son départ dans une perplexité initiale: par quels chemins de pensée et d'écriture la grande tradition philosophique allemande a-t-elle été massacrée pour s'échouer et rendre l'âme, comme il arrive avec les "visions-du-monde" et Le Mythe du XXe siècle? Mais l'examen de cette question fraye un chemin indépendant de la configuration historique en jeu. La notion d'idéologie philosophique éclaire une classe d'écrits désormais continûment présents: les mots par lesquels Hannah Arendt se voit elle-même en formulent la nature paradoxale, puisqu'il s'agit de rédiger en philosophe de l'anti-philosophie.
Ce numéro se propose d’offrir un tableau de l’apport des philosophes aux réflexions sur la Shoah, dont il s’efforce de présenter diverses faces. Quoique la majorité des philosophes convoqués fut contemporaine du IIIe Reich et du nazisme, un abîme souvent les sépare. Il y a ceux qui, de près ou de loin, furent victimes (Jean Améry, Hannah Arendt), ceux qui n’ont « rien vu » (Paul Ricœur), ceux qui ont acclamé le Reich et la « destruction des Juifs d’Europe » (Heidegger), contribuant à faire sombrer la philosophie avec eux. Où l’on voit que la Shoah des philosophes n’est pas celle des historiens… C’est à Raphael Lemkin que nous devons à la fois le terme et la notion juridiques de génocide, l’un des crimes contre l’Humanité. Une telle caractérisation tient sa signification de la certitude que l’idée d’une humanité une et universelle renferme un sens et une valeur à protéger. Il faut protéger l’humanité en chacun et non pas traiter les êtres humains ni comme déchets bestiaux (marqués pour l’abattoir) ni comme marchandises (à acheter ou vendre) – de même qu’il faut protéger la « famille humaine ». Or notre époque a nourri quantité de vues savantes qui récusent, démystifient, déconstruisent toute idée d’humanité et toute conception de l’humanisme, pour des motifs tant scientifiques que philosophiques.
A l'ombre de la guerre Dominique Moaty Le père et la mère sont toujours sur le qui-vive, à changer souvent de maison, de pays, de vie. On est en Algérie, à Paris, en Bulgarie. Puis on change encore. Pour les enfants, c'est comme ça, on vit avec les Gounz qui guettent, mais il y a aussi les fleurs, les amis imaginaires, les spectacles qu'on monte pour les parents, avec Madame Patchou, l'ours en peluche. Pour la petite, c'est plus compliqué, elle est en charge : c'est l'aînée des filles, il faut qu'elle s'occupe des petits, on lui a appris à servir. Ni larmes ni plaintes : il s'agirait bien de se plaindre, alors qu'il faut tenir, toujours. Non, ce qui la gêne, c'est qu'elle aimerait bien comprendre. Revoir l'enfance, on voudrait tous refaire le chemin. Ici, c'est un étrange voyage, entre ici et ailleurs, hier et aujourd'hui, avec ce qu'on découvre, ce qu'on comprend, ce qu'on entrevoit. Et toujours, ce doute : si, finalement, mieux valait ne pas comprendre ? Dominique Moaty est artiste lyrique. Au sein de l'ensemble Alessandro Grandi, elle interprète le répertoire italien du XVIIe siècle. Elle donne aussi des récitals de mélodies et a créé de nombreuses oeuvres contemporaines. Elle est professeure de chant à la maîtrise de Radio France, au Conservatoire Régional 93 et au Pôle Sup 93.
Cette infortune Maxime Cochard C'est urgent, il faut quitter Roche-Rousse, son avenue du 18-Juin, ses loubards qui tiennent les murs, ses parents trop attentionnés. Bien, mais comment ? Quand on est jeune, séduisant et qu'on préfère les garçons, il y a d'abord Internet, et tous les HotLover914, un peu vieux, un peu timides, qui s'offrent à vous aider. Alors c'est Paris, ses belles avenues, la grande vie, les galeries du Marais. Mais on a beau se donner, il faut aller toujours plus haut, vers les sommets et leurs promesses d'argent et de pouvoir. Et dans les virages de cette course surgissent Lila, les étudiants croisés un soir d'Opéra, le petit frère qu'on a abandonné, et cette soif de justice qui grandit... Maxime Cochard a 32 ans. Militant politique, il a travaillé pendant six ans à l'Assemblée Nationale. "Cette infortune " est son premier roman.
Eduardo Jozami 2922 jours ... soit plus de huit ans dans les prisons de la dictature argentine. Qu'est-ce qui peut pousser Eduardo Jozami, trente-cinq ans après, à répéter ici ce qu'il a dit aux juges argentins chargés du procès de ses tortionnaires ? Une promesse. "Depuis mon premier jour de détention, j'ai su que ce texte serait écrit. Je puis dire, sans exagérer, que je vivais tout ce qui m'arrivait comme un élément d'un futur livre que cependant j'avais, au début, du mal à imaginer". La littérature, parfois seulement, nous sauve, et Eduardo Jozami se devait, par fidélité à cette promesse de livre qui l'a maintenu en vie pendant 8 ans, de lui donner vie à son tour. "2922 jours" est le voyage intérieur d'un enfermé. La description clinique, sans pathos ni complaisance, de ce qui se passe dans la tête de ceux qui, hier comme aujourd'hui, doivent vivre sous la menace quotidienne de l'assassinat, et pire encore, de la disparition. La littérature, parfois, nous sauve, mais elle survit, toujours, à l'horreur. Ecrivain, homme politique, universitaire, journaliste, militant du mouvement des Droits de l'Homme, Eduardo Jozami a été détenu en Argentine pendant toute la dictature civile et militaire. " 2922 dias, Memorias de un preso de la dictadura " a été publié en 2014 aux éditions Sudamericana à Buenos Aires.
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