Nihil, Nada, Nothingness, Néant... Nibergue. La perfection, elle n'existe qu'en ce pays de Nibergue où s'en retourne la Mélie, son temps fait, cette grand-mère tant aimée du Maillard du Roi des rats. L'agonie de la Mélie, le pugilat avec le Père devenu furieux et qui la terrasse, le désert de cette interminable nuit de veille durant laquelle Maillard tente de répondre à la question muette de la moribonde : "De tout ce temps qu'en as-tu fait ? et lui, le temps, qu'a-t-il fait de toi ?" De sa fenêtre il regarde, Maillard, pourrir à vue d'oeil le paysage amour, "la brume écume et poisse ce bric-à-brac de briques et ferrailles qu'ont déliré les hommes près du beau fleuve lisse qui passe", il surveille, Maillard, le pont de Bezons par où vont bien finir par se pointer les Tartares. Qu'elle soit terminée l'aventure. Comme si l'on n'avait jamais existé. Nibergue, enfin." Maurice Frot
Nombre de pages
288
Date de parution
23/04/1969
Poids
340g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070270088
Titre
NIBERGUE
Auteur
Frot M
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
340
Date de parution
19690423
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Léo Ferré présente ce nouveau romancier dans une belle préface et introduit violemment le lecteur dans un livre authentique et brutal où le narrateur, Maillard, rescapé d'Indochine à trente ans, doit réapprendre à vivre dans son quartier de Clichy. Le Rat qu'il a dans la tête est un rat abstrait. S'il veut le débusquer et le détruire en recomposant les images d'un passé de cauchemar où l'imaginaire et le réel, la truculence et la tendresse, la haine, la liberté, l'amour et le mensonge sont inextricablement combinés, il lui faut aussi jouer avec ce Rat, l'aimer, le séduire en triomphant du malheur et de la solitude.
Biographie: Maurice Fort (1928-2008) rencontre Léo Ferré en 1956. Encouragé par le poète, il rédige son premier roman, Le Roi des rats (Gallimard; 1965). Au début des années 1970, il devient le secrétaire et le régisseur du chanteur, qu'il suit dans toutes ses tournées. Il a collaboré à Libération et à Politique Hebdo et créé le Printemps de Bourges avec Daniel Colling en 1977. On lui doit notamment Nibergue (Gallimard, 1969) et Le tombeau des jaloux (Fil d'Ariane, 2000).
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.