Livrer sur demande. Quand les artistes, les dissidents et les juifs fuyaient les nazis (Marseille 19
Fry Varian ; Ochs Edith ; Jacquier Charles
AGONE
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EAN :9782748903065
En août 1940, un jeune journaliste américain, Varian Fry, est envoyé à Marseille. Sa mission : faire évader les artistes, intellectuels et militants antinazis, souvent juifs, menacés par la police de Vichy et la Gestapo. La modeste organisation qu'il met sur pied s'oppose à l'article 19 de la convention d'armistice entre la France et l'Allemagne : "Le gouvernement français est tenu de livrer sur demande tous les ressortissants désignés par le gouvernement du Reich". En treize mois, avant que la police française n'expulse Varian Fry, avec l'aval des Etats-Unis, le Centre américain de secours aura, par des moyens légaux ou illégaux, permis l'évasion vers l'Amérique de milliers de réfugiés menacés de déportation, dont des écrivains comme André Breton et Heinrich Mann, des artistes comme Marc Chagall et André Masson. Ce bilan, qui relève de ce qu'on a appelé "résistance avant la Résistance", apparaît aujourd'hui comme un mouvement de solidarité internationale impulsé par les vestiges du mouvement ouvrier. Cet aspect, le moins connu de l'action de Varian Fry et de ceux qui l'ont accompagné, éclaire un moment historique singulier en même temps que l'héroïsme de l'individu ordinaire face à la déraison d'Etat.
Nombre de pages
498
Date de parution
08/02/2017
Poids
285g
Largeur
111mm
Plus d'informations
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EAN
9782748903065
Titre
Livrer sur demande. Quand les artistes, les dissidents et les juifs fuyaient les nazis (Marseille 19
Auteur
Fry Varian ; Ochs Edith ; Jacquier Charles
Editeur
AGONE
Largeur
111
Poids
285
Date de parution
20170208
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498,00 €
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Fry Varian ; Ochs Edith ; Jacquier Charles ; Hirsc
En août 1940, un jeune journaliste américain, Varian Fry, est envoyé à Marseille. Sa mission: faire évader les artistes, les intellectuels et militants politiques de gauche, souvent juifs, menacés par la Gestapo. La modeste organisation qu'il met sur pieds s'oppose à l'article 19 de la convention d'armistice entre la France et l'Allemagne: "Le gouvernement français est tenu de livrer sur demande tous les ressortissants désignés par le gouvernement du Reich." En treize mois, avant que la police de Vichy n'expulse Varian Fry - avec l'aval des États-Unis -, le Centre américain de secours aura, par des moyens légaux ou illégaux, sauvé plusieurs milliers de personnes. Mais cette action relève aussi de ce qu'on a appelé "la résistance avant la Résistance", et de ce qui apparaît aujourd'hui comme un mouvement de solidarité internationale impulsé par les vestiges du mouvement ouvrier. C'est l'aspect le moins connu mais aussi le mieux à même d'introduire le témoignage de Fry, et d'éclairer un moment historique singulier en même temps que l'héroïsme de l'individu ordinaire face à la déraison d'État.
En juin 1940, la France signe la convention instaurant le régime de Vichy. Son article 19 prévoit que "le gouvernement français est tenu de livrer sur demande tous les ressortissants allemands désignés par le gouvernement du Reich". Varian Fry, jeune journaliste américain, est mandaté par le Centre américain de secours pour offrir des visas à 200 Français - artistes, intellectuels ou dissidents - menacés par les nazis. Arrivé à Marseille en août 1940, il pense rester trois semaines. Il y séjournera finalement treize mois, avant que la police de Vichy ne l'expulse, et sauvera plus de 2 000 personnes, dont André Breton, Max Ernst, Marcel Duchamp, Peggy Guggenheim, Stéphane Hessel ou Marc Chagall. Cette action, qui relève de ce qu'on a appelé "la résistance avant la Résistance", illustre la solidarité internationale et l'héroïsme de l'individu ordinaire face à la déraison d'Etat.
Michael Young is a brilliant young history student whose life is changed when he meets Leo Zuckerman, an ageing physicist with a theory that can change worlds. Together they realise that they have the power to alter history and eradicate a great evil. But tinkering with timelines is more dangerous than they can imagine and nothing - past, present or future - will ever be the same again. 'The tensions and resolutions are intrinsically comic, made still more enjoyable by [Fry's] sinuous invention and cleverness at caricature' Spectator 'Sprightly and entertaining' Telegraph
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
Françoise Thirionet a rencontré Silvio Marra, ouvrier italien émigré en Belgique, au début des années 1970. Pendant trente ans, ils militent ensemble en discutant des problèmes rencontrés par Silvio aux Forges de Clabecq où il travaille. Ce livre est issu de leurs entretiens. Pour Silvio et ses collègues, le quotidien à l'usine, c'est d'abord s'atteler à déconstruire certaines règles qui règnent dans l'entreprise. Notamment les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne des luttes qui ont eu lieu pendant trente ans pour améliorer les conditions de travail et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Les ouvriers de Clabecq se fient à leurs propres forces et à leur connaissance de leur métier pour mener leurs combats. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il a déclaré ne plus rien pouvoir pour eux. Dans la forge, l'émancipation doit être une ?uvre collective. Son poste syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre l?« esprit de Clabecq » : « Chaque fois qu'on voulait balancer quelqu?un, chaque fois qu'on voulait attaquer les faibles, tout le monde se portait à leur secours. Ce combat contre le licenciement, le chômage, le racisme, les bas salaires, nous le menions tous les jours sur le terrain. » Par la confiance qu'il affirme dans sa classe sans la théoriser à l'absurde, ce livre donne des leçons salvatrices d'optimisme militant.
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?