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Otrante N° 45, printemps 2019 : No Age, Please, We're Posthuman ! Le Posthuman au prisme de la jeune
Freyheit Matthieu
KIME
20,00 €
Épuisé
EAN :9782841749348
He's old, that's all" : telle est la réponse laconique faite par Bernard à la stupeur de Lenina devant le spectacle de l'âge. Car la jeunesse et les conditions de la jeunesse sont déjà centrales dans le Brave New World de Aldous Huxley, reprenant à son compte l'héritage de ce rêve collectif qu'est l'abolition du vieillissement. La posthumanité, qui intéresse et inquiète aujourd'hui aussi bien scientifiques, philosophes et romanciers, est-elle post-âge, ou peut-elle être pensée de manière spécifique par le prisme de nos représentations de la jeunesse et des productions et modes de consommation de la culture jeune ? Il s'agit ici en premier lieu d'examiner comment la question du posthumain est traitée dans les productions de jeunesse : génétique, adieu au corps, contrôle comportemental, mécanisation et machinisation de l'individu, intimité numérique, construction d'identité de sexe et de genre, éveil et renouvellement des sens, inscription dans le champ du collectif... Dans quelle mesure les enjeux du temps posthumain rejoignent-ils ceux du temps de la jeunesse ? Il s'agit, d'autre part, de comprendre de quelle façon le posthumain peut lui-même être pensé à partir d'une approche culturaliste de la jeunesse. Celle-ci, en tant que sujet, outil de fabrication et lieu de projection du futur, semble propice à penser le post, ainsi qu'à penser nos résistances face au posthumain. Comment les modifications inhérentes au devenir posthumain s'appliquent-elles au territoire singulier de la jeunesse ? Autrement dit : que fait le concept de jeunesse à celui de posthumanité ? Enfants-robots et mutants de la jeunesse, expériences vidéoludiques et réinvestissements artistiques, imaginaires utopies et imaginaires érotiques peuplent ce volume comme autant d'appels à envisager la réflexion intergénérationnelle que supposent les questionnements sur le posthumain.
Nombre de pages
199
Date de parution
14/06/2019
Poids
260g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841749348
Titre
Otrante N° 45, printemps 2019 : No Age, Please, We're Posthuman ! Le Posthuman au prisme de la jeune
Auteur
Freyheit Matthieu
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
260
Date de parution
20190614
Nombre de pages
199,00 €
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Je suis la fuite et la demeure je suis la fuite sans exil chaque jour de voyage prolongeant le désert chaque avancée nouvelle renouvelant la steppe Je suis la fuite sans danger je suis le corps sans besoin d'amis je suis la parole sans besoin d'entente je suis la fuite et le village celé et l'abdication de la terre Je suis la fuite et je suis la demeure en territoire jamais acquis je suis la tangente et le lieu sans rencontre et je suis les amis oubliés Je suis la touche du corps la chair en devenir je suis les gestes déplacés je suis la fuite des gestes et la main qui s'offre trop tard à la caresse Je suis la peau dure et sèche et la fuite des désirs je suis les mains vides et sèches et les gestes arrêtés je suis le garçon arrêté et le geste empêché Je suis la fuite et la demeure du repos sans fatigue je suis le garçon déposé celui de la marche assurée de la marche Je suis le garçon renoncé Par avance.
Résumé : Hypergéographique j'interpelle les terres et j'active les bonds et les sauts dans les mondes fais croître les déserts grandis les océans et plante les forêts qui séparent et éloignent qui plongent et qui respirent. Hypergéographique il y a derrière moi un monde qui recule et reculant m'embrasse et c'est dedans ce monde qu'enragent les étoiles et que se font les nuits que croissent les volcans que jonglent les planètes et passent les comètes (...)
je suis la fuite et la demeure la fuite sans exil chaque jour de voyage prolongeant le désert chaque avancée nouvelle renouvelant la steppe je suis la fuite sans danger et le corps sans besoin ni d'amis ni de bras la parole sans besoin ni d'écoute ni de voix je suis la fuite et le village l'abdication de la terre je suis la fuite et la demeure en territoire jamais acquis la tangente et le lieu sans besoin de rencontre je suis la touche du corps la chair en devenir les gestes déplacés et la fuite des gestes je suis la main qui s'offre trop tard à la caresse je suis peau dure et sèche la fuite des désirs les gestes arrêtés le garçon arrêté et le geste empêché je suis la fuite et la demeure le garçon déposé le garçon de la marche assurée de la marche je suis le garçon renoncé par avance
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.