
Gaston Paris. La photographie en spectacle
Cette première monographie et l'exposition qu'elle accompagne permettent de redécouvrir l'importance de ce photographe, profondément influencé par le surréalisme et le " fantastique social " de l'époque. Photographe talentueux, reporter assidu et le plus publié dans le magazine Vu, célèbre pour ses mises en pages et images avant-gardistes, Gaston Paris (1905-1964) reste étonnement l'un des oubliés de l'histoire de la photographie. Ses images figurent, dans toute la presse de l'époque, aux côtés de celles de Laure Albin-Guillot, Germaine Krull, ou encore André Kertész. Equipé de son Rolleiflex et politiquement engagé, il saisit, dès les années 1930, le Paris des noctambules, le monde du cirque et des cabarets, les luttes sociales : ses cadrages audacieux, ses vues en contre-plongée, ses noirs et blancs contrastés témoignent d'un regard acéré et moderniste. Parallèlement à cette production dédiée aux grands sujets louant la modernité, Gaston Paris livre de nombreux reportages étranges et personnels, aux inspirations surréalistes. Il excelle dans les mises en scènes étonnantes et devient l'un des collaborateurs attitré du magazine Détective de la fin des années 1930 aux années 1950 ; entre horreur et Grand Guignol, il reconstitue des drames peuplés de gangsters et de personnages mystérieux. Cet ouvrage offre aussi un éclairage sur la pratique naissante du photojournalisme, en particulier sur quelques-uns des grands sujets alors privilégiés (le monde de la nuit, la misère, les stars parmi lesquelles Piaf ou Cocteau, l'idée de progrès, etc.) et un témoignage exceptionnel de l'évolution de la société de l'entre-deux-guerres. Menée sous la direction scientifique de l'historien de la photographie Michel Frizot, cette monographie présente les multiples aspects d'un travail jusqu'ici méconnu et redécouvert par le Cabinet de la photographie du Centre Pompidou. Photographies, planches-contact thématiques consciencieu-sement réalisées par Gaston Paris, ainsi que des extraits de pages de magazines, avec lesquels il collaborait régulièrement, laissent entrevoir l'étendue de son vocabulaire esthétique et photographique. Cette exploration visuelle sera enrichie d'une introduction à l'oeuvre par Michel Frizot, d'un essai de Julie Jones sur la représentation de la femme dans le Paris des années 1930 et d'un texte de Delphine Desvaux, responsable du fonds Gaston Paris.
| EAN | 9782365112888 |
|---|---|
| Titre | Gaston Paris. La photographie en spectacle |
| Auteur | Frizot Michel ; Ebner Florian ; Täschener Katharin |
| Editeur | XAVIER BARRAL |
| Largeur | 199 |
| Poids | 1075 |
| Date de parution | 20220127 |
| Nombre de pages | 249,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'homme photographique
Frizot MichelRésumé : Ce recueil de textes sur des questions relevant de l'histoire de la photographie, écrits entre 1990 et 2010 vise à mettre à la disposition d'un plus large public des analyses et études qui ont été publiées dans des revues spécialisées ou des catalogues restés confidentiels. Leur regroupement est motivé par la certitude d'une cohérence, d'une ligne générale qui sous-tend ces textes et constitue une théorie générale du "régime photographique" - de la production à la réception des images - qui a construit un imaginaire propre à la photographie, aujourd'hui omniprésent dans la manière d'aborder le monde à travers ses représentations, d'établir des jugements et de partager des croyances. L'ouvrage est développé en trois temps, qui reprennent chacun un point de vue constitutif de l'imaginaire photographique : le dispositif, l'opérateur, regards et regardeurs. Ce qui détermine en effet la nature d'une photographie, c'est d'abord le dispositif qui l'a engendrée, à la fois en ce qu'il est générique (photographique) et singulier (avec des paramètres physiques particuliers). C'est ensuite l'intervention nécessaire d'un opérateur (le photographe), une mise en oeuvre humaine reformulée à chaque prise de vue, s'appuyant sur les capacités du dispositif (ou les ignorant), interagissant avec le sujet photographié et concrétisant des intentions. C'est "le" regardeur, in fine, qui fait de la photographie non pas ce qu'elle est, mais ce qu'elle peut être ou devenir, qui lui donne sens, en connaissance des données initiales - ou non. Et ce regardeur est souvent "multiple" et hétérogène. Cet ouvrage envisage par conséquent toutes les circonstances photographiques, pour reconnaître ici à "la photographie" sa place de médium de communication dont l'invention a introduit des particularités imaginaires très spécifiques et inédites, constamment révisées au gré de l'évolution des techniques et des modes de diffusion.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER32,55 € -

Etienne-Jules Marey chronophotographe
Frizot MichelLa course d'un homme qui semble se répéter, la chute d'une balle qui n'en finit plus de tomber, des sauts en longueur ou à la perche, le vol d'un canard, des exercices de gymnastique décomposés, le trot d'un cheval blanc, la marche d'un enfant... Ce sont des images prises par un homme à la forte stature, coiffé toujours d'un chapeau, barbu, qui, parfois pourrait avoir l'air austère... Loin de là ! Etienne-Jules Marey (1830-1904) est un formidable inventeur, ludique, poussé toujours par un même sentiment, la vie, dans tous ses états. En 1881, déjà physiologiste reconnu, quand il se lance dans la photographie instantanée, il s'amuse des plaques de verre, compose et décompose les mouvements. La chronophotographie est alors née. Elle gagnera vite un caractère scientifique irréfutable. Marey travaille à mesurer l'image et l'égalité des intervalles de temps entre les positions, il observe la locomotion de l'homme comme des animaux. Devant un fond noir, ce sont toujours des sujets animés en blanc qui passent et repassent : un coureur, un chevreau, un chat, une raie, un éléphant ! Lui-même chercheur au CNRS, Michel Frizot offre là une superbe étude qu'il enrichit de magnifiques photographies (en noir et blanc bien sûr), tantôt sur une pleine page, tantôt sur une double page, sans jamais lésiner sur la qualité. Étienne-Jules Marey méritait bien cela... Au bout de ses travaux, de ses recherches, un nouvel art surgira... Qui évidemment a partie liée à l'image... et qu'on appellera le cinématographe... --Céline DarnerSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER55,00 € -

Photomontages. Photographie expérimentale de l'entre-deux-guerres
Frizot MichelInventé en 1916 par Grosz et Heartfield, le photomontage est le fruit d'artistes ingénieux qui assemblent leurs matériaux en fonction de nouvelles esthétiques.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER13,00 € -

Etienne-Jules Marey
Frizot MichelPhoto Poche": cette collection a l'ambition d'offrir des livres de photographies soigneusement imprimés, maniables par leur format, accessibles par leur prix, à tous ceux que passionne un moyen d'expression dont on reconnaît l'importance. Si l'on veut en couvrir tous les champs, la photographie offre une matière inépuisable. Monographies, sujets historiques, thématiques ou techniques varient à l'infini une iconographie qui est restée jusqu'à présent inédite en livres de poche. "Etienne-Jules Marey": où l'on voit comment un célèbre physiologiste de la fin du XIXe siècle devient l'un des photographes les plus importants de son temps et comment son ?uvre influence tout l'art contemporain. Où l'on voit aussi l'inventeur de la chronophotographie, l'un des précurseurs du cinématographe, fixer jour après jour, avec une rigueur toute scientifique, des images d'une exceptionnelle qualité plastique et prouver ainsi que les frontières entre l'art et la science sont plus minces qu'on ne le croit.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER13,00 €
Du même éditeur
-

Evolution
Panafieu Jean-Baptiste de ; Gries Patrick ; Gasc JSpectaculaires, mystérieux, élégants ou grotesques, les squelettes des vertébrés qui peuplent aujourd?hui la Terre portent en eux les traces d?une évolution de plusieurs milliards d?années. Ce livre retrace l?histoire de notre ère, histoire dont les os ont gardé la mémoire? La théorie de l?évolution proposée par Charles Darwin au XIXe siècle a été largement confirmée et enrichie par la découverte des gènes et par les progrès des sciences de la Vie, de la paléontologie à l?embryologie. Le propos développé dans ce livre est de rendre compte de cette réalité scientifique. Il offre un vaste panorama du monde des vertébrés, le groupe zoologique dont nous faisons nous-mêmes partie. Cette parenté, évidente lorsque l?on observe la structure profonde des animaux, nous aide à comprendre les mécanismes de l?évolution et à en saisir toutes les facettes. La plupart des vertébrés contemporains présentés dans ce livre proviennent des collections de la galerie d?anatomie comparée du Muséum national d?Histoire naturelle. Ils ont été restaurés, parfois remontés et libérés de leurs supports métalliques afin que l?on imagine, sans entrave, l?animal en mouvement. Le noir et blanc a été choisi pour sa représentation intemporelle, permettant ainsi à ces photographies d?agir comme des révélateurs. Au-delà de leur beauté formelle, les squelettes nous renvoient sans cesse à notre origine animale et à notre propre histoire. Ce livre co-édité avec le Muséum national d?Histoire naturelle a été réalisé avec la collaboration du Musée Océanographique de Monaco, du Muséum d?Histoire naturelle de Marseille, du Muséum d?Histoire naturelle de Toulouse, du Musée Fragonard et de l?École Nationale Vétérinaire d?Alfort. Cette édition revue et augmentée présente près de deux cents espèces différentes dont une quinzaine de nouveaux spécimens.EN STOCKCOMMANDER39,00 € -

Martine Franck
Sire AgnèsJe suis partie sans idée préconçue lorsque j'ai entrepris ce long voyage en Orient, j'ignorais que je deviendrais photographe. Je cherchais simplement à découvrir le monde et moi-même. Une photographie n'est pas nécessairement un mensonge mais ce n'est pas la vérité non plus. [...] Il faut être prêt à saluer l'inattendu. Saluer l'inattendu, c'est ce qu'entreprend de faire Martine Franck tout au long de son oeuvre. En témoigne sa pratique photographique, caractérisée par son attrait pour l'instantané, malgré le soin apporté à la composition et au cadrage. Cette monographie, la plus exhaustive à ce jour, est dirigée par Agnès Sire. Le choix des images résulte d'une collaboration avec Martine Franck, avant son décès. La construction chronologique met en lumière l'approche singulière de la photographe, dont les images en noir et blanc sont marquées par la géométrie, les courbes et les lignes. Parmi ses portraits de personnalités et d'artistes, ses photographies des manifestations de Mai 1968 et de carnavals, son étude sur la vieillesse ou encore ses nombreux voyages aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande ou en Asie, on retrouve ses photos emblématiques et d'autres moins connues. Relatant son engagement, ses rencontres, ses idées et cette élégance qui la caractérise si bien.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER60,00 € -

LOST AND FOUND
GILDEN BRUCEÀ la suite d'un déménagement, Bruce Gilden découvre dans ses archives personnelles des centaines de pellicules et de négatifs d'un travail réalisé à New York, sa ville natale, entre 1978 et 1984.Parmi ces milliers d'images inédites qu'il n'avait pour la plupart jamais vu lui-même, Gilden en a sélectionné une centaine. Émanant du désir de revisiter son oeuvre de jeunesse, cette archive historique, qui refait surface quarante ans plus tard telle la Valise Mexicaine, constitue un trésor inestimable. Il s'y dessine le portrait d'un New York hors du temps et dévoile par ailleurs un pan inconnu du travail de Gilden. Dans le plein élan de la trentaine, il s'était alors lancé sans flash (avant de devenir célèbre pour son usage quasi systématique) à l'assaut des New Yorkais, dans une ambiance visiblement tendue qui ne l'empêchait pas de bondir à un rythme frénétique sur ce que cette scène, à la fois familière et exotique, avait à lui offrir. Dans cette extraordinaire galerie de portraits, les compositions, la plupart horizontales, bouillonnent d'énergie et débordent de personnages les plus divers, comme si Gilden entendait inclure dans le cadre tout ce qui attirait son oeil. Dans Lost & Found, on perçoit déjà le fil conducteur du travail qui rendra Bruce Gilden célèbre : un mouvement et une tension continus, une fougue sans pareil, une affection instinctive et irrévérencieuse pour ses sujets ? en parfaite connivence avec sa ville.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER45,00 € -

Desmemoria. Textes en français et en espagnol
Pibrac Pierre-Elie de ; Valdés Zoé ; Rollet AymeriDesmemoria constitue un témoignage à la fois photographique, anthropologique et social sur la communauté des azucareros de Cuba ? les travailleurs de l'industrie du sucre et révolutionnaires de la première heure.Entre 2016 et 2017, Pierre-Élie de Pibrac a sillonné l'île et a vécu chez diverses familles de cette communauté. À travers cette expérience, le photographe interroge la fin des utopies chez un peuple qui a cru et oeuvré pour que s'incarne le rêve castriste. Durant des décennies, l'industrie du sucre devait être le faire-valoir de l'économie cubaine et était à cette fin célébrée par Castro et ses troupes : " Le sucre est notre histoire, sans lui, il est impossible de comprendre l'essence et l'âme de Cuba ", souligne l'historien cubain Eusebio Leal Spengler. Plus d'un demi-siècle plus tard, cette économie sucrière n'a pas tenu ses promesses d'émancipation, à l'image de l'idéologie castriste. En immersion dans les zones rurales, Pierre-Élie de Pibrac est parti à la rencontre des habitants des bateyes (villages) des centrales sucrières. Toujours en activité ou désaffectées ces cités du sucre et ses travailleurs témoignent de vies sacrifiées à l'aune d'une doxa utopiste. Les bateyes sont les théâtres du désenchantement de la société cubaine. Il y règne une ambiance pesante qui souligne la solitude, la pauvreté, l'isolement et la précarité. Si la canne à sucre a construit Cuba et a représenté la fierté nationale, aujourd'hui, elle est le symbole de son naufrage entraînant avec elle une nouvelle génération sans repère. Dans cette période de transition de l'histoire cubaine, les images de Pierre-Élie de Pibrac donnent à voir un monde qui se délite. Elles racontent comment le peuple cubain appréhende désormais son quotidien, quel regard il portesur son histoire récente. La démarche à la fois documentaire et artistique du photographe permet une lecture autre de l'après-castrisme qui se met aujourd'hui en place. À travers le prisme de divers registres d'images ? photographies réalisées lors de ce long séjour et images extraites de l'iconographie vernaculaire, Pierre-Élie de Pibrac donne à voir une société désenchantée mais aussi profondément attachée à la singularité de son histoire.Ce travail photographique a été récompensé par le prix Levallois en 2018.Texte inédit de Zoé ValdèsSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER45,00 €
De la même catégorie
-

Blackland The Lost Empire
Prosperi FabrizioDurant des décennies, l'Empire galactique dépouilla le Pays Noir de ses ressources jusqu'au jour où le peuple de la métropole carolorégienne se souleva provoquant ainsi l'éclatement de cette puissance réputée invincible.EN STOCKCOMMANDER45,00 € -

Lux
Perret GuillaumeLe camping où s'est hasardé Guillaume Perret pour la premièrefois en 2022, à l'orée d'une forêt au Nord de Lausanne en Suisse, ressemble à uncamping comme un autre. Pourtant, si l'on s'attarde après la saison touristique, qu'on laisse venir l'hiver, on s'engouffre dans un autre monde ; celui desrésident·e·s qui vivent à l'année dans des caravanes et campings-cars (pourcertains, de la marque Bürstner LUX) s'érodant au fil du temps et de la météo, rude ou douce. Le photographe s'est immergé à plusieursreprises dans le quotidien de celles et ceux qui y habitent. Dans ce lieu retirése côtoient des travailleurs saisonniers, des étudiants, des retraités, desouvriers, parfois des cadres d'entreprise... Les origines sociales et lessituations de vie diffèrent. Page après page, le livre LUX nous laisseapercevoir l'intimité d'une communauté qui redessine, par choix ou non, d'autresmanières de vivre où cohabitent frugalité consentie, réelle précarité, goût "deluxe" pour la liberté. Par son approche simple, entreethnographie et poésie, le photographe livre des morceaux de vie aux tonalitésaussi froides que chaleureuses où transparaissent des âmes et des corps sculptéspar les éléments. La peau devient liquide, minérale, végétale, tôle gondoléesertie de feu et de glace. Couplée à la fantaisie de certaines scènes, àl'abandon des poses, à la nudité, la lumière ici semble contenir en partie lasubstance énigmatique qui définit l'humanité. La sérieLUX de Guillaume Perret a été récompensée du Swiss Press Photo Award dans lacatégorie "Vie quotidienne" .EN STOCKCOMMANDER38,00 €


