Freud Sigmund ; Schröter Michael ; Meyer-Palmedo I
AUBIER
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EAN :9782700704204
Cette correspondance inédite (1907-1939) de Sigmund Freud (1856-1939) est appelée à compter. Elle nous permet de découvrir quel père a été l'inventeur de la psychanalyse et de mesurer l'homme à sa théorie et à sa pratique. Freud écrit à ses enfants - Mathilde, Martin, Olivier, Ernst et Sophie - et à ses petits enfants. Très occupé, l'homme n'était pas ce qu'on appelle un père au quotidien, mais il avait un principe: dans l'urgence, les enfants pouvaient se tourner vers lui et solliciter son aide. Ainsi, en des moments d'insécurité matérielle ou de désespoir psychique, il les soutenait et, au besoin, il les aidait à se relever et à s'ancrer dans la solidarité familiale - en témoigne par exemple une série de "lettres de crise". Freud manifestait à l'égard de ses enfants une humanité profonde et palpable. Jamais il ne leur opposait une attitude moralisante. Nulle crispation autoritaire; au contraire, semblent dominer dans ses écrits - au-delà de l'aide bienveillante, financière, psychologique et médicale - écoute, compréhension, attention, souplesse.. Ce volume, fourmillant d'informations, permet aussi de préciser certaines articulations de l'oeuvre de Freud: on y apprend par exemple que la conception de Au-delà du principe de plaisir, qui inaugura son grand tournant théorique des années 1920, n'est pas liée au décès de sa fille Sophie. On s'aperçoit que sa position "patriarcale" est à nuancer, notamment lorsqu'il s'agit d'évoquer ses relations avec ses filles. De la lecture de ces lettres, Freud, récemment victime de nombreuses attaques ad hominem, sort indubitablement grandi. "Ce fut tout de même pour moi une expérience précieuse que d'apprendre combien on peut recevoir de ses propres enfants." (lettre à Ernst, 3 novembre 1928). "Ce sentiment que les enfants sont à l'abri des besoins: sentiment dont un père juif a un besoin pressant, tant pour vivre que pour mourir..."
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Nombre de pages
608
Date de parution
13/10/2012
Poids
774g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782700704204
Titre
Lettres à ses enfants
Auteur
Freud Sigmund ; Schröter Michael ; Meyer-Palmedo I
Editeur
AUBIER
Largeur
152
Poids
774
Date de parution
20121013
Nombre de pages
608,00 €
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Quand je vais vers les gens, il me semble que je suis le plus vil de tous, et que tout le monde me prend pour un bouffon ; alors je me dis : "Faisons le bouffon, je ne crains pas votre opinion, car vous êtes tous, jusqu'au dernier, plus vils que moi !" Voilà pourquoi je suis bouffon, par honte, éminent père, par honte. Ce n'est que par timidité que je fais le crâne. Car si j'étais sûr, en entrant, que tous m'accueillent comme un être sympathique et raisonnable, Dieu, que je serais bon !
Sous le titre Essais de psychanalyse sont regroupés quatre textes de Freud d'une importance centrale dans son oeuvre: « Considérations actuelles sur la guerre et sur la mort »» (1915), « Au-delà du principe de plaisir » (1920), « Psychologie des foules et analyse du Moi » (1921), « Le Moi et le Ça » (1923). Cet ensemble permet de pénétrer au coeur même de la théorie psychanalytique des organisations sociales et d'appréhender les principes de la « seconde topique » freudienne (moi, ça, surmoi). On y retrouve la réinterprétation de la civilisation engagée par Freud dans Totem et Tabou et les concepts fondamentaux de la nouvelle métapsychologie.
Direction scientifique: Jean Laplanche. Direction de la publication: Pierre Cotet. Notices, notes et variantes par Alain Rauzy. Traduit par Janine Altounian, Pierre Cotet, René Lainé, Alain Rauzy, François Robert. Préface de François Robert.
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Pourquoi certains hommes ne sont-ils excités que par des femmes déjà « prises » et ayant « une réputation sexuelle sulfureuse »? Comment expliquer l?impuis
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.
Dans sa préface, Alain Roger explique les raisons pour lesquelles il a choisi de ne pas reprendre l?édition princeps de son livre, celle de 1978. C?est qu?il voulait lui conserver ce caractère de fraîcheur qu?il recouvrait alors. Son livre en devient ainsi une sorte de repère d?une pensée qui cherchait alors ses marques. D?une pensée qui dépassait au demeurant la sienne propre et dont les enjeux relevaient d?un défi lancé à l?entendement et non seulement à l?art. L?ouvrage renferme ainsi toutes les qualités et tous les défauts d?un chantier en construction, dévoilant son architecture prématurée.Le livre tourne autour d?un concept emprunté au penseur Lalo, celui d?artialisation. Ce qu?il faut entendre là s?inscrit dans le malentendu du titre de l?ouvrage, qui donne au fond plus à comprendre ce qui différencie le nu (comme catégorie de l?art), de la nudité (comme catégorie de la nature) : il n?existe pas de beauté naturelle. Ce que cet essai voulait penser, c?était une esthétique du beau non assujettie à l?idée de beauté naturelle. Malheureusement, la reprise des concepts kantiens paraît bien avoir empêché Alain Roger d?aller jusqu?au bout de son effort. Il peine ainsi à définir le schème d?artialisation comme processus et ses réflexions se trouvent du coup prises dans une perspective culturaliste. Ce curieux fouillis intellectuel ouvre quand même de superbes pages d?analyses des inventions esthétiques, de l?androgyne au vieil adolescent. Le beau, lui, restera pour nous une assertion mutilée, confuse, énigmatique. --Joël J.--