Sebastiano Serlio (Bologne, vers 1480 - Fontainebleau, vers 1554) est l'auteur de l'un des traités d'architecture les plus diffusés de notre temps. Cette monographie étudie plus particulièrement son rôle d'architecte praticien. Serlio fut initié à l'architecture d'abord à Bologne et ensuite à Rome dès 1522 par Baldassare Peruzzi. En 1528, il exerça à Venise en tant que professor di architettura et publia des planches gravées sur les ordres d'architecture. Sa première oeuvre architecturale, la restructuration du Palazzo Zen à Venise, reflète l'influence de la haute Renaissance à Rome et témoigne de sa capacité à associer ce langage à la tradition locale. A la suite de la publication de son Quarto Libro sur les ordres vitruviens, François Ier l'appela en tant que « paintre et architecteur du Roy » à la cour de Fontainebleau, grand laboratoire d'expressions artistiques, où il fut actif dès l'automne 1541. Aucun de ses projets pour le domaine bellifontain ou pour le Louvre ne convint au roi, mais avec l'hôtel du Grand Ferrare, résidence du cardinal Ippolito d'Este à Fontainebleau, et le château d'Ancy-le-Franc (tous les deux commencés vers 1542), il contribua à jeter les bases d'une profonde mutation du langage traditionnel en France. Dans ses oeuvres tardives (la chapelle Saint-Eloi-des-Orfèbres à Paris, le pavillon de l'Officialité à Auxerre, le portail du jardin à Fontaine-Chaalis, les bâtiments pour le cardinal de Tournon), et surtout dans son Libro straordinario, recueil de 50 portails, paru en 1551, il contribue avec succès au goût plus capricieux de la seconde moitié du XVIe siècle. Les édifices de Serlio, ainsi que ses livres rédigés en France, sont autant de témoignages de l'heureuse rencontre entre la tradition française des années 1540 et 1550, tout en révélant les différences entre les deux cultures.
Nombre de pages
400
Date de parution
09/10/2002
Poids
2 955g
Largeur
225mm
Plus d'informations
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EAN
9782070117215
Titre
Sebastiano Serlio. Architecte de la Renaissance
Auteur
Frommel Sabine
Editeur
GALLIMARD
Largeur
225
Poids
2955
Date de parution
20021009
Nombre de pages
400,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La beauté et les formes idéales sont parmi les concepts les plus importants dans la réflexion sur l’art de la Renaissance. Comment la beauté se réalise-t-elle pour les artistes, les architectes et les écrivains entre l’idéal et l’imitation de la nature ? Comment reconnaître l’idée de beauté et comment déterminer les formes idéales ? La relation de la beauté avec les idées de vérité, de valeur, de vertu et d’amour joue toujours un rôle important. Les réalisations artistiques présentent des propositions et des mises en œuvre en partie très indépendantes.Ce livre examine dans une perspective d’histoire de l’art et de littérature – et presque cent ans après la publication de l’ouvrage fondamental d’Erwin Panofsky, « Idea » (1924) –les idées et les discussions sur la forme idéale à la Renaissance, avec des perspectives allant du Moyen Âge au XIXe siècle.
Les contributions rassemblées dans cet ouvrage s'intéressent aux circulations des hommes, des idées et des formes autour des chrétientés orthodoxes post-byzantines durant l'époque moderne (1450-1700). De Byzance à Paris, de Venise à Moscou, jusqu'à l'Ethiopie ou l'Egypte, l'art et la littérature sont empreints de similitudes et de correspondances qui sont les témoins de ces circulations. Si la réception des modèles varie selon le climat culturel et artistique, la capacité d'assimilation propre à chaque pays est un processus qui va de pair avec l'instauration de nouvelles valeurs sémantiques. Parfois, ce processus permet même d'atteindre une puissance expressive inédite. Dans certains cas, des obstacles issus de l'incompatibilité de certaines traditions esthétiques ou techniques peuvent ralentir, voire compromettre l'appropriation de nouveaux prototypes, non sans dégager des énergies conceptuelles originales. Quoi qu'il en soit, l'histoire fournit un trésor inestimable de modèles, appropriés et réinventés en dehors de leur contexte initial pour poser les jalons d'un renouveau souvent à travers une revitalisation d'anciennes énergies et conventions. Divisé en trois parties, le recueil permet d'abord d'observer les circulations entre le monde byzantin et l'Occident en s'intéressant à des sujets aussi variés que les études humanistes, l'architecture sacrée, la peinture et les stratégies iconographiques du pouvoir religieux et séculier. Les contributions traitent ensuite des circulations vers l'Empire russe. Enfin, une dernière section ouvre sur la relation entre passé et présent, autour de prolongements géographiques et chronologiques.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.